Category Archives: Visual Arts

RENCONTRE AVEC RAPHAEL VAVASSEUR

Je ne sais plus à quel moment exact j’ai découvert le travail de Raphaël Vavasseur… Il faut dire que lorsqu’on découvre son travail, le temps s’arrête, la rêverie s’installe, le bruit de fond est fait de ronron de chat, le canapé devient doux et encore plus confortable, oui vous êtes prêts pour vous perdre dans ses peintures bucoliques et dans un cosmos félin.

Je remercie notre ère 2.0 d’être aussi riche de belles choses, car oui malgré tout, il ne faut pas oublier que les réseaux sociaux, l’internet dans sa généralité sert aussi à faire des découvertes merveilleuses, et Raphaël Vavasseur en fait partie.

L’art et les chats, c’est irréductible pour moi, mon cœur fond littéralement lorsque mes deux passions en font qu’une. Comment ne pas tomber amoureuse du travail de Raphaël Vavasseur ?

Inutile de faire de long discours, son travail fait écho à mes rêveries, il m’apaise, il m’offre de la douceur, des jolies couleurs, j’aimerais habiter dans ses œuvres, caresser ses protagonistes, dormir dans ce cosmos, contempler ce qu’ils contemplent, m’émerveiller à chaque coups de pinceaux qui vient caresser la toile.

On appelle cela, un coup de foudre artistique.

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J’ai pris mes petits doigts et j’ai alors contacté Raphaël Vavasseur sur les réseaux sociaux, il a accepté avec gentillesse de répondre à quelques unes de mes questions.

 

Pour les lecteurs qui ne vous connaissent pas, pouvez-vous nous raconter votre parcours ?
Je suis originaire de Paris, je suis passionné de dessin et de graphisme depuis mon enfance. J’ai fait une école d’art pendant une brève période, je suis avant tout autodidacte. Je me sentais à l’étroit à Paris, alors j’ai choisi de partir vivre en Normandie pour profiter de la campagne et de l’espace, de la tranquillité qu’elle offre. Je vis avec trois chats au cœur du bocage normand, j’adore faire des ballades avec eux dans les champs. C’est parfait pour penser à mes futures créations et prendre l’air. Et les chats gardent la forme grâce à cela, ils aiment beaucoup courir dans l’herbe.

Il y a beaucoup de douceur, de poésie dans  vos œuvres, et surtout un amour inconditionnel pour les chats, la relation entre eux et avec les humains. D’où vient votre attrait pour les chats ?

Mon premier chat s’appelait Cookies, mes parents, ma sœur et moi l’avions trouvé à la gare de Granville. Il nous a demandé à manger, il était seul. Nous avons décidé de l’adopter, et ce fut notre compagnon pendant de nombreuses années. La rencontre avec cet être m’a marqué, il avait un sacré caractère, il me mordait les doigts de pied le matin pour me réveiller. Je le prenais en photo, le dessinais. Le chat est un parfait modèle, il bouge peu quand il fait son activité favorite…dormir. C’est très gracieux et le champ des possibilités de création est immense, j’en suis loin d’avoir fait le tour. Toujours de nouvelles idées me viennent, j’aime beaucoup son potentiel mystique dans l’imaginaire collectif. Grace à internet j’ai trouvé une audience pour mes peintures, beaucoup de gens aiment comme moi l’esthétique du chat.

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Chacune de vos peintures raconte une histoire, un sentiment, où nous nous reconnaissons de près ou de loin … Comment avez-vous vos inspirations ?

En général c’est en ballade avec mes chats ou en me réveillant le matin. Je rêve souvent des chats en ce moment. Actuellement je travaille sur les sentiments, l’affection. Le chat est un grand amoureux, mes peintures affectives lui rendent hommage. J’adore aussi les images du cosmos, cela se marie à merveille avec le thème du chat. Mes chats nuages venaient bien évidement de l’œuvre de René Magritte, ils ont eu beaucoup de succès. A présent Bastet est rentré dans mon univers, ce sujet est magnifique. Il correspond parfaitement à mon style, je cherche de nouvelles voies graphiques avec lui. C’est exaltant à réaliser, mes fans aiment beaucoup. Bastet a beau être un personnage mythologique vieux de plusieurs millénaires, sa modernité grâce à l’esthétique de l’ancienne Egypte, est d’actualité. Il en ressort un modernisme époustouflant, j’aime beaucoup ce sujet. Je chatte avec des fans, ils me donnent aussi des idées, c’est l’avantage de l’interaction avec les fans en direct. Mon style leur donne des idées et ils m’en font part, souvent très bonnes. Bastet est arrivé comme cela dans mon univers en chattant avec un fan Brésilien.

Avez-vous des influences ? Artistiques ou autre ?

Une de mes principales influence est Moebius, il a réalisé avec Alejandro Jodorowsky,  la bande dessinée “Les yeux du chat” ce fut leur première collaboration je crois. Cette bande dessinée m’a marqué étant jeune, on retrouve souvent ce chat noir dans mes peintures, sombre et mystique. J’aime beaucoup aussi Enki Bilal, dans la trilogie Nikopol, le chat à une grande place ainsi que la culture d’ancienne Egypte. C’est un fil conducteur ce chat noir dans la culture graphique française, un des premier et surement l’excellente et célèbre affiche de Henri de Toulouse-Lautrec pour la compagnie du chat noir. Les impressionnistes sont aussi très important dans ma culture, avec mes chats lagune, je travail sur ce style. Ce n’est pas à proprement dit de l’impressionnisme mais je pense à Claude Monet en les faisant.

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Avez-vous un ou une artiste avec qui vous aimeriez collaborer ?

Oui, si Alejandro Jodorowsky voulait faire un scenario pur moi, cela me ferait plaisir de revenir à ma première passion graphique…la bande dessinée. Au début je faisais de la bande dessinée, mais je me suis mis à la peinture sur le chemin. Pour avoir plus d’interaction avec mon public. Faire un art vivant. Mais si Monsieur Jodorowsky lit cette interview et que lui vient une idée correspondant à mon style, cela serait fantastique. Je suis sa page facebook, une merveille de la pensée, cet homme.

 

Comment travaillez-vous ? en musique ? ou autre ?

Toujours en musique, sur un bureau à plat. J’écoute un peu de tout, je dois dire qu’un de mes albums préférés pour créer est “Moon Safari” de Air. Totalement relaxant et d’une qualité extrême, vraiment parfait pour peindre. De temps en temps j’écoute un enregistrement de livre lu. Il y a peu je peignais sur du Proust, très envoutant. Mais rien ne vaut un bon album de musique.

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Quels sont vos futurs projets ?

Cette année je veux moderniser mon style, j’ai commencé en travaillant sur des chats cyborg élégants, ensuite Bastet. Je vais aller plus loin dans ces styles et trouver de nouvelles  ambiances. Trouver une voie qui allie raffinement et technologie. Le thème du chat s’y prête bien. Du futurisme, avec une note de culture d’ancienne Egypte en passant par les circuits imprimés. Ça donnera quelque chose d’unique et nouveau. J’aime beaucoup le thème de l’élément liquide et du reflet, je vais continuer aussi dans cette voie.

 

Que peut-on vous souhaiter pour votre avenir artistique ?

Continuer mon travail graphique et que des gens me soutiennent, car ce sont eux qui me permettent de continuer. L’énergie qu’ils me donnent est importante dans ma  vie artistique et personnelle, et grâce à cela mes peintures sont à présent un peu partout dans le monde. Cette idée me réjouit, et j’espère que cela va se poursuivre. Et il y a toujours des nouveautés avec eux, je me laisse guider en partie par mes fans. Je suis à l’écoute.

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Interview réalisée par Emma.

 

ALEXANDRA DAVID-NEEL – MUSEE GUIMET (PARIS)

Je sais que le musée des arts asiatiques Guimet n’est pas synonyme de dynamisme, de jeunesse et de fun. Mais si par hasard vous êtes tentés par son exposition «Kimonos, au bonheur des dames » qui connaît un large succès, profitez-en et montez les trois escaliers du musée pour vous rendre dans son ancienne bibliothèque. Il s’y tient jusqu’au 22 mai une exposition, ou plutôt une rétrospective, de la carrière d’Alexandra David-Néel. Et c’est là, dans la rotonde du musée, que la passion pour le bouddhisme naît chez cette jeune franco-belge, qui se convertit à l’âge de 21 ans.

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SOUDAIN L’ÉTÉ DERNIER – TENNESSEE WILLIAMS

On ne meurt vraiment que lorsque les derniers souvenirs que conservent les vivants de notre passage sur Terre s’étiolent.

Pour le poète Sébastien Venable, il en est tout autre. Bien qu’il ne soit plus parmi eux, les personnes qui lui ont survécu ne parlent que de lui. Son sujet est au cœur de toutes les discussions, de tous les cris, de tous les pleurs. Qui était-il ? Dans quelles circonstances est-il mort ? Pourquoi les membres de sa famille se déchirent-ils sur les traces du dernier voyage du jeune homme, cette plage d’Espagne brûlée par le soleil ?

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©Elizabeth Carecchio

On entre dans Soudain l’été dernier, écrit en 1958 par Tennessee Williams, comme on pénètre avec méfiance dans un espace que l’homme n’aurait pas encore souillé. La scénographie inonde le champ visuel d’une végétation luxuriante, et cependant inhospitalière, un arbre formant la jambe d’un géant intemporel, les lianes suspendues comme autant de boyaux emplis de fluide, les feuillages comme d’immenses griffes. Et parmi les cris d’oiseaux et d’animaux sauvages, des voix humaines se frayent un passage. Des voix d’abord désincarnées, comme pour faire comprendre que nous avons beau être au théâtre, d’abord il sera ici question de mots. Les mots. Parfaits pour véhiculer une idée. Aussi parfaits que les êtres qui les prononcent sont inaboutis.

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L’ESPRIT FRANÇAIS CONTRE-CULTURES 1969-1989 – LA MAISON ROUGE (PARIS)

Pour beaucoup entre nous les années 70’s 80’s marquent le début de notre histoire personnelle. C’est le début de ta vie mec… Pour une fois, laissons parler notre narcissisme et penser que tout commence avec nous ou plutôt en même temps car ces deux décennies marquent le début d’une toute autre époque si paradoxale: celle de maintenant qui est à la fois libertaire et hautement libéral.
Dans cette tranche de 20 ans, le monde, l’Homme (la femme et l’enfant) l’art, la société, le goût toutes ces notions sont passées à la moulinette révolutionnaire et utopiste, produit post-mai 68, puis aplaties par la crise des chocs pétroliers et la morosité qu’elle a généré. La conséquence: une remise en question de tout, une redéfinition de l’ensemble. Alors on a certes rebattu les cartes…. mais à quel prix? Cette jeunesse inspirée par des aînés hippies, a cherché à faire plus,  à faire pire; elle a éprouvé les limites, elle en a secoué les bords…
Ainsi la France de ces années se dépeint pleine de vitalité créatrice, de fougue impertinente et de rage… c’est le sujet de l’actuelle exposition de la Maison Rouge: -“l’Esprit Français Contre Culture 1969-1989” – qui réanime cette tranche, si proche, de notre Histoire.  Comme un collage synthétique, on y voit des œuvres d’arts et des objets historiques de premiers plans mais aussi des documents et objets plus anecdotiques qui participent, comme un pèle-mêle, à la construction d’une fresque: un portrait robot de la France underground de cette époque.
Ça vous semble compliqué ? Ça l’est !

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HEY ! GALLERY SHOW #1 CHEZ ARTS FACTORY !

Anne & Julien, ces militants des contre-cultures et des arts outsiders qui ne dorment jamais  reviennent avec une nouvelle exposition parisienne. Une exposition-vente en galerie avec pour but principal: proposer 37 artistes avec près de 200 oeuvres exclusives et limitées que vous ne verrez pas ailleurs et aux prix attractifs. Après trois expositions fondatrices à la Halle Saint Pierre (Paris) et Tatoueurs, Tatoués au Musée du Quai Branly-Jacques Chirac (Paris), cette offre d’œuvres d’art outsider pop inaugure pour HEY! Modern Art & Pop Culture et leurs fondateurs un rendez-vous régulier de commissariat en galerie d’exposition.

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FRANÇOIS AMORETTI

12 mars 2016, je me promène dans les allées du Salon International d’Art Contemporain à Marseille, Parc Chanot. Soudain je m’arrête un stand de livre, mon regard est tout de suite attiré vers une jolie couverture bleu, une petite fille me regarde, je la reconnais avec son tablier blanc et sa robe bleue.
Alice m’est familière, elle m’accompagne avec ses aventures depuis ma plus tendre enfance, des Alice j’en ai vu plusieurs, mais elle, elle est timide, derrière elle se trouve une grande serrure, elle semble vouloir me dire quelque chose, peut être est elle en train de m’inviter à tourner les pages et à redécouvrir son histoire ? Après tout, le pays des Merveilles est un pays dont on ne se lasse jamais.

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Les expos sur la fin

Ça fait un petit moment que nous n’avons pas parlé expositions, vous ne trouvez pas ? Début 2017, il est temps de prendre nos bonnes résolutions, et la première sera de placer cette nouvelle année sous le signe de la culture, en vous concoctant une sélection de nos expositions favorites.

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TOP 2016 DE LA REDACTION

Vous n’y loupez pas, vous avez le droit aussi à notre top de l’année écoulée. Mais étant donné que le Rédaction se diversifie dans ses thèmes en ouvrant sa ligne éditorial à d’autres arts, du coup c’est un top des événements culturels des membres de l’équipe ! Autant cinéma que musique ou bien littéraire.

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ROGER BALLEN

« Euh », « Erk », « Quoi ?! », « Ouf… »….
Non, nous ne sommes pas dans une mauvaise scène de pièce de théâtre, mais ce serait plutôt les expressions que nous pouvons avoir devant une photographie de Roger Ballen…
Souvent jugé glauque, dérangeant, déconcertant, étrange, Roger Ballen suscite des sentiments plus ou moins violents face à son travail.
Aucun autre travail ressemble à celui de l’artiste, il créé une vision esthétique et artistique complètement nouvelle, où même tata Suzanne la pieuse, ne peut rester de marbre.

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