RENCONTRE AVEC DJ MIKE ROCK

DES RAMPES AUX PLATINES

C’est au corus du dernier Hellfest que nous avons  rencontrés son DJ officiel, prophète de la bonne parole du Hard et globe trotter avec les événements sportifs FISE, Mike Rock est un routard du Metal et des fêtes endiablées.

Salut Mike, comment ça va ? 

Nickel.

Troisième jour du Hellfest, pas trop crevé ?

Troisième jour, on est bien. J’ai mixé trois jour déjà, donc là c’est off et on va profiter du festival quoi !

Pour commencer, il me semble que tu as un parcours atypique et que ton arrivée dans le monde du DJing s’est faite sur le tard. Peux-tu nous raconter comment est né « Mike Rock » ?

Carrément, j’ai commencé à mixer, j’avais 27 ans, comme j’expliquais aux gens, j’ai plein de potes qui sont DJ maintenant et qui scratchaient, mixaient dans leur chambre quand ils avaient 12-13 ans, quand ils étaient jeunes quoi. Et moi je faisais du skate à fond, je m’en foutais de tout ça, et puis petit à petit je commençais à mixer sur les compétitions de skate et puis après du rock et je suis arrivé au Hellfest quoi.

Comment as-tu réussi à en faire ton métier à part entière et plus seulement un hobby ?

Bonne question ! Il y a pas beaucoup de DJ rock déjà alors que des DJs électro il y en a 50 000. J’ai des marques qui me font confiance, des festivals me font confiance, j’essaye de faire le max pour que le public s’éclate à fond, passe un bon moment, comme hier au Metal Corner, que se soit la grosse fête quoi. Les festivals aiment ça, ils me font confiance et me rappellent.

Comment définis-tu ton style musical ? Quelles sont tes influences ?

Bien j’écoute tout le rock en fait, ça peut aller de Mötley Crüe à Slayer, en passant par du gros hardcore comme Terror ou Hatebreed et par le truc du punk à roulette comme Millencolin, comme tout ça, comme Turbonegro. C’est vraiment large et quand je mixe, je mets sur les rushs en fait un peu ce que j’écoute à la maison, c’est vraiment le rock qu’il faut, le rock qui balance à fond les ballons quoi.

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En étant dans le roster de Monster Energy, tu gardes un sacré pied dans le monde des sports extrêmes. Imagines-tu en partir un jour pour te consacrer aux événements musicaux ?

Nan, je resterai toujours skater avant d’être DJ, les sports extrêmes, ce sont les meilleures soirées, ce sont vraiment des bons événements, c’est top et puis je connais plein de riders qui sont des potes et tout, c’est une grande famille. 

Nous sommes actuellement au Hellfest, c’est ton 7ème en tant que DJ sur le site. Comment t’es-tu retrouvé embarqué dans cette aventure ?

C’est une longue histoire, j’ai commencé en 2009, le Hellfest m’avait appelé pour faire des interviews pour le DVD avec Metallian, on avait fait la deuxième partie du DVD sur les coulisses du Hellfest, on a interviewé les festivaliers, montré un peu les backstages aux gens, ils pouvaient voir ce qu’ils ne voyaient pas normalement quoi. On a croisé des groupes comme Machine Head, Entombed, Anthrax, on a posé plein de questions et l’année d’après ils m’ont appelé pour mixer, j’étais sur le Metal Corner le dimanche où on a mis un gros bordel au bar VIP, gros gros bordel, ils ont appelé la sécu, ça a tellement bien marché que depuis, ils m’on rappelé et je suis DJ officiel du Hellfest, c’est un gros honneur et toujours un plaisir d’être là.

 

Quelles sont tes impressions quant à l’évolution des festivaliers et surtout du festival après toutes ces années ?

C’est toujours génial, on se demande à chaque fois comment ils vont faire mieux et ils y arrivent toujours d’une édition à l’autre, super prog, super mise en scène du site, c’est vraiment un plus parce qu’il y a plein de festivals où t’as juste les scènes et un chapiteau, après il y a rien, c’est vraiment plus qu’un festival, c’est vraiment top. Pour les festivaliers, il y a une atmosphère complètement rock’n’roll dingue qui arrache tout la nuit avec les flammes, avec tout ça et les gens viennent aussi pour ça

On te retrouve au Metal Corner, au VIP, au Klub du Hellfest Cult, et même à pas mal de warm-ups… Dans tout ça, qu’est-ce que tu préfères ?

Toutes les soirées sont bien, tu sais que ça va devenir rock n’roll d’un moment à l’autre, les gens sont à fond et contents d’être là. Après, il y a toujours un plus pour le Metal Corner, c’est une de mes scènes préférées dans l’année parce que le public est là, les gens à la sono et aux lights, ça fait longtemps que je les connais, c’est top. J’ai même demandé ma femme en mariage hier soir sur cette scène donc voilà, c’est un grand moment et une des meilleurs soirée de l’année.

Y a-t-il des groupes que tu ne veux surtout pas louper cette année au Hellfest ?

J’ai déjà loupé tous les groupes que je voulais voir, parce que quand je mixe, je me couche à 6-7h du matin et il est déjà trop tard quand je me lève mais Black Sabbath parce que c’est le dernier concert, c’est la dernière tournée, c’est un groupe qui a créé l’histoire du rock, ils ont créé le stoner, le doom sans le savoir au début, ça a marché de fou. Il y a Slayer tout à l’heure, on va aller se bastonner un peu dans le pit, on va faire du sport, après il y a plein de groupes…. Refused! Finir sur Refused, ça va être bien.

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On t’a vu au Longlive RockFest et on te retrouvera au Sylak en août. On dit souvent que le Hellfest éclipse tous les autres fests metal en France, qu’en penses-tu ?

C’est pas la même dimension entre le Hellfest et le Sylak, c’est vraiment deux festivals différents, déjà par la taille, Sylak est plus petit, c’est très familial, c’est cool, j’ai déjà mixé là-bas et je vais y retourner, le Hellfest c’est un des plus gros fest en Europe déjà et au monde, ils font tout le rock, ils ont une puissance, ça fait 11 ans qu’ils sont là, il y avait le Fury Fest avant, tous les autres festivals vont grandir, il faut leur donner le temps et ça va être bien pour tout le monde quoi.

Tu as été amené à travailler pour pas mal d’événements en Europe, et notamment avec le Groezrock ou le Sonisphere. Quelles ont été tes meilleures expériences ?

Tous ces festivals sont géniaux, le Groezrock, j’ai mixé à la soirée d’ouverture c’était grosse soirée métal hardcore, c’est un public qui est toujours top quand je fais des soirées de ce genre, Sonisphere, quand il y avait Metallica, Maiden, pareil, grosse soirée, le public rock métal est vraiment le meilleur.

Et du coup, à choisir, tu préfères jouer en France ou à l’étranger ?

Les deux sont bien, après quand je mixe à l’étranger, c’est top, j’ai mixé à Las Vegas, en Chine, en Malaisie, cette année je vais aux Etats-Unis et au Canada, c’est fou de faire ça, il y a pas d’autres DJs rock qui font ça, j’ai vraiment de la chance, il y a des marques, des événements qui me font confiance et qui m’envoient dans le monde entier pour faire la musique quoi. C’est vraiment taré, après en France.

 Et dans tout ça, tu te retrouves aussi bien à mixer devant des milliers de personnes que dans des petits bars. Ce n’est pas un peu rude la transition parfois ?

Je mixe pas mal au Dr Feelgood sur Bastille, c’est ma seconde maison, c’est les potes et c’est bien aussi d’être proche des gens, parce que quand t’es sur scène t’as 2 000 personnes mais t’as pas une interaction, les gens sont loin, t’as une barrière devant, alors que quand tu mixes dans un bar, t’as moins de personnes, mais t’as une proximité et ça, c’est bien aussi d’être avec les gens.

Propos recueillis par Mario Ivanovic

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