YAROTZ – ERINYES

Dans la mythologie grecque, les Erinyes, déesses chtoniennes et infernales, étaient craints par leurs colères redoutables qui ne pouvaient être détournées de leur but. Une furie sans nom était alors déchainée…

En nommant son premier album Erynies, Yarotz fait comprendre qu’on risque fortement de se faire violenter les tympans. On pourrait se dire que c’est du déjà vu car ils disent tous la même chose.. Mais quand on s’appelle Yarotz ( la rage en russe) et qu’on nomme son album ainsi, on ne va pas se foirer au risque d’être pris pour des branleurs.

Portada final

Quoi qu’il en soit, le groupe fraichement formé en terres du Nord (français) est peut-être jeune en lui-même, mais il n’est point composé de puceaux de la violence musicale. Le déchainement de fureur annoncé est bien là et nous éclate au sol dès ses premiers titres sans sommations. Low kick direct dans la gueule, on est pris d’entrée avec « Imunity » dans ce maelstrom de violence et de guitares qui nous laisse sur place dans une mare de sang. Rythmique frénétique, tabassage de futs et d’oreilles. La couleur est annoncée est celle de ce rouge vif de la colère implacable et sans merci. On se permet même d’inviter du guest de luxe dès le deuxième titre sur “Childish Anger” en compagnie de Monsieur Christophe Andreu ( Gojira pour les novices).

Ça éclate des gueules, certes, mais il n’y a pas que ça. Le crecendo sur « Vergogna » entre chant clair et hurlements nous emmène dans une  correction karmique. Le groupe nuance et nous offre des titres dans une colère plus froide teintée de désolation, celle qui fait plus mal encore. Le furieux « Caught By The Noose » précédé par l’écrasant « Gold ».

On retrouve la furie du Converge de ses débuts ( avant que ça s’encroute) avec cette folie punk hardcore, en tant que partisans du chaos c’est tout à fait normal. L’ordre est fait pour être bousculé et la structure se doit d’être explosée, en tant que partisans du chaos c’est tout à fait.

« Deliverance » quand à lui, va nous emmener dans une ambiance plutôt Post Hardcore avec un fond mélodieux et mélancolique inhérent au style et parfaitement bien amenée. Et ceci c’est juste avant de retourner dans un cyclone de guitares avec B.M.A.P. qui balance un high kick abrasif.

Phoenix, mon titre préféré de l’album, réussit à nous emmener encore plus loin dans cette veine Post Hardcore sur un crescendo de plus de 3 minutes tout en musique et force avant l’explosion de rage.

« Last Lust » sera lui convergien en puissance. Nerveux et libérateur, le titre est le dernier round  avant la sentence ultime et libératrice du grand saut.

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Vous l’aurez compris, Yarotz ne livre pas un album mono proposition mais recherche avant tout la nuance et alterne les ambiances tout en gardant comme ligne de mire la rage qui alimente ces Erinyes. Yarotz délivre 9 titres à la fois frontal et sournois, implacable et libérateur. Cette rage est une explosion cathartique qui réaligne les chakras.

Juste une chose à faire, se rendre de ce pas au prochain concert du groupe !

Ce qui tombe bien car ils seront à Paris le 22 octobre…

Yarotz, Erynies, disponible depuis le 23 mars 2022

https://yarotz.bandcamp.com/

https://www.facebook.com/YAROTZ

 

TRACKLIST

Impunity

Childish Anger (Feat C.Andreu)

                                                                                      Vergogna

                                                                                          Gold

Caught By The Noose

Deliverance

B.M.A.P

Phoenix

Last Lust

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