Toter Fisch ou la quête de l’interview perdu

L’édition 2020 de notre festival de pagan favori a vu le grand retour des pirates de Toter Fisch ! Nous avons pu les rencontrer une heure après leur concert ! Préparez vous un bon gallon de rhum et un peu de jus de citron et larguez les amarres !

L’équipage au complet nous rejoint après sa signing session, s’installe à table et sort les bouteilles de rhum ! Le ton est donné.

L’interview commence par un petit rafraîchissement de mémoire. Rappelez-vous, nous étions en février 2017 et après avoir gagné le tremplin du festival, Toter Fisch s’offrait au public du Cernunnos et marquait les mémoires (en tout cas les nôtres). Quelques mois plus tard, le groupe se payait une nouvelle tranche de gloire en gagnant le tremplin du Motocultor Festival. Pendant les années qui suivent, nos pirates ligériens enchaînent les dates en France et en Belgique mais Cernunnos et Motocultor restèrent, de leur propre aveux, leurs meilleures scènes. C’est donc avec une fierté non dissimulée qu’ils ont accepté l’invitation du Cernunnos de revenir jouer !

Quitte à parler des débuts, remontons aux sources même du groupe. Tout commence lorsque Romain, futur capitaine de Toter Fisch, s’éclate sur GuitarPro en bidouillant tout un tas de trucs. Il envoie une compo « piratesque » à son vieux camarade Rémy (aka « The Doctor », bassiste du groupe) et c’est la révélation. La presse* embarque Jérémy qui s’entraînait alors sur l’accordéon de son grand-père et voilà le gros de l’équipage formé. Pierre, le maître canonnier, rejoint la troupe et prend place derrière les fûts (de batterie). Enfin, recrue toute fraîche, Tanguy, nouveau guitariste (dont je jalouse le chapeau) qui s’est joint à l’aventure.

Ce n’est donc pas par amour immodéré de la piraterie que nos compères se sont élancés toutes voiles dehors. L’influence de la vague « Pirate Metal », incarné par Alestorm, n’y est pour rien assurent-ils. D’ailleurs, Capitaine Romain reconnaît qu’il ne connaissait même le groupe des Ecossais en 2010 en créant le groupe. L’influence de Finntroll est bien plus assumée quant à elle !

Mais du passé, faisons table rase et abordons (yohoho !) la suite : à quand un nouvel album ? La réponse tombe d’un ton grave ; il ne faudra rien attendre avant 2021. Mais le Capitaine nous promet un album-concept, tome II de l’aventure commencée dans Yemaya, sorti en 2017.

Puisque notre avide curiosité n’est pas satisfaite, au moins pouvons-nous discuter du processus d’écriture des morceaux. Les rôles sont clairs : au Capitaine la tâche de composer, à Maître Jérémy, son bosco-maître des clefs, le soin d’écrire les textes. Textes qui font toujours l’objet de recherches préalables afin d’inclure quelques références historiques. Cette volonté de coller aux grandes heures de la flibusterie a toutefois des limites. Les textes sont nourris de références fantastiques, de monstres et de magie vaudoue !

Les costumes de scène sont également très fantaisistes mais en faire trop n’effraie pas nos pirates tourangeaux. L’essentiel est de transporter leur public dans un univers fantastique et tous les moyens sont bons ! Le jeu de scène du groupe et les décors participent à l’expérience live. A ce sujet, Toter Fisch voit grand. Les crânes en plastique ne suffisent plus et les pirates se voient bien jouer au milieu de canons et autres machines cracheuses de feu. La faute à une admiration déraisonnable pour les Allemands de Rammstein. Germanophilie qui explique également le nom du groupe ! Prière donc aux organisateurs de tout bord ne plus oublier le s de Fisch !

Où retrouvera-t-on d’ailleurs nos joyeux marins dans les mois à venir ? Le 11 avril au Warm Up du Lid Ar Morrigan à Nantes et le 27 du même mois à Tours le Warm up Hell fest à domicile !

Vingt minutes passent vite, surtout lorsqu’on en profite pour faire moult blague absurdes et autres références geek. Ainsi nous nous quittâmes, laissant l’équipage de Toter Fisch reprendre la mer…

Or il advint qu’un jeune mousse, à l’esprit embrumé par les saveurs exotiques d’un certain rhum dominicain, effaçait son enregistrement audio à peine l’interview terminé. Ce texte ne rend pas honneur à l’humour et la bonne humeur de nos hôtes et je m’en excuse platement !

Merci à eux cinq pour ce grand moment en leur compagnie et merci à Sarah d’avoir organisé cette rencontre !

Texte : Thomas

Photos : Fable

*Enrôlement de force dans la Navy. Pratique très courante pendant les guerres napoléoniennes.

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire