Rencontre avec Bunny Bones des DEAD BONES BUNNY

Un lapin squelette pin up qui , avec son groupe, joue du rockabilly metal? Il n’en faut pas plus pour intriguer! Si vous êtes passés à côté du phénomène Dead Bones Bunny vous pouvez vous rattraper en lisant ma chronique ! Et ensuite revenez vite apprendre à connaitre un peu plus la charmante Bunny Bones, l’univers de son groupe et sa quête pour découvrir son assassin…

Bonjour Bunny Bones !

Bunny Bones : Bonjour Cindy,  ravie de te rencontrer !

Moi également ! Je suis ici  pour une raison particulière ; en fait, je fais partie d’une association de protection des animaux et on m’a signalé le cas d’un lapin assassiné. Je suis venue enquêter…

 B B : Oui ! Tu as bien fait ! Je suis là …

Je suis ravie de voir que tu vas bien, je t’avoue que pour moi c’est la première fois que cela arrive, de m’occuper d’un lapin ressuscité. Je crois qu’il y a du travail à faire sur les droits des animaux de ce côté-là.

B B : Exactement ! Je crois me transformer en chat… c’est eux d’habitude qui ont plusieurs vies. Les lapins ne sont pas en reste. Hey, les gars nous voilà !

 Les chats ont de la concurrence ! Bien, revenons au groupe, première question est-ce que tu es bien traitée ?

 B B : Oui c’est plutôt les autres qui sont à plaindre ! Vu que c’est moi la chef…C’est l’avantage!

Niveau nourriture, niveau eau, il n’y a pas trop de soucis de ce côté-là ? J’espère que tu n’es pas enchaînée dans une cage la nuit !

B B : Non, et du moment qu’il y a de la carotte moi je suis contente !

Tant mieux !  Par rapport à ce meurtre, parce qu’il y a quand même eu un meurtre, je voudrais me porter partie civile. Je serai là s’il y a procès pour te défendre.

B.B :  Merci ! Je suis vraiment touchée et je compte bien découvrir qui est mon assassin. Je te tiendrai au courant de mon enquête,  merci de ton soutien.

 Maintenant que je suis rassurée, nous allons pouvoir parler musique. Bunny Bones, tu as disparu et tu es revenue en début d’année, y a-t-il eu des changements depuis ton retour ?

 B.B : Depuis mon retour je me sens plus forte que jamais. Avant j’étais plutôt la stage manager du groupe, maintenant j’ai envie de m’imposer un peu plus dans le groupe. Samedi à La Boule Noire (le 9 février pour la Bunny Party, NDLR) je compte bien faire mes petits soli pour me mettre en avant notamment avec ma magnifique guitare ! Je ferais bien un solo pendant une de nos chansons.

Qu’en est-il de ton remplaçant ? On a eu la surprise de voir un nouveau lapin sur scène quand tu n’étais pas là…

B B : Ah je ne suis pas au courant !

 Ça c’est de  la maltraitance…

B.B : Mon groupe ne m’en a pas parlé, est-ce que tu as son nom ?

 Un certain Gaspard il me semble…

B.B : C’est une grande révélation que tu me fais là, car j’avais un ami qui s’appelait Gaspard que vous avez pu voir en image dans le clip de « Team Bunny ». Je pense que ce sera le premier axe de mon enquête pour connaître mon histoire.

Gaspard est bien lié à ton passé ?

B.B : Exactement il y a donc bien une enquête à mener et je vais en parler à mon groupe. Qu’est-ce que c’est que ce Gaspard qui m’a remplacée les gars ?! Je vais vous choper !

Après l’essor fulgurant de Dead Bones Bunny, l’expérience au Motocultor et La Boule Noire pour fêter la sortie de l’album, comment se sent le groupe ?

B.B : Le groupe se sent très motivé et on a hâte de présenter le set, la dernière fois que nous avons joué à Paris, c’était une petite salle : l’Espace B. On ne pouvait même pas jouer avec une batterie car on faisait la première partie d’un artiste qui ne voulait pas installer de seconde batterie, donc on a dû faire sans. Nous n’étions pas au plus fort de nous-même, donc là, se retrouver à Paris un an après et de pouvoir présenter les choses telles qu’elles sont maintenant ça nous fait du bien et nous avons hâte de voir la réaction des gens.

Et nous avons hâte de découvrir ça ! Il y aura des nouveautés comparé au Motocultor ?

B.B : Je serai plus présente sur scène, plus en avant. Il y a eu des aussi des changements de line-up. Une choriste et le guitariste qui étaient là au début d groupe nous ont quittés. On a recruté Mikko à la guitare, plutôt issu du milieu Rock et Leslie qui rejoint Fanny au chant.

L’album est auto-produit, c’est génial de vous voir arriver jusque-là de façon indépendante. Avez-vous des conseils à donner aux jeunes groupes qui essaient d’émerger ?

B.B : Les conseils sont surtout de bien faire attention à la communication, c’est le nerf de guerre. C’est vrai qu’on fait de la musique et ça devrait être ce qu’on fait en musique le plus important, ça l’est, mais aujourd’hui avec le problème du net nous sommes tous complètement noyés et on doit sortir du lot. Il faut trouver un axe de communication ; il faut se créer un univers pour que les gens nous retiennent, il faut axer sur le visuel quel que soit le style que l’ont fait il y a toujours quelques chose à trouver pour raconter l’histoire du groupe et s’orienter de façon à ce que les gens s’imprègnent de notre univers et se souviennent de nous.

Dead Bones Bunny, sans Bunny Bones ça ne marcherait donc pas ?

B.B : Non, ça ne marcherait pas, je pense (rires). On serait très mignon mais il manquerait quelque chose !

Le concept du groupe est original en lui-même, et s’ajoute à ça ce mélange de genre… Est-ce un moyen de faire (re)découvrir le rockabilly dans le monde du metal ?

B.B : Je pense oui, c’est un style que j’affectionne car je suis issue de ce milieu. Dans le groupe notre contrebassiste en écoute pas mal. Leslie, elle, est plutôt orientée psychobilly et c’est un bon moyen de le faire découvrir. Lemmy Kilmister l’avait fait par le passé en collaborant avec les Stray Cats et en montant The Head Cats mais lui était orienté vers l’aspect plus country du rockabilly, comme c’était le cas de Jonnhy Cash. Nous, on est plutôt côté sautillant comme les Stray Cats ou Elvis dans sa période années 50.

C’est intéressant car l’impact de Lemmy dans le groupe ce n’est pas seulement dans la voix de Tim, mais c’est une vraie source d’inspiration plus profonde…

B.B : C’est ça, autant au niveau de l’ambiance, de la guitare, de la frappe de la batterie… On n’a clairement pas un batteur rockabilly ! On a un mec énervé derrière les fûts ! Mais c’est nuancé donc c’est cool !

Je vais devoir remuer ton passé douloureux, aurais-tu une théorie sur ta résurrection ? Pourquoi es-tu revenue, et comment ? La première fois en 2017…

B .B : Ça fait parti des mystère que je dois réussir à percer car je ne comprends pas comment un putain de Jukebox a réussi à me transporter en 2017 . Mais à priori… Gaspard semble avoir réussi aussi… A  un moment, il va falloir que je le récupère ce putain de Jukebox… S’il existe encore quelque part. Peut être qu’il s’agit d’une fenêtre temporelle…

Le plus choquant pour toi en arrivant à Paris ?

B .B : La densité de la population. C’est assez impressionnant encore plus que la modernité et la technologie. Les voitures, les scooters, les gens… Cet aspect oppressant, aussi.

Quand on grandi à l’époque actuelle on a plutôt tendance à se dire que c’était mieux avant… Les problématiques d’aujourd’hui, le réchauffement climatique… C’était pas mieux avant tout ça ?

B .B : Le passé c’était mieux pour ça. Cependant à cette époque là on avait du mal à accepter ce qu’on ne connaissait pas. Le présent permet de s’ouvrir, via les médias, via internet, à beaucoup de choses. On en découvre même chaque jour, on peut s’intéresser à d’autres univers qui n’étaient pas bien acceptés dans le passé… C’est ce qui m’a donné envie de revenir dans le futur !

La question des droits des animaux est un plus élaborée aujourd’hui aussi…

B ;B : Le droit des femmes aussi ! Même si il y a encore du travail….

Le passé a un côté extrêmement attrayant dans l’innocence quelque part, le coté fin de la guerre, le renouveau une de douceur ambiante et c’est assez attrayant. Malgré tous les inconvénients du futur, j’ai rencontré assez de gens pour me créer ma famille de cœur et ça permet de survivre.

 J’aimerais quand même bien aller dans le passé moi, le Mont-Souckey, se trouve où ?

B .B : Il est dans le Texas ! Il est bien planqué mais je pense qu’il y a encore des pratiquants du Voodoo et Namadihfeu !

Quel sera le futur maintenant de Dead Bones Bunny ?

B .B : Il y a des enquêtes à ouvrir donc beaucoup d’histoires à raconter. D’un point de vue graphique nous avons envie de créer une bande dessinée de cette histoire se lancer dans le comics. On commence à travailler avec Karina, une copine qui est dans la BD et en produit des très orientées metal du coup le projet la botte totalement. Et on aimerait expérimenter le monde de la reprise. Voir comment on peut jouer des choses qui n’ont rien à voir avec ce qu’on fait. Notre bassiste a comme idée de reprendre Craddle of Filth version rockabilly…. (Rires !)

On a déjà une reprise de Pantera, et une d’un dessin animé ! Et on aimerait faire un medley de plein de styles différents que ce soit dans le metal ou le rockabilly et d’arriver à mélanger ça et en faire quelque chose d’homogène dans notre style à nous ! Quelque chose d’assez marrant qui puisse surprendre les gens.

Dans un album ou dans un projet à part ?

B .B : Un projet à part, ce serait surtout pour du live. Mais on prévoit quand même de sortir un autre album. On ne sait pas encore quand. Avec les nouveaux membres tout est à refaire et on verra le temps que cela prendra… On a déjà une date en première partie du Bal des Enragés début mai qui eux pour coup font de la reprise de coup ce serait peut être le moment d’expérimenter…

Un mot pour tes fans ?

B .B : Mangez des carottes car ça rend aimable ! Et c’est bien les gens aimables… (Rires )

 

Propos recueillis par Cindy.

 

Merci à Roger de Replica Promotion  et à Bunny Bones pour ce très bon moment.

 

 

 

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