Daimyo – Seigneurs de la guerre au Japon : Une exposition en trois temps

Le musée Guimet avec l’hôtel d’Heidelbach s’associent au palais de Tokyo pour un parcours parmi les plus belles armures et ornements associés à la classe daimyo des collections françaises privées et publiques.

 

Les daimyos forment une classe, ayant joué un important rôle dans l’histoire militaire japonaise durant la deuxième moitié de la période féodale, soit du XVe au XIXe siècle. Ainsi les armes, objets, ornements qui leur sont associés sont de véritables chefs d’œuvre, des trésors qui sont ici réunis en grand nombre et proposés au regard de trois façons particulières. Cette exposition est en effet, le résultat de l’association de deux musées : le musée des arts asiatiques Guimet et le Palais de Tokyo. Elle se déroule sur trois sites.

 

Première étape à l’hôtel d’Heidelbach, l’un des trois espaces du musée Guimet, un hôtel particulier de l’avenue Iena. Peut-être la partie la plus classique de cette exposition, où sont présentés de nombreux objets, d’ornements et d’armes associés à la classe daimyo. Ceux-ci sont expliqués, décrits et détaillés dans les cartels et repris dans certains textes explicatifs sur les murs. On y trouve également la traditionnelle frise chronologique. Le tout dans un espace unique, qui permet de revenir sur ses pas ou de circuler, sans avoir la sensation d’être à contre-sens. Une disposition qui invite à s’attarder, à comparer, plus que dans un dédale couloirs étroits et sombres.

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©Virginie Verde

Le point fort de cette exposition y est suffisamment mis en avant, en effet chaque cartel retrace l’origine et l’Histoire de l’objet à travers les collections. On constate ainsi le lien entre les collections françaises et l’art japonais, et on réalise rapidement la chance que l’on a de voir certaines de ces œuvres, issues de collections privées, rarement exposées, ou du moins réunies en si grand nombre.

Enfin le visiteur se rend au palais de Tokyo où il découvre l’installation « Le Corps Analogue », de Henry Longly, artiste britannique. Ce dernier espace mêle sculptures, sons, lumières, et vidéos. Là encore, pas de sens de visite. Le visiteur entre dans l’œuvre et déambule entre les pailles et les armures. Dans une « arène », huit armures sont exposées et prennent part à un spectacle sensoriel. La peau, le squelette, la robotique, la vie marine, autant de thèmes qui se dégagent de ce vaste espace, où l’on aperçoit plus tard les bananières et fourreaux d’armes en poils d’ours, discrètement intégrés à l’espace. Les distorsions dans lequel Henry Longly plonge le visiteur, le contraste entre l’objet historique et l’élément moderne ou scientifique, permettent une perception différente des objets historiques, impression d’autant plus forte qu’il s’agit de la troisième et dernière mise en scène de ces chefs d’œuvres.

 

Jusqu’au 13 mai 2018 à l’Hôtel d’Heidelbach. 19 avenue d’Iéna, 75116 Paris, à la rotonde du MNAAG, 6 place d’Iéna, 75116 Paris, ainsi qu’au Palais de Tokyo, 13 avenue du président Wilson, 75116 Paris.

Par Sophie

Crédits pour certaines photos: Virginie Verde

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