Download Festival – Jour 1 – Vendredi 15 Juin 2018

Ça y est, c’est aujourd’hui le grand jour. Nous sommes enfin Vendredi 15 juin, c’est l’ouverture de la troisième édition du Download Festival France et comme les deux premières années, The Unchained est présent au rendez-vous. Cette année encore, le festival a décidé de poser ses valises sur la B.A 217 de Brétigny-sur-Orges et quoiqu’en disent les mauvaises langues, c’est plutôt une bonne idée.

On a de la chance, le soleil aussi est de la partie. On met notre plus beau short, on chausse nos plus belles lunettes de soleil et c’est parti pour quatre jours de fête. Après un passage obligé à la petite guérite pour récupérer les pass et la petite fouille réglementaire, nous voilà dans la partie.

Le site est grosso-modo comme nous l’avons laissé l’an dernier : deux MainStages, une moyenne, couverte et une plus petite encore, des stands de merch, de tatouages, de barbiers, deux photomatons et suffisamment à boire et à manger pour survivre à un siège.

C’est Wakan-Tanka, l’un des trois gagnants du Download Project, qui ouvre les hostilités cette année sur la MainStage 2. Une énorme opportunité pour les trois parisiens qui se font un plaisir d’en profiter au maximum.

Par Erwan

L’après-midi continue avec Billy Talent sur la MainStage 1. Les Canadiens ont mis leur nouvel album Afraid of Heights à l’honneur. Le public est plutôt clairsemé, il est encore tôt, mais … Ah, attendez, on me souffle dans l’oreillette que Ru5ty voudrait vous raconter ce set. Je lui laisse la parole !

Ils m’embarquent dans leur délire parce que les morceaux claquent, les musiciens tuent et leur frontman fait plus que bien le boulot.  Le reste du public, lui, est complètement conquis, d’une part par le début des festivités mais aussi par la prestations du groupe.  Dans l’une de ses intervention, après quelques morceaux, Benjamin Kowalewicz, le chanteur, présente le groupe en précisant qu’ils sont de Toronto au Canada.  A ce moment là ma mémoire semble reprendre du service, me rappelant un certain groupe de mon adolescence.  Comme s’ils savaient que je n’étais pas sûr, le groupe lance le morceau qui les a faits connaître, « Rusted from the rain ».  Bim ! Tout prend forme, mais oui évidemment Billy Talent !!!  Ils enchaînent avec d’autres tube qu’ils ont sur le coude comme « Surprise Surprise » ou « Devil on my shoulder ».  Dans la fosse c’est le kiff, ça danse, ça pogotte… En conclusion, vraiment bonne prestation énergique du groupe qui nous a renvoyé 20 ans en arrière.  Malheureusement pour eux, Billy Talent, aussi bons soient-ils, souffre d’un syndrome qui touche certains groupes.  N’ayant pas une touche ou une imagerie vraiment originale, ils font partie de ces groupes que tout le monde connaît et apprécie mais dont personne ne se rappelle.

La troisième édition de ce Download Festival est bel et bien lancée.

Après un passage en coup de vent devant Bury Tomorrow, set duquel on vous a rapporté quelques photos, on retourne vers la Mainstage 2.

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Par Mario

On enchaîne par curiosité avec les Suisses d’Eluveitie. Le Folk-Metal de la formation, son audace et son charisme fait danser avec joie les courageux qui y sont déjà. On notera l’exclamation de joie des fans de la formation aux premières notes d’ « Inis Mona ». Tu ne connais pas Eluveitie ? Pourtant, cette chanson, tu peux l’entonner en chœur. Attendez, Ru5ty me coupe encore la parole.

J’avais entendu et plutôt kiffé certains morceaux du groupe par le passé et j’avais donc hâte de les découvrir en live… Et ça n’a pas raté.  Énergie du metal, mélodie de chanson traditionnelle, le combo déboîte grav’ !!!  Certaines personnes qui les avaient déjà vus en live me disaient que c’était d’un chiant en concert parce que souvent « mal sonorisé ».  Faut dire que de mixer des instruments traditionnels (Vielle à roue, cornemuse, mandoline, thin whistle et bien d’autres) avec les instruments « classiques » d’un groupe de metal ce n’est pas une mince affaire.  Eh bah pour le coup j’ai été agréablement surpris, pur son, on entendait bien tous les instruments, chapeau bas à l’ingé son…

N’oublions pas Powerwolf et son heavy power metal bien kitsch, bien punch, bien énergique. C’était la première fois que je les voyais sur scène et je ne pense pas me tromper en disant qu’ils ont fait passer un bon moment à tout le monde.

Les pirates d’Alestorm répandent leur bonne humeur et leur joie de vivre sous leur bannière colorée. C’est frais, il fait bon vivre, on est heureux d’être là. Que demander de plus ? Pour Ru5ty, ça sera même la meilleure prestation scénique de la journée.

Par Erwan

On ne se le cachera pas, ce qu’on attendait le plus aujourd’hui, c’était Ghost (Oui, non, Ozzy Osbourne, ce n’est pas trop notre tasse de thé). Ghost a montré une fois de plus, avec la sortie de leur dernier opus, Prequelle, son talent et a confirmé qu’il avait bien sa place dans le paysage musical actuel. Désormais, c’est le Cardinal Copia qui prend le micro. Moins classe que les Papa Emeritus, il a quand même de la gueule, surtout accompagné de trois guitares, un bassiste, deux claviéristes et un batteur. La formation nous offrira ses tubes tels que « He Is », repris en chœur par un public exalté, « Square Hammer » ou encore « Cirice ». On note avec plaisir l’apparition de Papa Emeritus Zero, titubant, lunettes de soleil sous le nez, venu nous faire son solo de saxophone sur « Miasma ». Les moyens ont été mis pour le show entre le décor de cathédrale énorme, les flammes et les confettis. Tout le monde en a eu pour son argent, on peut rentrer dormir tranquille. Ah bah non, il reste encore le show d’Ozzy Osbourne. On se décale de quelques mètres et on attend sous la MainStage.

Bien sûr qu’il faut rester pour voir Ozzy Osbourne. Au moins quelques instants. Que l’on aime ou non, cet homme est une légende et il serait bête de ne pas en profiter un peu. Le public a répondu présent pour cette tournée d’adieu et Ozzy le récompense de sa fidélité avec des titres aussi emblématiques que « Bark At the Moon » et « Mr Crowley », qui ouvrent le bal ainsi que « No More Tears » ou encore quelques tubes, piochés dans la discographie de Black Sabbath. Que l’on aime ou non, (je radote, là, non ?), il faut reconnaitre qu’Ozzy Osbourne était plutôt en forme et performant ce soir. Mis à part les solos longuets, Monsieur Osbourne a bien fait son travail ce soir.

Par Mario

Ru5ty décide de faire un dernier petit détour :

Un peu frustré de la prestations d’Ozzy, on décide de se finir tranquillement avec le set de Converge.  Des gens pas très contents qui avoinent un punk hardcore de chez hardcore made in Boston. Plus besoin de les présenter parce qu’ils sont là quand même depuis un bout de temps (1990), mais contrairement à Ozzy, ils n’ont rien perdu de leur superbe.  Ils enchaînent morceaux après morceaux comme s’ils tentaient d’épuiser le public qui pogotte comme si c’était la dernière fois… Dans la fosse c’est la guerre.  Tout au long de leur set des gens se feront sortir par leur potes parce qu’ils ne tiennent plus debout mais qui sont content…

Maintenant que la journée est finie, direction la navette, il nous reste une longue route pour rentrer chez nous, passer sous la douche et panser nos coups de soleil. Demain est un autre jour et il promet d’être sportif.

 

Texte : Camille & Ru5ty

Photo : Mario et Erwan

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