CERNUNNOS PAGAN FEST- 24/25 février 2018 @ Ferme du Buisson : RECIT I

 

Cette année le Cernunnos Pagan Fest fêtait ses 10 ans. Pour l’occasion des nouveautés étaient annoncées. La première et pas des moindres, le festival s’est tenu sur deux jours, deux fois plus de plaisir donc, deux fois plus de groupes à découvrir et deux fois plus de temps consacré à cet univers hors du temps qui, tous les ans, nous procure cette sensation exceptionnelle dans une ambiance toujours plus conviviale.

Que ce soit les organisateurs du festival, les bénévoles présents pendant les deux jours (de l’installation jusqu’au rangement, chapeau bas) ou encore la Ferme du Buisson et son personnel charmant (merci au régisseur qui nous a offert un abri, au chaud, le temps d’une pause déjeuner) les artisans accueillants, souriants, et heureux de prendre le temps de discuter et de nous faire découvrir leur savoir-faire, tous, ont été très agréables toute la durée du festival.

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Mais un festival qui s’agrandit, offre aussi beaucoup plus à voir. L’équipe Pagan The Unchained s’agrandit aussi pour vous offrir le maximum de détails sur ces deux journées. Deux récits donc, deux façons de vivre le festival (parmi tant d’autres!). Notre bande se sépare à l’entrée chacun avec un compagnon d’aventure pour vivre cette édition anniversaire en se retrouvant, bien entendu, de temps en temps autour d’un verre d’Hydromel ou d’Hypocras.

Première voix, premier regard, voici le premier récit :

JOUR 1 : On se souvient l’année passée du mauvais temps qui nous avait accompagnés, rendant les  déambulations extérieures beaucoup moins agréables. Mais cette année, le soleil était de la partie ainsi qu’une vague de froid venue du nord spécialement pour assister à l’événement, ne sommes-nous pas chanceux ? De vraies conditions hivernales pour une immersion complète, un vrai bonheur! Et comme le froid n’effraie pas les païens (enfin pas tous), alors que l’attente se fait un peu longue à l’ouverture,  des déambulations commencent. Ces femmes aux bras découverts impressionnent tant par la taille des échasses que par leur capacité à affronter les températures alors que l’on cherche à se réchauffer comme on peut.

Le set de Adaryn débute alors que nous nous approchons de l’Abreuvoir, hélas, quel ne fut pas notre désespoir de voir la salle comble, sans même un seul petit espace où se faufiler. Un festival victime de son succès il semblerait, il nous faut donc nous résoudre à accepter cette fatalité : plus de 15 minutes avant le concert tu te présenteras devant l’Abreuvoir…

Le premier concert de la journée sera donc Lappalainen, des finlandais, youpi ! Oups… En fait non, si le nom sonne finlandais, c’est d’une contrée moins lointaine que nous provient ce groupe puisqu’ils viennent de France.  Le début est prometteur, les morceaux sont plutôt entraînants et mettent de bonne humeur mais finiront par manquer  d’originalité au bout d’un certain moment. Peut-être parce que le côté folk marqué sur album s’entend beaucoup moins en live.  Néanmoins l’énergie du groupe se propage dans la salle et nous fait passer un très bon moment.

 

 

 

Si on veut profiter de tout ce que le festival a à offrir, il faut faire des sacrifices et après une lecture de contes en plein air, retour dans La Halle afin de profiter de la formation des anciens membres de Stille Volk : Hantaoma.  Cette-fois il faut se décider à parcourir un peu la salle afin de trouver le meilleur endroit pour profiter du son. Certes la performance scénique a aussi de la valeur mais Hantaoma a aussi fait le choix de ne pas utiliser d’instruments traditionnels, ce qui peut plaire ou non mais dans un festival comme cela là, le visuel a son importance.  Le choix est osé mais c’est aussi le leur, et faire ressortir le côté folk devient donc un peu plus difficile. Pour attirer le public tout de même, le groupe a décidé, pour la première fois qu’ils venaient au festival, de présenter les morceaux de leur album à venir, plus metal que folk. Bon je n’ai pas dansé tant pis ça viendra.

 

Il faut dire que la programmation cette année est riche en Black/folk un aspect du pagan plus obscur, plus symbolique aussi et surtout plus mystique.  La suite de l’aventure pour les fans du genre sera bien entendu Ereb altor, raconté dans le récit II. Le concert suivant sera donc pour mon binôme dans l’Abreuvoir avec Waldgefluster.

Ce que je peux dire c’est que les gens planent, et, bien ancré devant la scène, notre binôme entre en symbiose avec le reste de la foule.  C’est sombre, c’est fort c’est relaxant. Le chant mélancolique sur le thème de la nature nous ferait presque oublier pendant quelques minutes où nous sommes. Les allemands savent nous enchanter et on regrette presque que ça se termine.  Heureusement dans l’Abreuvoir le prochain concert est dans la même veine. Autant rester dans cette ambiance.

 

 

Oui enfin c’est quand même un peu plus énergique, plus puissant et épique. Angantyr, tout droit venu du Danemark, captive. Avec leur peinture dégoulinante,  le décor fait de bois comme des sculptures dédiées aux dieux païens, le public se réveille. Les titres s’enchaînent sans un instant de répit. C’est tellement intense dans l’Abreuvoir que le groupe dépassera même l’horaire, mais peu importe ! Ça n’a pas l’air de contrarier le public bien au contraire. C’est par ailleurs mon dernier récit pour cette journée du 24. On ne va donc pas se plaindre que le plaisir soit prolongé dans cette atmosphère Black. Le groupe suivant, la tête d’affiche du jour Faun étant dans un style complètement opposé.

 

Une journée sous le signe du Black metal donc, ce qui est assez déroutant pour moi-même, étant habituée à danser comme un farfadet. Cependant comme je l’ai dit c’est une des façons de vivre ce festival et la deuxième journée s’annonce toute nouvelle et toute ensoleillée. L’aventure continue suivez-nous…

JOUR 2:  12h, la Team Pagan The Unchained heureuse de se retrouver autour d’un bon repas attend de pied ferme l’ouverture de la seconde journée et se raconte les histoires merveilleuses de la veille. Un peu timide, le public ne se presse pas encore aux portes des salles, ce qui, d’un côté, facilite les allées et venues des festivaliers. Après avoir goûté à la bière traditionnelle de la Taverne, la communauté se doit de se séparer de nouveau et chaque binôme reprend sa route vers de nouvelles aventures.

Ce jour sera placé sous le signe de La Halle pour le binôme Cindy/Aurélia, avec cependant quelques tentatives pour voir ce qu’il se passe de l’autre côté. Mais la journée concert se fera majoritairement dans la grande salle.

On débute avec Darkenhöld, le groupe le plus mystique du week-end. Ce groupe français nous emmène une nouvelle fois faire une balade en forêt. Très atmosphérique le chant est  en français ce qui est pour ma part un point positif pour un groupe qui a le plaisir de jouer lors d’un festival pagan. Rien de mieux que de partager sa culture, ses traditions dans sa langue d’origine. Il est vrai qu’entendre du Black en français n’est pas chose courante et puis au moins lorsque les titres sont annoncés, le public comprend ce qu’il se passe! (Même si souvent c’est assez amusant d’écouter les groupes parler en anglais et d’entendre seulement deux trois cris éparpillés dans le public, mais je m’égare…). Darkenhöld est une belle découverte, leur musique raffinée sur fond médiéval accroche et donne envie de les connaitre un peu plus, surtout qu’il n’est pas difficile de voir que ce sont des gens adorables. Espérons qu’ils reviennent nous gratifier de leur présence au Cernunnos.

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SAUF QUE, Après plusieurs groupes de black/ atmosphérique il est réjouissant de voir monter sur scène Celtachor. Avec leur kilts et leur flûtiste, un peu de folk entraînant est bienvenu (un besoin irrépressible de sauter et danser pointe le bout de son nez) . Pourtant le groupe qui semblait bien tentant n’a pas pris si bien que ça. Ils ont tout pour plaire, la présence scénique un  flûtiste assez divertissant (bien qu’on entende très peu l’instrument malheureusement) mais la sauce ne prend pas. C’est assez compliqué de savoir exactement pourquoi, mais malgré des titres plutôt engageants le public restera assez statique.

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Heureusement la déception quant à l’ambiance du concert sera de courte durée puisque juste après joue Boisson Divine, et là plus de doutes, les pieds ne restent pas au sol (voir récit II).

Le groupe suivant est très attendu, Belenos, un habitué du festival si on peut dire. Et puis il faut avouer que lorsqu’on vient de Bretagne difficile de ne pas faire craquer le monde du pagan (et je ne suis même pas bretonne). Belenos, c’est une personne, Loïc Cellier qui fait tout (c’est aussi le nom d’un dieu gaulois). Mais vraiment ce groupe n’a qu’un seul membre. Bien sûr pour le live, il se fait accompagner de musiciens, et c’est donc assez intéressant de voir comment la cohésion peut fonctionner dans ce cas. Rien à dire, cela fonctionne, le public est ravi et profite d’une heure de concert qui semble durer quelques minutes seulement avec pourtant un set qui parcourt la longue carrière de Belenos. Les fans sont ravis, les autres peuvent découvrir un groupe phare du pagan français.

 

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OOOoooooh terres estoniennes, si peu connues dans nos contrées, quels secrets cachez-vous ? Un groupe, et pas n’importe lequel, des créatures sauvages… Voici venue l’heure de Metsatöll le groupe que j’attendais avec impatience. D’ailleurs c’est une  surprise de voir qu’ils ne sont pas si connus que ça par ici, mais, leur prestation ne fera qu’arranger les choses. Avec ce premier passage au festival il est garanti que leur nom sera gravé dans la mémoire des festivaliers ou sur des tee-shirts, ça fonctionne aussi.   Point de déception donc et même, nous serons beaucoup à être très impressionnés par Lauri « Varulven » Õunapuu  et ses instruments (qu’il fabrique souvent lui-même), son solo de cornemuse et ses pieds nus bien entendu. Les  célèbres titres “Vimm” et “Küü”, seront de la partie, ainsi que des morceaux de leur dernier album sorti en 2014… (Pour plus d’infos sur le groupe vous retrouverez bientôt une interview sur The Unchained). Parfois austères mais plus souvent complètement fous,  ces créatures charmantes et charmeuses fêtaient leur 19ème anniversaire et auront marqué ce festival. Au plaisir de les revoir, peut être au fin fond d’une forêt estonienne sait-on jamais.

 

 

Un peu de répit cependant est mérité avant d’attaquer le dernier concert du festival.  Le temps de retrouver ma petite photographe perdue au milieu du concert de Saor, non pas perdue en fait, juste captivée… Deux jours ça épuise légèrement… Bon d’accord il faut avouer qu’ au bout d’un moment on se demande si on va tenir jusqu’à la fin mais c’était sans compter sur la puissance scénique de la tête d’affiche du jour. Saor Patrol, lorsqu’on ne connait pas le groupe, la première pensée qui peut venir à l’esprit c’est : comment vont-ils faire tenir le public une heure et demi (bien oui, Saor Patrol c’est surtout de l’instrumental, alors on se pose la question ) ? Clôturer le festival n’est pas une mince affaire mais Saor Patrol s’en sort à merveille, une énième merveilleuse surprise.  Si les festivaliers semblent pourtant avoir en partie déserté les lieux, c’est tant pis pour eux, ils n’ont peut-être pas voulu tenter l’expérience et auront raté quelque chose ! Heureusement la foule reste assez nombreuse pour honorer un groupe aussi énergique que cocasse. Beaucoup de blagues qui malheureusement ne seront pas comprises par la majorité (et oui j’y reviens!), tant pis on se marre quand même. Le charme du groupe est assez puissant pour provoquer des sourires jusqu’aux oreilles ! Un regain de vitamines , des dernières danses et jump pour terminer un weekend extraordinaire. Ça part en file indienne dans la fosse , ça danse bras dessus bras dessous ce qui ne manque pas d’impressionner cette formation incroyable sur scène avec ses tambours en fond, la cornemuse, la guitare et des membres très attachants,  qui pour une première en France semblent très ravis. Au point qu’ils font un rappel pour notre plus grand bonheur. Un final en beauté il faut le dire à tel point que quitter La Halle deviendrait un vrai défi…

 

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Si mon récit s’arrête ici, ce n’est pas la fin! La deuxième partie racontée par nos compagnons païens déchaînes par ici!

Un grand merci à Marie pour son dévouement extraordinaire.

A Sarah de Dooweet Agency, toujours un plaisir!

A toute l’équipe qui permet à ce festival d’exister.

Voix du récit I : Cindy

Regard du récit I : Aurélia Sendra

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