Incubus – 8

Deux années après la sortie de Trust Fall, Incubus, que l’on ne présente plus, revient pour un huitième opus intitulé, avec grande originalité, 8, chez Island Records, le 21 avril dernier. Et sans grande surprise, cette sortie n’arrive pas à la cheville de S.C.I.E.N.C.E, mais ça, on s’y attendait déjà. Les américains semblent se recycler depuis cette apogée, et ce n’est pas pour le mieux, car chaque fois ils perdent un petit quelque chose. Continue reading Incubus – 8

HARLEY FLANAGAN ( CRO-MAGS) + GUESTS @ LE GIBUS LIVE – 16/05/17

Oyé bonnes gens, c’est désormais officiel : Le hardcore old school est de retour dans nos contrées ! Si vous ignorez qui sont les Cro Mags, c’est sans doute que vous étiez trop jeunes dans les années 80/90. Dans ce cas, sachez qu’il s’agit d’un des groupes phares du NYHC (New York Hard Core) ! Officiellement, le groupe est mort et enterré. Cependant, ce soir-là, Harley Flanagan, bassiste-chanteur historique de Cro Mags, est en chair et en os sur la scène du Gibus pour faire revivre la légende du NYHC le temps d’une soirée. Le NYHC, c’est le son de la rue ! Cela va donc faire mal, très mal. Depuis quelques années, force est constater que les papys du NYHC que sont Agnostic Front, Sick of It all ou Madball sont toujours actifs et que le cadavre du hardcore old school bouge encore !

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RENCONTRE AVEC RAPHAEL VAVASSEUR

Je ne sais plus à quel moment exact j’ai découvert le travail de Raphaël Vavasseur… Il faut dire que lorsqu’on découvre son travail, le temps s’arrête, la rêverie s’installe, le bruit de fond est fait de ronron de chat, le canapé devient doux et encore plus confortable, oui vous êtes prêts pour vous perdre dans ses peintures bucoliques et dans un cosmos félin.

Je remercie notre ère 2.0 d’être aussi riche de belles choses, car oui malgré tout, il ne faut pas oublier que les réseaux sociaux, l’internet dans sa généralité sert aussi à faire des découvertes merveilleuses, et Raphaël Vavasseur en fait partie.

L’art et les chats, c’est irréductible pour moi, mon cœur fond littéralement lorsque mes deux passions en font qu’une. Comment ne pas tomber amoureuse du travail de Raphaël Vavasseur ?

Inutile de faire de long discours, son travail fait écho à mes rêveries, il m’apaise, il m’offre de la douceur, des jolies couleurs, j’aimerais habiter dans ses œuvres, caresser ses protagonistes, dormir dans ce cosmos, contempler ce qu’ils contemplent, m’émerveiller à chaque coups de pinceaux qui vient caresser la toile.

On appelle cela, un coup de foudre artistique.

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J’ai pris mes petits doigts et j’ai alors contacté Raphaël Vavasseur sur les réseaux sociaux, il a accepté avec gentillesse de répondre à quelques unes de mes questions.

 

Pour les lecteurs qui ne vous connaissent pas, pouvez-vous nous raconter votre parcours ?
Je suis originaire de Paris, je suis passionné de dessin et de graphisme depuis mon enfance. J’ai fait une école d’art pendant une brève période, je suis avant tout autodidacte. Je me sentais à l’étroit à Paris, alors j’ai choisi de partir vivre en Normandie pour profiter de la campagne et de l’espace, de la tranquillité qu’elle offre. Je vis avec trois chats au cœur du bocage normand, j’adore faire des ballades avec eux dans les champs. C’est parfait pour penser à mes futures créations et prendre l’air. Et les chats gardent la forme grâce à cela, ils aiment beaucoup courir dans l’herbe.

Il y a beaucoup de douceur, de poésie dans  vos œuvres, et surtout un amour inconditionnel pour les chats, la relation entre eux et avec les humains. D’où vient votre attrait pour les chats ?

Mon premier chat s’appelait Cookies, mes parents, ma sœur et moi l’avions trouvé à la gare de Granville. Il nous a demandé à manger, il était seul. Nous avons décidé de l’adopter, et ce fut notre compagnon pendant de nombreuses années. La rencontre avec cet être m’a marqué, il avait un sacré caractère, il me mordait les doigts de pied le matin pour me réveiller. Je le prenais en photo, le dessinais. Le chat est un parfait modèle, il bouge peu quand il fait son activité favorite…dormir. C’est très gracieux et le champ des possibilités de création est immense, j’en suis loin d’avoir fait le tour. Toujours de nouvelles idées me viennent, j’aime beaucoup son potentiel mystique dans l’imaginaire collectif. Grace à internet j’ai trouvé une audience pour mes peintures, beaucoup de gens aiment comme moi l’esthétique du chat.

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Chacune de vos peintures raconte une histoire, un sentiment, où nous nous reconnaissons de près ou de loin … Comment avez-vous vos inspirations ?

En général c’est en ballade avec mes chats ou en me réveillant le matin. Je rêve souvent des chats en ce moment. Actuellement je travaille sur les sentiments, l’affection. Le chat est un grand amoureux, mes peintures affectives lui rendent hommage. J’adore aussi les images du cosmos, cela se marie à merveille avec le thème du chat. Mes chats nuages venaient bien évidement de l’œuvre de René Magritte, ils ont eu beaucoup de succès. A présent Bastet est rentré dans mon univers, ce sujet est magnifique. Il correspond parfaitement à mon style, je cherche de nouvelles voies graphiques avec lui. C’est exaltant à réaliser, mes fans aiment beaucoup. Bastet a beau être un personnage mythologique vieux de plusieurs millénaires, sa modernité grâce à l’esthétique de l’ancienne Egypte, est d’actualité. Il en ressort un modernisme époustouflant, j’aime beaucoup ce sujet. Je chatte avec des fans, ils me donnent aussi des idées, c’est l’avantage de l’interaction avec les fans en direct. Mon style leur donne des idées et ils m’en font part, souvent très bonnes. Bastet est arrivé comme cela dans mon univers en chattant avec un fan Brésilien.

Avez-vous des influences ? Artistiques ou autre ?

Une de mes principales influence est Moebius, il a réalisé avec Alejandro Jodorowsky,  la bande dessinée “Les yeux du chat” ce fut leur première collaboration je crois. Cette bande dessinée m’a marqué étant jeune, on retrouve souvent ce chat noir dans mes peintures, sombre et mystique. J’aime beaucoup aussi Enki Bilal, dans la trilogie Nikopol, le chat à une grande place ainsi que la culture d’ancienne Egypte. C’est un fil conducteur ce chat noir dans la culture graphique française, un des premier et surement l’excellente et célèbre affiche de Henri de Toulouse-Lautrec pour la compagnie du chat noir. Les impressionnistes sont aussi très important dans ma culture, avec mes chats lagune, je travail sur ce style. Ce n’est pas à proprement dit de l’impressionnisme mais je pense à Claude Monet en les faisant.

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Avez-vous un ou une artiste avec qui vous aimeriez collaborer ?

Oui, si Alejandro Jodorowsky voulait faire un scenario pur moi, cela me ferait plaisir de revenir à ma première passion graphique…la bande dessinée. Au début je faisais de la bande dessinée, mais je me suis mis à la peinture sur le chemin. Pour avoir plus d’interaction avec mon public. Faire un art vivant. Mais si Monsieur Jodorowsky lit cette interview et que lui vient une idée correspondant à mon style, cela serait fantastique. Je suis sa page facebook, une merveille de la pensée, cet homme.

 

Comment travaillez-vous ? en musique ? ou autre ?

Toujours en musique, sur un bureau à plat. J’écoute un peu de tout, je dois dire qu’un de mes albums préférés pour créer est “Moon Safari” de Air. Totalement relaxant et d’une qualité extrême, vraiment parfait pour peindre. De temps en temps j’écoute un enregistrement de livre lu. Il y a peu je peignais sur du Proust, très envoutant. Mais rien ne vaut un bon album de musique.

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Quels sont vos futurs projets ?

Cette année je veux moderniser mon style, j’ai commencé en travaillant sur des chats cyborg élégants, ensuite Bastet. Je vais aller plus loin dans ces styles et trouver de nouvelles  ambiances. Trouver une voie qui allie raffinement et technologie. Le thème du chat s’y prête bien. Du futurisme, avec une note de culture d’ancienne Egypte en passant par les circuits imprimés. Ça donnera quelque chose d’unique et nouveau. J’aime beaucoup le thème de l’élément liquide et du reflet, je vais continuer aussi dans cette voie.

 

Que peut-on vous souhaiter pour votre avenir artistique ?

Continuer mon travail graphique et que des gens me soutiennent, car ce sont eux qui me permettent de continuer. L’énergie qu’ils me donnent est importante dans ma  vie artistique et personnelle, et grâce à cela mes peintures sont à présent un peu partout dans le monde. Cette idée me réjouit, et j’espère que cela va se poursuivre. Et il y a toujours des nouveautés avec eux, je me laisse guider en partie par mes fans. Je suis à l’écoute.

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Interview réalisée par Emma.

 

JOHN GARCIA + BONGZILLA+ ECSTATIC VISION @ GLAZART – 3/05/17

Nous sommes le 3 mai, de retour sur Paris quelques jours après un week end de gras et de fuzz au sein du tumulte londonien un certain manque se fait ressentir  après 3 jours de meeting de fans de Stoner et autres musiques amplifiées du même genre. Du coup les Stoned Gatherings ont pensés à ses habitués du gras qui frisent la detox hard en organisant une date de patrons.  C’est avec un plaisir non coupable qu’on retrouvait cette belle affiche rassemblant les prophètes de la weed Bongzilla et le patron du Stoner John Garcia himself . Passé de L’Electric Ballroom et Roundhouse au Glazart ça nous change un peu de décor mais quoi qu’il en soit, l’ambiance reste la même et c’est clair qu’on est bien. On ne les présente plus, la voix du désert et les doomeux brumeux sont attendus et même les Desertfesteurs et Roadburnsites seront de la partie ce soir.

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BODY COUNT – BLOODLUST

L’ambiance n’est pas au beau fixe en ce moment aux States (ne riez pas ce n’est pas beaucoup folichon ici). Entre l’élection du clown orange, la multiplication des bavures policières, la montée du racisme exacerbé, la contrée de l’oncle Sam va mal… Comme à chaque fois que la situation s’envenime, certains artistes montent au créneau pour crier ce que plein de gens pensent tout bas. Comme les Clash sous Thatcher ou Rage Against The Machine sous Bush. Du coup, après son retour avec Manslaughter,  il est grand temps que Body Count sorte son nouvel album, Bloodlust

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Warm up Download Festival @ Péniche Reiver’s King – 13/05/2017

Samedi soir, plutôt que de se taper un énième épisode de La Voix (comme on dit chez moi), Hélène et moi-même avions rendez-vous avec un remake rock’n’roll de La Croisière s’Amuse : La Warm up du Download Festival (que j’ai voulu renommer pour l’occasion La Warm up du « dans l’eau » festival ….

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ULTRA VOMIT + FURIES @ L’ALHAMBRA-5/05/17

[Disclaimer ! Pour des raisons d’accréditation tardive, le texte suivant sera entièrement illustré à l’arrache avec les moyens du bord. Merci de votre compréhension.]
[PS : De toutes façons, on imagine que si vous le lisez, soit vous y étiez, soit vous y serez prochainement. On compte sur vous.]
[PS du PS : L’écriture de cette chronique suivant directement le concert, réjouissez-vous de vivre dans un monde où l’odorama n’existe pas sur les internets. Veinards.]

Ces quelques faits établis, on peut y aller.
An de grâce 2017. Le groupe Ultra Vomit décide enfin de s’extirper de sa torpeur, et de pondre un album, “Panzer Surprise”, le premier depuis 9 ans. Hé ouais. “Objectif : Thunes”, c’était 2008, année qui a connu la demande en mariage de Raymond Domenech et la sortie cinéma d’Astérix aux Jeux Olympiques. Ça ne rajeunit personne ces histoires.
Forts de cette nouvelle offre culturelle, les Nantais n’ont pas perdu une minute avant de prendre la route pour écumer les salles de concerts pour la plus grande joie des petits, des grands, et des ados attardés. La première date parisienne remplit l’Alhambra et démarre sur les chapeaux de roues avec Furies en première partie.

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ALIEN: COVENANT – RIDLEY SCOTT

« J’ai toujours été frustré que personne n’ait jamais posé les cinq ou six questions qui comptaient : Qu’est-ce que c’était que ce vaisseau sur la planète où se posait le Nostromo ? Qui en était le pilote ? Qui était dans le scaphandre ? Qu’est-ce que c’était que cette planète ? Pourquoi des œufs ? Pourquoi un ADN évoluerait-il aussi vite pour produire pareil monstre ? » Qui a dit ça ? Je vous le donne en mille : Ridley Scott himself.

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Erdling – Supernova

Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas accroché à un nouveau groupe dès les premières notes, une éternité que je n’avais pas écouté un album en entier sans m’en lasser au bout de quelques chansons. Le miracle s’est produit cette fois-ci pour avec Erdling, une jeune formation Allemande. Vous n’avez certainement pas encore eu l’occasion d’entendre parler d’eux mais ils ont sorti il y a quelques mois à peine leur second opus, Supernova. Et c’est de cet album que je vous propose de parler ce soir. Attention spoiler : c’est vachement bon.

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1000 Mods + Glowsun + Powder for pigeons @ Le Petit Bain – 27 avril 2017

Autant il est courant que j’aille voir du doom ou du sludge sur scène, autant il est très rare que je sois présent à des festivals ou des concerts 100% stoner. Ce soir-là, je ne devais pourtant pas le regretter ! La prestation des ukrainiens de Stoned Jesus, initialement prévus à l’affiche, ayant été annulée quelques jours auparavant, cela n’a pas gâché mon plaisir pour autant. En effet, il y a des riffs de bûcherons canadiens à gogo au programme de cette soirée avec notamment les lillois de Glowsun et les grecs de 1000 mods.

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