Monkey 3 @ Petit Bain – 01 Avril 2019

Ce soir, c’est au petit bain que ça se passe. Initialement, Samsara Blues Experiment devait se produire, mais suite à un problème d’ordre médical de l’un de leurs membres entraînant la fin prématurée de leur tournée, c’est The Necromancers qui nous régaleront à leur place.

La salle est déjà moitié remplie lorsque j’arrive enfin en bas des escaliers. Cela fait déjà dix minutes que la première partie a commencé et ce qui se laissait entendre de dehors comme quelque chose d’assez rythmé prend enfin forme pour le plus grand plaisir de mes oreilles.


Powder for Pigeons : c’est un duo mixte guitare/batterie dont les membres viennent d’Australie et d’Allemagne, alliant un son aux sonorités blues-rock efficace. Le son est au top, le mix parfait, et c’est somme toute très agréable de profiter du son sans avoir les bouchons d’oreilles salvateurs, véritablement miraculeux lors de certaines soirées, où l’oreille la moins avertie se prend une méchante décharge de décibels. Côté jeu de scène, cette doublette n’est pas en reste et parvient à parfaitement occuper l’espace et régaler le public. Je dirais même qu’ils ont l’air bien contents car il y a déjà pas mal de monde et une fosse bien remplie. En tout cas le public et moi-même sommes dedans. Mais c’est déjà l’heure où le chanteur nous annonce le dernier titre intitulé “Said and Done”. De la bonne lourdeur des familles niveau riff et vocal, la batteuse envoie la sauce. Que demander de plus ?

Petit changement de plateau, le public se place, et nous voilà tous fin prêt pour The Necromancers.

Commence une introduction solennelle avec un chant à l’unisson, allant chercher à la fois dans des sonorités pouvant évoquer un côté cyberpunk à la Ghost In The Shell, aussi bien qu’un aspect religieux, avec des chants rappelant des rites anciens d’un passé lointain qui se mêlent à merveille avec la bannière du groupe représentant des vitraux d’église au look gothique. Un mélange exquis jusqu’à l’arrivée du groupe qui balance sans fioriture le premier riff de “Salem Girl Part 1” issu de leur premier album de 2017 Servant of Salem. C’est là que le gros son commence, et le moins qu’on puisse dire c’est que les intéressés maîtrisent leur sujet. Le set s’enchaîne parfaitement alliant aussi bien riff lourd aux sonorités Sabbathienne comme la seconde partie de “Salem Girl” ou d’autres avec des parties beaucoup plus incisives et rythmées aux ligne de basse bien groovy avec des titres comme “Necromancers”.

Et si la musique tabasse merveilleusement bien, les parties vocales ne sont pas en reste avec une voix au timbre grave et rauque  vraiment bien exploitée, variant les temps calmes et les parties beaucoup plus rythmée sans perdre une once de puissance et d’émotion. Et, bien qu’on en veuille encore, le groupe termine son set sur “Black Marble House”.


Maintenant place à Monkey 3, tête d’affiche de la soirée et seul groupe entièrement instrumental.

La salle est totalement remplie lorsque retentissent les premières notes du show et dès le départ on ressent l’envie du groupe de nous faire prendre part à un voyage qui ne laissera personne indemne. Enfin après cette brève introduction, le set débute avec “Spirals” tiré de l’album Sphère. Ce premier morceau d’une dizaine de minutes fait la part belle aux fans de space rock, rock prog ou encore psyché et constitue une parfaite entrée en matière pour le genre d’odyssée sonore à laquelle le groupe veut nous faire participer. Les influences de groupes tels que Pink Floyd sont parfaitement palpables, en particulier au niveau des solos de guitare et des lignes de basses et ce plus particulièrement dans la seconde partie du morceau.

Ce ressenti continuera tout au long de ce set, qui aurait tout à fait sa place dans la bande originale d’un film de science fiction. Le groupe a mis le paquet sur l’ambiance, tant au niveau sonore que visuel, grâce notamment aux vidéos projetées en fond, faisant la part belle aux images de galaxies, de planètes ou d’étoiles en tout genre mais également par les ajouts de néons sur les côtés de la scène. S’ensuivront des chanson telles que “Prism” ou encore la chanson phare de ce groupe à savoir “Icarus” qui viendra ponctuer ce set intergalactique. Si vous n’avez pas encore la chance de les voir en concert et que vous êtes fan de longues envolées instrumentales, de SF ou encore que vous recherchez de l’émotion en concert, je vous les recommande vivement.

 

Encore merci à Garmonbozia pour l’invitation et cette superbe date.  

 

Texte: Thomas T

Photos: Aurélia Sendra

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