Category Archives: Albums

EAGLE TWIN – THE THUNDERING HEARD

Si vous ne connaissez pas Eagle Twin, c’est le moment de vous y mettre. Originaire de Salt Lake City, le duo est comme une bombe sale qui vient vous tomber sur la gueule, venue de nulle part et de façon inattendue. Une formation qui se fait rare et parsemant ses méfaits ici et là, après quelques EP Split, puis plus rien depuis 2012 et The Feather Tipped The Serpent’s Scale. 2018 est l’année du troisième et très attendu LP The Thundering Heard chez Southern Lord. 

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MADBALL – FOR THE CAUSE

Le hardcore c’est un peu  toujours  le même refrain, la même recette. Le genre étant clairement délimité, il est un peu difficile d’aller expérimenter ailleurs. Mais quand la scène New Yorkaise propose un nouvel album on y jette rapidement l’oreille car depuis les années 80 c’est toujours dans l’ énergie radicale qu’on balance tout en étant fidèle à soi même. Après Un Hardcore Lives sorti en 2014, Madball revenait donc avec For The Cause, et on reste dans le titre complètement explicite. 

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[Déchronique] The Dead Daisies – Burn it Down

Aujourd’hui, on va parler de The Dead Daisies. Si tu n’en avais jamais entendu parler, sache que c’est ce qu’on appelle communément un “super-groupe”. Pas forcément pour dire “Wahou, c’est super” dans le sens de “c’est sensass’, c’est extra”, même si généralement, c’est un peu le but.

Nan, un “super-groupe”, c’est un groupe formé par des musiciens qui officient habituellement dans un AUTRE groupe. Plutôt connu, normalement.

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[Déchronique] Thundermother³

Bonjour, je voudrais te parler d’une de mes obsessions actuelles.

Ca s’appelle Thundermother. Tu connais ?

Non ? Si oui, c’est bien, si non, c’est pas grave, ça vient.

Déjà, Thundermother, c’est un groupe. Tu t’en doutais un peu je suppose.

Ensuite, Thundermother, c’est un album éponyme sorti le 23 février. D’où l’occasion d’en parler.

Enfin, Thundermother, c’est une machine de guerre sur scène. Donc on va aussi parler concerts passés et futurs, puisque les filles s’en viennent pour une date parisienne le 13 mai prochain au Gibus. Et que je compte bien amener tout ce que je compte d’amis influençables pour foutre un souk pas possible.

Du coup, cette déchro, c’est Thundermother au cube. Comme l’exercice de la Déchronique implique plus ou moins que je raconte un peu ma vie, on va commencer immédiatement.

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MYLES KENNEDY- YEAR OF THE TIGER

 

C’est un musicien accompli et la carrière de Myles Kennedy ne semble pas avoir l’intention d’arrêter d’évoluer. Elle n’a même de cesse de s’étendre vers de nouveaux projets.  Le dernier en date :  l’album solo. Mûrement réfléchi, ce pari risqué est en attente depuis des années. Un projet introspectif dans lequel une part de son histoire ressort et sur lequel plusieurs remaniements lui ont sans aucun doute semblé nécessaires.  Lorsque l’on sait qu’il tient son inspiration d’un événement marquant que l’on retrouve par ailleurs, comme source, plusieurs fois dans sa musique : le décès de son père alors qu’il n’avait que 4 ans. L’année du tigre, cette année là donc, selon le calendrier chinois.

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Machine Head – Catharsis

Depuis 1994, Machine Head a sorti quelques chefs d’oeuvres du thrash à commencer par son premier album, Burn My Eyes. Et ce fut une grosse claque pour les ados que nous étions. Qui ne s’est pas pris une bonne décharge à la première écoute de “Davidian” et son « Let freedom rings with a shotgun blast » devenu culte? Depuis, le groupe californien a sorti une tripotée d’albums, pas toujours bons, mais, et c’est le bon point, il n’a jamais cherché à stagner.

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SHINING – X-VARG UTAN FLOCK

Voici le dixième album des suédois de Shining intitulé X – Varg Utan Flock. Alors installons nous confortablement car le voyage, comme d’habitude avec les suédois, va secouer. Leur « suicidal black metal » est toujours aussi prenant et ce n’est pas ce dixième album qui verra Niklas Kvarforth et sa bande interpréter de gentilles chansons pop. Après quelques albums tournés plus influencés par,la mélancolie et l’acoustique, Shining revient vers des sonorités abrasives, dissonantes et surtout black metal.

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Hypnotic Drive : « Full Throttle » (2017)

« A plein pot » : Voilà en gros ce que signifie le titre du nouvel album d’Hypnotic Drive, petit combo très prometteur de la région parisienne qui évolue dans le milieu du stoner rock. Outre de coller parfaitement à la pochette du disque, ce qualificatif définit à merveille leur musique, tant leurs riffs acérés ne laissent aucune merci à l’auditeur. Selon le contexte, cette expression idiomatique peut aussi signifier « d’arrache-pied ».

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ENSLAVED – E-

 

Au moment d’aborder cette chronique, je me demande ce que je vais bien pouvoir dire sur ce nouvel album des norvégiens d’Enslaved.  En effet, je suis fan du groupe depuis de nombreuses années et j’ai toujours considéré qu’ils font partie des meilleures formations metal, et même musicales au sens général. Depuis Monumention et surtout l’arrivée de Herbrand Larsen  aux claviers et chant clair en 2004, Enslaved avait su trouver l’équilibre entre brutalité black metal et mélodies brillantes héritées du progressif des seventies.

 Alors quand j’ai appris son départ en 2016 et son remplacement par Håkon Vinje, je me suis posé la question de savoir si le groupe allait passer le cap et continuer à nous proposer des albums aussi inspirés. C’est donc avec une certaine appréhension que je me lance dans l’écoute de ce cru 2017… Comment allais-je le recevoir ? Allais-je être pour la première fois déçu par un de mes groupes fétiches ? C’était sans compter sur le talent des musiciens d’Enslaved.

Changement de line-up donc avec l’arrivée d’un nouveau claviériste/chanteur. Les voix claires en sont forcément modifiées et l’habituel travail d’orfèvre sur les arrangements ont la personnalité du nouveau membre. Cela est flagrant dès « Storm Son » qui commence par un arpège clair et très mélodique et même si la voix claire d’ Håkon s’inscrit dans la continuité du travail de son prédécesseur, nous sentons une différence par rapport aux anciens albums. Le morceau progresse pour déboucher sur un gros riff qui accompagne à merveille le chant brutal de Grutle Kjellson. Le refrain se trouve rehaussé d’un clavier spatial qui fait mouche pour entrer ensuite dans un break dont la couleur black metal nous renvoie aux débuts du groupe.

The River’s Mouth, second morceau débarque avec une énergie qui donne envie de taper du pied tout de suite. Ici la voix claire surprend et le feeling évoque la tessiture de Jaz Coleman (Killing Joke). Arrive «  Sacred Horse » avec sa tonalité très seventies (on pense au mythique « Paint It Black » sur les premières notes) et son orgue Hammond, d’abord discret puis qui part en solo, on croirait entendre du Deep Purple ! Morceau épique et progressif qui illustre parfaitement la symbiose entre rock psychédélique et Black metal. Chaque phrase s’enchaînant à merveille avec la suivante, le tout charpenté par des arrangements travaillés qui affirment le propos. « Axis Of The Worlds » sonne plus comme du pur Enslaved, mystérieux et sombre, avec sa montée d’arpège dissonante mais on est de nouveau surpris par l’intervention de cet orgue Hammond et la voix d’Håkon qui confirme cette coloration plus classic rock pour revenir, comme je le disais, à des sonorités mystiques qui sont la sève d’Enslaved. « Feahers of Eolh » et son arpège lancinant et lourd, se situe lui aussi sur des terres bien connues des amateurs du groupe alternant dissonances et passages clairs et calmes.

L’album se clôt sur « Hiindsiight » dont le couplet est d’une lourdeur à faire pâlir n’importe quel groupe de Doom pour enchaîner sur des arpèges évoquant les premiers travaux de leur compatriote Ihsahn impression renforcée par l’intervention d’un saxophone. Avec ce dernier morceau, Enslaved nous porte aux cimes du black metal progressif et psychédélique ; ils nous donnent la preuve, si besoin est, qu’ils sont les maîtres en la matière et qu’ils le resteront encore pour longtemps.

  Mes appréhensions sont donc balayées face au talent des Norvégiens. Reste que si la formule varie légèrement, Enslaved signe un album de très haute volée, au son et aux structures plus rock mais toujours progressif, épique et brutal. Cette nouvelle livraison démontre qu’Enslaved est plus que jamais un groupe hors normes, inventif et qui sait se renouveler sans perdre son identité malgré les changements qui peuvent affecter le cours des choses. Peu de groupes, quel que soit le style, parviennent à une telle symbiose entre des sonorités au premier abord opposées mais qui sait rendre le tout cohérent et passionnant. Encore bravo messieurs !

Enslaved, E, sorti le 13 octobre 2017 chez Nuclear Blast.

Texte  : J.C.