Ensiferum + guest @ La Machine du Moulin Rouge

Il fallait un bon concert pour clore cette année 2018 et pour nous, ce fut Ensiferum à la Machine du Moulin Rouge ! Des guirlandes, du Bailey-vodka, des gros mots en finnois et des copains. Si c’est pas un beau Noël ça ?

Il est 19h15 à notre arrivée et la salle est loin d’être remplie. Sur scène, les décorations de Noël annoncent la couleur et la sono balance, sans coup de semonce, un “Je t’aime moi non plus” complètement sorti de nul part. Comme warm up d’un concert de death metal on a vu mieux… Mais dans le fond c’est peut-être ça le vrai esprit de Noël : une Jane Birkin en chaleur.

Le malaise une fois passé, les projecteurs illuminent trois jeunes Finnois et leur sombrero. L’un d’eux affiche un splendide tshirt “Make Power Metal great again : le ton est donné.

Trio de facto 3

Trio de Facto est un petit groupe de reprises acoustiques composé de membres de Metal de Facto, groupe de power metal semblerait-il dont l’album nous a été promis pour l’an prochain. Avant d’aller plus loin, précisons qu’un  des membres n’est autre que Sami Hinkka, le bassiste d’Ensiferum. Et qui dit double shift veut bien sûr dire double picole…

Trio de facto 2
Sami, encore sobre alors. Enfin je crois.

Le groupe attaque avec “Futur World” d’Helloween. Le refrain est timidement repris. Y a plus fédérateur pour lancer un set. Le scepticisme disparaît après les reprises de “Twilight of Thunder God” d’Amon Amarth et “For Whom the Bell Tolls”.

Et puisque le troll est de rigueur, le chanteur nous promet un morceau de pop soulevant une vague de protestations avant d’annoncer “Square Hammer” de Ghost. La blague est facile mais ça marche toujours ! Avant de se quitter, le groupe nous offre à la volée “Hunting High and Low” de Stratovarius et un extrait de leur futur album, “Legionnaire’s Oath”. On se quitte sur “Wasted Years” d’Iron Maiden.

Trio de facto 1

Petit set, moins d’une heure, mais une bonne tranche de rire. Sans pression, entre potes, les Tenacious D finnois ont tout compris : une fête entre copains et une bouteille de Martini ! Pas besoin de plus ! Le choix des morceaux laisse un peu perplexe mais on a rarement ri autant pendant un concert.

Après une telle première partie, comment voulez-vous que le reste de la soirée tourne au sérieux ? Le sample d’entrée du groupe, d’abord épique, dérape vers le disco que vénèrent la troupe de Finnois. Sous les acclamations, les voilà guitare, banjo et basse à la main, confortablement calés sur leur chaise.

Le set commence très fort avec “Twilight Tavern” ! On attendait avec impatience d’enfin voir la version acoustique de nos morceaux préférés. Il faut reconnaître que le groupe envoie toujours autant ! La fosse est en délire au son du banjo et la voix tranchante de Petri Lindroos est toujours aussi électrisante. Le chant et le clavier couvrent un peu les autres instruments mais l’énergie habituelle est loin d’être émoussée !

Ensiferum 4

A part quelques morceaux (comme “Burning leaves” dont le solo a été escamoté), la majorité des morceaux sont joués dans leur version studio. Le “Battle medley” fait figure de nouveauté sur scène : “Battle Song”, “Victory Song” et “Into Battle” sont fusionnées ensemble pour un quart d’heure héroïque.

Ensiferum 6

La présence de Laura Dziadulewicz au clavier (présente sur l’album Unsung Heroes) nous rappelle le récent départ de Netta Skog, l’accordéoniste de Two Paths. Le répertoire de la soirée s’enrichit en conséquence : “Eternal Wait”, “Tears” ou encore “Celestial Bond” nous sont servies pour de petites séquences émotion.

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Après une longue attente et moult supplications, le groupe revient pour nous jouer en rappel “Neito Pohjolan” et le mythique “Iron”.
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J’espérais vraiment découvrir les morceaux d’Ensiferum sous un nouveau jour avec ce concert acoustique. Tel ne fut pas le cas mais le concert fut quand même un sacré moment ! La set list fait comme toujours la part belle aux anciens comme aux morceaux les plus récents. Les ballades sont plus rares et l’occasion était bonne pour modifier en conséquence la set list traditionnelle.

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Débarrassés des leur costume de scène et assis à la fraîche, les membres du groupe ressemblaient plus à une bande de potes en goguette qu’à des professionnels à la carrière internationale ! Le grand final fut aussi détonnant qu’incompréhensible. Je ne sais pas si quelqu’un dans la foule a reconnu le morceau de fin mais nos Finnois préférés étaient déchaînés ! Leurs deux camarades de Trio de Facto les ont même rejoints sur scène pour finir cette soirée en beauté.

Joyeuses fêtes de fin d’année !

 
Texte : Thomas
Photos : Fable
 

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