INCREDIBLES 2 (Les Indestructibles 2) – BRAD BIRD

À chaque sortie d’un nouveau film des studios Pixar, c’est toujours la même question : « Vont-ils réussir à faire mieux que la dernière fois ? » Dans le cas présent, la question est doublée de son corollaire : le deuxième volet des aventures de la famille Parr a.k.a. Les Indestructibles sera-t-il mieux que le premier ? En revanche, pour chaque nouvelle production du “petit” studio, initialement simple branche informatique de Lucasfilms créée en 1979 pour produire l’ordinateur PIC devenue LA référence mondiale des films en images de synthèse, une chose est sûre : c’est un événement majeur sur la planète animation.

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Rencontre avec Luka Van de Poel du groupe Dewolff (Pays-Bas)

Aujourd’hui, j’ai rendez-vous avec Luka Van de Poel, le batteur du groupe hollandais de rock psychédélique DeWolff. L’entretien se passe dans un hôtel plutôt chic du 9e arrondissement de Paris. Le groupe existe depuis 2006/2007 et a sorti cette année un nouvel album du nom de Thrust (Mascot Records).

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Unchained : Bonjour Luka, peux-tu me dire quelques mots à propos de l’histoire du groupe ?

Luka : On a commencé il y a presque 12 ans. Moi, Pablo et Robin, on jouait déjà ensemble. On n’était pas vraiment un groupe, on faisait juste de la musique et, à un moment donné, chacun s’est posé la question : « Les gars, si on montait un groupe ? ». On était très influencé par les musiques des sixties et le rock psychédélique comme Pink Floyd, The Doors mais aussi Led Zeppelin et Black Sabbath, ce genre de trucs. En 2009, on a enregistré notre premier album (Strange Fruits And Undiscovered Plants) et on a joué dans des gros festivals en Hollande. On s’est bien amusé. On en est aujourd’hui à notre 7e album. Comme le temps passe !

U. : D’où vient le nom du groupe ?

L. : Cela vient du nom d’un personnage du film “Pulp Fiction”. Harvey Keitel joue le rôle de Mr Wolf. On était de grands fans de ce film. En 2007, alors que nous devions choisir un nom pour le groupe, Pablo a proposé ce nom écrit à sa manière, soit DeWolff. L’idée était que le nom du groupe évoque celui d’une voiture, la Cadillac Deville. Je suis toujours très satisfait de ce nom. Je trouve que c’est un nom qui fonctionne bien. Je préfère ça plutôt qu’un nom stupide genre “The Belly Buttons” ou un truc du genre (rires).

U. : Quelles sont vos influences majeures sur le plan musical ?

L. : Quand on a commencé, on était à fond dans la musique psychédélique anglaise puis on a évolué vers le rock américain des années 70 genre Eagles. On a alors commencé à écouter des groupes comme The Black Crowes, Alabama Shakes, King Gizzard & The Lizard Wizard etc. On n’est pas trop dans le heavy metal en dehors de Black Sabbath. On écoute plus des trucs légers que de la musique heavy.

U. : Quelle est votre manière de travailler ? Qui écrit les chansons dans le groupe ?

L. : On écrit les albums à trois. Pour cet album, on était très occupé donc on commençait à composer dès 10 heures du matin. On a travaillé au rythme d’une chanson par jour. On travaille toujours à trois, que ce soit pour la musique ou pour écrire les paroles. Cet album est plus que jamais le fruit du travail de nous trois, à l’exception de la dernière chanson de l’album (Outta step & ill at ease) qui a été entièrement écrite par Pablo. C’est une chanson très personnelle sur le fait d’être en tournée. C’était son expérience personnelle. On a différentes façons de travailler, mais la principale est de travailler à trois.

U. : Que pensez-vous de la nouvelle vague de groupes de rock psychédélique d’aujourd’hui comme Kadavar par exemple ?

L. : J’aime beaucoup ce genre de groupes qui s’inspirent des années 70 pour en tirer quelque chose de nouveau. Ce n’est pas vraiment nouveau, car dans les années 80-90, il y avait déjà des groupes comme Kula Shaker ou Supergrass. L’esprit du “classic rock” a toujours été là. Aujourd’hui, c’est devenu à la mode. Je pense que c’est plutôt bon signe que de plus en plus de groupes s’inspirent des années 70. Les groupes ne copient pas les groupes du passé et parviennent à faire quelque chose de nouveau. On ne veut copier aucun groupe des années 60/70. On n’est pas un groupe de reprises !

U. : Y a-t-il un concept derrière la pochette et le titre de votre nouvel album Thrust ?

L. : Il y’a des chansons assez heavy sur l’album et notre idée était de faire l’album le plus heavy de notre discographie. On a pensé que le titre de Thrust (plonger, pulvériser, s’élancer vers le ciel) était parfait, car cela exprimait une idée de violence, d’urgence. Comme le lancement d’une fusée. Cet album propose une musique d’aujourd’hui, qui peut être agressive par certains aspects. Ainsi, le titre et la musique sont en parfaite symbiose. Il y’a aussi quelque chose d’énergétique dans la pochette avec le feu et l’eau. C’est presque comme un concept.

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U. : Avez-vous déjà joué en France et que pensez-vous du public français ?

L. : Je crois qu’on a joué près d’une centaine de concerts en France depuis le début du groupe. On a joué dans des festivals en France. J’aime beaucoup jouer ici, car en France, le public est plus jeune. En Allemagne, des gens âgés viennent à nos concerts parce qu’ils ont vécu les années 70. En France, le public est plus varié et plus jeune. J’aime le fait de jouer devant des jeunes.

U. : Quel est votre meilleur souvenir en terme de concert ?

L. : L’an dernier, on a organisé un festival pour notre dixième anniversaire à Utrecht. On était en tête d’affiche. Tous les gens qui étaient là était des fans du groupe. Le concert était complet. On jouait dans une grande salle. Cela représentait vraiment pour nous une forme d’accomplissement.

U. : Quel est le groupe des années 70 que vous préférez ?

L. : C’est une question difficile. Je dirais que mon chanteur favori de cette époque-là est l’américain Jim Ford. Il est quasi inconnu. Il a fait un album en 1969, “Harlan County”, qui est un des meilleurs jamais enregistrés selon moi. Il n’a jamais vendu beaucoup d’albums. Il vivait dans une caravane au milieu du désert américain. Il était déjà âgé dans les années 70. Il y a eu une réédition de son album car il a été redécouvert par le public. On lui a proposé de faire un concert à cette occasion et il est mort à ce moment-là. C’est une histoire assez triste. C’est un album que j’écoute beaucoup, ainsi que les autres membres du groupe. C’est une grosse influence pour nous.

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U. : Quels sont vos projets dans un futur proche ?

L.: Nous avons pas mal de dates à assurer, notamment en Hollande. On doit jouer dans des festivals en Europe et on a prévu de jouer aux États-Unis. Notre objectif est d’atteindre un public plus large. De plus en plus de gens écoutent notre musique. C’est un challenge pour nous de jouer un maximum de concerts, d’enregistrer des albums et de nous faire connaître dans un maximum de pays. On doit faire une tournée en octobre et on passera à Paris par la Maroquinerie.

U. : Merci à toi Luka !

Pour écouter le groupe : https://dewolff.bandcamp.com/

Propos recueillis par Mathieu

EAGLE TWIN – THE THUNDERING HEARD

Si vous ne connaissez pas Eagle Twin, c’est le moment de vous y mettre. Originaire de Salt Lake City, le duo est comme une bombe sale qui vient vous tomber sur la gueule, venue de nulle part et de façon inattendue. Une formation qui se fait rare et parsemant ses méfaits ici et là, après quelques EP Split, puis plus rien depuis 2012 et The Feather Tipped The Serpent’s Scale. 2018 est l’année du troisième et très attendu LP The Thundering Heard chez Southern Lord. 

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PRIMORDIAL – Exile Amongst the Ruins

Quelques mois après sa sortie, voici un album qui ne cesse de se retrouver dans mon champ auditif ! La raison principale est son aspect troublant ; c’est ainsi que je pourrais résumer, s’il le fallait, le dernier album de Primordial, Exile Amongst the Ruins. Bien entendu, il serait ridicule de le résumer en un seul mot, sans explications, mais ce ressenti n’en sera pas moins le même.

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JSA (JOINT SECURITY AREA) – PARK CHAN-WOOK

Voilà l’été. Une période équivoque pour les cinéphiles. Soit c’est une longue traversée du désert jusqu’à mi-septembre pour ceux qui n’ont pas une salle d’art et essai à portée de main, supportant alors toutes les bouses débilisantes infligées à grands coups de “par le producteur de…”, soit c’est une déferlante de ressorties/rétrospectives/pépites indé qui climatisent les après-midis suffocants avec grâce et intelligence. Les 80 ans du Champo, Lubitsch, Argento, etc. Et donc cette ressortie du premier film coup de poing du sud-coréen Park Chan-wook : JSA (Joint Security Area). Noël en juillet.

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Wolves in the Throne Room & Throane @ Petit Bain – 29 juin 2018

Ce vendredi soir, c’est La croisière s’amuse version black metal 2.0 sur la péniche du Petit Bain. Au delà de la boutade, le terme de “black metal 2.0” a été, me semble-t’il, attribué il y a quelques années par le magazine d’Arte « Tracks » au courant représenté notamment par les américains de WOLVES IN THE THRONE ROOM (ou WITTR pour les intimes). Si ce terme ne veut rien dire en lui-même, il a au moins le mérite d’indiquer qu’on a pas affaire à du black metal traditionnel mais à quelque chose de plus… novateur. Si la musique des ricains de WITTR est originale (mais pas non plus révolutionnaire), le groupe se distingue surtout par son attitude. En effet, les black metalleux de WITTR ont un positionnement écologiste, ce qui tranche pas mal avec les délires grand-guignolesques à la Watain. D’où l’intérêt d’écouter leur musique et de les soutenir en allant aux concerts !

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A PERFECT CIRCLE @ L’OLYMPIA – 26/06/18

L’attente depuis presque 15 ans d’un album qui devrait faire couler beaucoup d’encre et qui, ce soir, sera au cœur des conversations. Pas de quoi gâcher le plaisir des fans. L’attente pour le concert, après un Hellfest monumental au vu des premiers retours. A Perfect Circle jouait ce 26 juin 2018 dans un Olympia rempli en un éclair. Du coup c’est un peu « The Place To Be du Metal » ce soir, au vu des quelques têtes « célèbres » présentes, un peu beaucoup en décalage avec le sujet. Ce soir c’était  attendu depuis bien longtemps… 

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