Category Archives: Albums

[Déchronique] The Dead Daisies – Burn it Down

Aujourd’hui, on va parler de The Dead Daisies. Si tu n’en avais jamais entendu parler, sache que c’est ce qu’on appelle communément un “super-groupe”. Pas forcément pour dire “Wahou, c’est super” dans le sens de “c’est sensass’, c’est extra”, même si généralement, c’est un peu le but.

Nan, un “super-groupe”, c’est un groupe formé par des musiciens qui officient habituellement dans un AUTRE groupe. Plutôt connu, normalement.

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[Déchronique] Thundermother³

Bonjour, je voudrais te parler d’une de mes obsessions actuelles.

Ca s’appelle Thundermother. Tu connais ?

Non ? Si oui, c’est bien, si non, c’est pas grave, ça vient.

Déjà, Thundermother, c’est un groupe. Tu t’en doutais un peu je suppose.

Ensuite, Thundermother, c’est un album éponyme sorti le 23 février. D’où l’occasion d’en parler.

Enfin, Thundermother, c’est une machine de guerre sur scène. Donc on va aussi parler concerts passés et futurs, puisque les filles s’en viennent pour une date parisienne le 13 mai prochain au Gibus. Et que je compte bien amener tout ce que je compte d’amis influençables pour foutre un souk pas possible.

Du coup, cette déchro, c’est Thundermother au cube. Comme l’exercice de la Déchronique implique plus ou moins que je raconte un peu ma vie, on va commencer immédiatement.

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MYLES KENNEDY- YEAR OF THE TIGER

 

C’est un musicien accompli et la carrière de Myles Kennedy ne semble pas avoir l’intention d’arrêter d’évoluer. Elle n’a même de cesse de s’étendre vers de nouveaux projets.  Le dernier en date :  l’album solo. Mûrement réfléchi, ce pari risqué est en attente depuis des années. Un projet introspectif dans lequel une part de son histoire ressort et sur lequel plusieurs remaniements lui ont sans aucun doute semblé nécessaires.  Lorsque l’on sait qu’il tient son inspiration d’un événement marquant que l’on retrouve par ailleurs, comme source, plusieurs fois dans sa musique : le décès de son père alors qu’il n’avait que 4 ans. L’année du tigre, cette année là donc, selon le calendrier chinois.

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Machine Head – Catharsis

Depuis 1994, Machine Head a sorti quelques chefs d’oeuvres du thrash à commencer par son premier album, Burn My Eyes. Et ce fut une grosse claque pour les ados que nous étions. Qui ne s’est pas pris une bonne décharge à la première écoute de “Davidian” et son « Let freedom rings with a shotgun blast » devenu culte? Depuis, le groupe californien a sorti une tripotée d’albums, pas toujours bons, mais, et c’est le bon point, il n’a jamais cherché à stagner.

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SHINING – X-VARG UTAN FLOCK

Voici le dixième album des suédois de Shining intitulé X – Varg Utan Flock. Alors installons nous confortablement car le voyage, comme d’habitude avec les suédois, va secouer. Leur « suicidal black metal » est toujours aussi prenant et ce n’est pas ce dixième album qui verra Niklas Kvarforth et sa bande interpréter de gentilles chansons pop. Après quelques albums tournés plus influencés par,la mélancolie et l’acoustique, Shining revient vers des sonorités abrasives, dissonantes et surtout black metal.

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Hypnotic Drive : « Full Throttle » (2017)

« A plein pot » : Voilà en gros ce que signifie le titre du nouvel album d’Hypnotic Drive, petit combo très prometteur de la région parisienne qui évolue dans le milieu du stoner rock. Outre de coller parfaitement à la pochette du disque, ce qualificatif définit à merveille leur musique, tant leurs riffs acérés ne laissent aucune merci à l’auditeur. Selon le contexte, cette expression idiomatique peut aussi signifier « d’arrache-pied ».

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ENSLAVED – E-

 

Au moment d’aborder cette chronique, je me demande ce que je vais bien pouvoir dire sur ce nouvel album des norvégiens d’Enslaved.  En effet, je suis fan du groupe depuis de nombreuses années et j’ai toujours considéré qu’ils font partie des meilleures formations metal, et même musicales au sens général. Depuis Monumention et surtout l’arrivée de Herbrand Larsen  aux claviers et chant clair en 2004, Enslaved avait su trouver l’équilibre entre brutalité black metal et mélodies brillantes héritées du progressif des seventies.

 Alors quand j’ai appris son départ en 2016 et son remplacement par Håkon Vinje, je me suis posé la question de savoir si le groupe allait passer le cap et continuer à nous proposer des albums aussi inspirés. C’est donc avec une certaine appréhension que je me lance dans l’écoute de ce cru 2017… Comment allais-je le recevoir ? Allais-je être pour la première fois déçu par un de mes groupes fétiches ? C’était sans compter sur le talent des musiciens d’Enslaved.

Changement de line-up donc avec l’arrivée d’un nouveau claviériste/chanteur. Les voix claires en sont forcément modifiées et l’habituel travail d’orfèvre sur les arrangements ont la personnalité du nouveau membre. Cela est flagrant dès « Storm Son » qui commence par un arpège clair et très mélodique et même si la voix claire d’ Håkon s’inscrit dans la continuité du travail de son prédécesseur, nous sentons une différence par rapport aux anciens albums. Le morceau progresse pour déboucher sur un gros riff qui accompagne à merveille le chant brutal de Grutle Kjellson. Le refrain se trouve rehaussé d’un clavier spatial qui fait mouche pour entrer ensuite dans un break dont la couleur black metal nous renvoie aux débuts du groupe.

The River’s Mouth, second morceau débarque avec une énergie qui donne envie de taper du pied tout de suite. Ici la voix claire surprend et le feeling évoque la tessiture de Jaz Coleman (Killing Joke). Arrive «  Sacred Horse » avec sa tonalité très seventies (on pense au mythique « Paint It Black » sur les premières notes) et son orgue Hammond, d’abord discret puis qui part en solo, on croirait entendre du Deep Purple ! Morceau épique et progressif qui illustre parfaitement la symbiose entre rock psychédélique et Black metal. Chaque phrase s’enchaînant à merveille avec la suivante, le tout charpenté par des arrangements travaillés qui affirment le propos. « Axis Of The Worlds » sonne plus comme du pur Enslaved, mystérieux et sombre, avec sa montée d’arpège dissonante mais on est de nouveau surpris par l’intervention de cet orgue Hammond et la voix d’Håkon qui confirme cette coloration plus classic rock pour revenir, comme je le disais, à des sonorités mystiques qui sont la sève d’Enslaved. « Feahers of Eolh » et son arpège lancinant et lourd, se situe lui aussi sur des terres bien connues des amateurs du groupe alternant dissonances et passages clairs et calmes.

L’album se clôt sur « Hiindsiight » dont le couplet est d’une lourdeur à faire pâlir n’importe quel groupe de Doom pour enchaîner sur des arpèges évoquant les premiers travaux de leur compatriote Ihsahn impression renforcée par l’intervention d’un saxophone. Avec ce dernier morceau, Enslaved nous porte aux cimes du black metal progressif et psychédélique ; ils nous donnent la preuve, si besoin est, qu’ils sont les maîtres en la matière et qu’ils le resteront encore pour longtemps.

  Mes appréhensions sont donc balayées face au talent des Norvégiens. Reste que si la formule varie légèrement, Enslaved signe un album de très haute volée, au son et aux structures plus rock mais toujours progressif, épique et brutal. Cette nouvelle livraison démontre qu’Enslaved est plus que jamais un groupe hors normes, inventif et qui sait se renouveler sans perdre son identité malgré les changements qui peuvent affecter le cours des choses. Peu de groupes, quel que soit le style, parviennent à une telle symbiose entre des sonorités au premier abord opposées mais qui sait rendre le tout cohérent et passionnant. Encore bravo messieurs !

Enslaved, E, sorti le 13 octobre 2017 chez Nuclear Blast.

Texte  : J.C.

36 Crazyfists – Lanterns

Ah, qu’il est bon de retrouver la douce voix de Brock Lindow ! En effet, ce 29 Septembre, 36 Crazyfists, notre quatuor préféré tout droit venu d’Alaska nous a servi son septième opus, Lanterns. Avec plus de 20 ans au compteur et un retour en force en 2015 avec le très bon Time and Trauma, la formation n’en est pas à son coup d’essai et on peut s’attendre à ce que cela envoie du lourd. Je vous propose de venir vérifier si c’est bien le cas !

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UNSANE – STERILIZE (2017)

 

Quand on parle d’ Unsane, on parle des patrons du noise rock. Depuis 1988 ils passent les années  et comme certaines choses, l’obsolescence programmé n’est pas pour eux et continuent donc à torturer leurs cordes de guitare et tabasser nos oreilles avec des disques qui ont passés les années avec la même rage sans avoir perdus en qualité. Il y a du corps qui n’a pas dépérit, c’est comme le reste du matos de l’époque, on faisait dans le solide. C’est donc avec impatience qu’on attendait une nouvelle galette des patrons noisers new yorkais et ceci depuis 2012 avec Wreck. Chris Spencer fait un peu ce qu’il veut et c’est ce qui fait l’intérêt du truc car aujourd’hui il est de retour. Ça nous manquait ce son crade, ce boucan de la Big Apple, cet étouffement de la métropole. On en fait plus des comme ça avec cette ambiance sale et poisseuse des années 90. Bref, pourquoi je vous raconte tout ça ? Juste parce qu ‘on sent quand même une pointe de nostalgie et un début de déprime qui arrive  et voici qu’ils nous sortent Sterilize.

Enfin!

 

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Samael – Hegemony

S’il fallait associer le nom de Samael à une qualité humaine, quelle qu’elle soit, je citerais sans hésitation l’une d’elles : La persévérance. En effet, en trente ans d’existence, les suisses n’ont jamais dévié du chemin qui leur était assigné dès le départ, influençant de nombreuses formations au passage  parmi lesquelles on peut citer notamment Dimmu Borgir ou Septic Flesh. Cependant, ne vous méprenez pas sur mes propos : Si l’on sent indéniablement une certaine continuité tout le long de leur carrière, les vétérans de Samael ont néanmoins su se remettre en question et se renouveler considérablement au cours du temps. En effet, depuis leur premier album (Worship him, sorti en 1991 sur le label français Osmose Productions), le style des suisses a beaucoup évolué. Si le groupe jouait à l’époque un black / death metal assez classique et rudimentaire, leur musique s’est fait progressivement beaucoup plus sophistiquée jusqu’à donner ce qu’elle est aujourd’hui : La quintessence même du black metal industriel.

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