Rencontre avec Mathieu Dottel – Bukowski

Comme vous le savez déjà tous (non ?), Bukowski a sorti son nouvel opus Strangers vendredi dernier, trois ans et demi après le précédent. Camille a rencontré Mathieu Dottel, l’un des fondateurs de la formation et chanteur/guitariste. Ils ont parlé de l’album, bien sûr, mais aussi des changements qui se sont opérés au cours de ces trois années.

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Bonjour Mathieu, merci d’avoir accepté de nous donner un peu de ton temps. Commençons par parler de votre nouvel album, puisque c’est ce qui nous intéresse tous aujourd’hui. Pour remettre les choses dans leur contexte, il y a un peu plus de trois ans entre On the Rocks et Strangers, c’est bien ça ?

Mathieu Dottel : Oui, c’est ça exactement !

Et de ce que j’ai pu entendre, c’est un projet plus abouti, plus éclectique que tout ce que vous avez pu sortir jusque-là. Considérez-vous cet album comme une remise à zéro des compteurs ?

On pourrait dire ça, oui pourquoi pas ! Après, je pense que c’est surtout l’humeur du moment qui a fait qu’on a été vachement influencé par plein de choses différentes. Et ça fait que cet album part un peu plus dans tous les sens que les autres. Donc oui, on peut dire ça. On peut même dire que c’est un petit Buko 2.0.

Parfois les changements ont du bon !

C’est surtout suite au départ de Fred qui est parti dans Mass Hysteria, on a récupéré notre copain Clément qui a apporté vraiment beaucoup de sang neuf. Parce que notre batteur, ça fait déjà presque quatre ans qu’il joue avec nous. C’est vrai que Clément a apporté de nouvelles idées, une certaine fraîcheur qui était vraiment nécessaire. Et c’est surtout grâce à lui qu’il y a eu du changement.

Ça a influencé votre façon de composer ? Je suppose qu’il n’est pas venu les mains vides et qu’il a apporté ses idées !

Voilà, tu as tout compris. Il était dans son coin, il s’emmerdait depuis un petit bout de temps, il composait des trucs tout seul et on lui a proposé de rentrer dans le groupe. Et il est arrivé avec pas mal d’idées antérieures qui se sont complétement harmonisées avec nos compos. Alors voilà, ça se passe super bien. C’est que du positif !

Alors c’est parfait !

(Rires) Ah oui, sincèrement tout est parfait, jusqu’ici tout va bien !

Vous le connaissiez depuis longtemps en plus !

Oui, ça faisait un bout de temps, il avait un petit groupe par chez nous, dans le Val d’Oise. Ca fait une bonne dizaine d’années que je le connais, on se croisait des fois sur des dates et je trouvais qu’il jouait bien. Puis on a eu besoin de trouver quelqu’un et on aime bien rester groupés, pas trop loin les uns des autres, pour pouvoir se voir souvent et c’était l’homme de la situation.

Et il a pas eu trop de problème pour s’intégrer !

(Rires) Non, pas du tout ! On devait tester trois personnes, on l’a testé lui et on a annulé les trois autres ! On l’a embauché immédiatement !

Mais revenons un peu à nos moutons ! Parle-moi de l’album ! Il y a un concept que j’ai raté ? Un fil rouge ?

Il n’y a pas forcément de concept, non, non, tu n’as rien manqué. On a voulu se donner plus de liberté dans les textes. Avant on ne racontait que des histoires que l’on avait vécues et là, on a aussi inventé des fictions, histoire de nous ouvrir un peu l’esprit, d’arrêter de se projeter dans le texte. Ça nous a permis d’innover et peut-être que le texte nous a emmené vers d’autres univers musicaux.

Une question qu’on doit souvent te poser, mais je suis obligée de le faire aussi : pourquoi avoir choisi Strangers comme titre ?

En effet, c’est une question qu’on me pose beaucoup. En fait, on se sent un peu étrangers à ce monde, on vit un peu en marge de la société, on a un mode de vie particulier : on ne tond pas notre gazon, on n’a pas de chien, il y a juste un môme dans l’histoire, on est encore vraiment des Rockers. Plus ça va et plus on a l’impression d’être éloignés de ce système.

Donc les Strangers, c’est vous.

Oui, voilà c’est ça !

Si je te demande de choisir un seul titre dans l’album, ça serait lequel ?

Je pense que je dirai « Starless Night » parce que c’est un hommage à un copain qui est parti. On s’était dit qu’on ne ferait rien de larmoyant puisqu’il aimait bien tout ce qui est costaud.  Donc si je dois en choisir un seul, je dirai celui-là. Mais je les aime tous.

Je suppose que vous avez déjà commencé à jouer cet album sur scène ? Quelles ont été les réactions ?

Oui, on a commencé, on en a trois qu’on travaille déjà et on prépare les autres pour la sortie de l’album. Et la réaction du public est bonne, franchement. En plus, ça amène de nouvelles personnes parce qu’on a changé d’accordage : c’est un accordage un peu plus bas ce qui rend les choses un peu moins linéaires pendant un concert. Ça nous fait sombrer dans un univers un peu plus lugubre qui a l’air de plaire au public. Ce week-end, on a joué à Cannes – en plus, ce n’était pas gagné parce que Cannes, c’est pas la ville du Rock&Roll – mais ça s’est super bien passé.

Vous n’avez pas de date prévue pour Paris, mis à part votre Release Party en partenariat avec My Rock. Ça va arriver ?

Alors oui ! Il y a deux concerts sauvages qui vont arriver, je ne peux absolument rien dire de plus, ça sera annoncé l’avant-veille. En gros, trois dates à Paris plus une autre un peu plus grosse en fin de tournée avec davantage de promo. Mais bien sûr qu’on passera à Paris, c’est un passage obligatoire !

Votre Release Party est en Décembre avec un album prévu pour début Octobre. Pourquoi l’avoir fait si loin ?

Parce qu’on a eu un problème de planning, Rage Tour nous a booké des dates et à chaque fois qu’on nous proposait quelque chose, c’était sur une date qui était déjà prise. A la limite, on ne va pas s’en plaindre, ça veut dire qu’on a des dates, mais malheureusement, ça fait une Release Party un peu en retard. Mais bon, c’était soit ça, soit on ne la faisait pas !

Mieux vaut tard que jamais ! Je te laisse le mot de la fin ?

Longue vie à The Unchained et puis merci de vous intéresser à Bukowski !

Merci à toi, Mathieu pour le temps que tu nous as consacré et bon courage pour la sortie de cet album !

Propos recueillis par Camille

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