RavenEye + Birdstone @ Les Etoiles – 17/02/18

Toi, hé toi là ? Te tourne pas, c’est à toi que je parle.

Tu connais RavenEye ? Nan ? Bon, ben c’est pas (encore) grave, tu as le temps de les écouter. En revanche, si tu as loupé le concert, ben c’est fort dommage. Pour toi, parce que c’était génial. Mais t’en fais pas, je vais te raconter tout ça.

An de grâce 2016. En ouverture de ce qui serait l’un des derniers concerts de Zodiac, un petit trio anglais tout à fait bondissant enflamme la Flèche d’Or. Ils s’appellent RavenEye, ils jouent du rock plutôt musclé, et ils déploient une énergie incroyable.

Inutile de préciser qu’une semaine plus tard, je connaissais déjà leur album par coeur, et qu’au Download Paris suivant, c’était un bonheur de les revoir, malgré des conditions discutables.

BREF, tout ça pour dire que j’aime beaucoup RavenEye, qui entame ce samedi soir sa première tournée européenne en tête d’affiche. Pour boucler la boucle, c’est un autre trio, français celui-ci, qui chauffe la salle et crée une très agréable surprise.

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Ils s’appellent Birdstone, ils viennent de “Tours/Poitiers”, et ils balancent un hard blues teinté de psyché qui réveille les chaumières. Côté voix, on est assez proche d’un Jack White, ce qui ne peut être que bon signe, et tous ont l’air de s’amuser follement. En résumé, un petit groupe pétri de bonnes idées. Le batteur qui donne de la voix pendant certains breaks, ou le final sans micro où chacun attrape un tom de batterie et tape dessus en chantant une sorte d’incantation… Clairement un groupe à revoir (ou à découvrir) ; pour info, ils seront au Hellfest côté Hellstage en juin prochain. En même temps qu’Iron Maiden, la tâche est ardue, mais on leur souhaite bien du public !

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Pendant qu’on discute justement du nombre de plus en plus important de bons groupes (souvent français) proposés en première partie des concerts, et de la joie que ça procure, la salle se remplit un peu, mais clairement pas à son meilleur potentiel. Mais peu importe, manifestement, il y a assez de monde aux yeux du groupe…

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“Bonjour, on est RavenEye, c’est la première fois qu’on joue comme ça en dehors du Royaume-Uni, on savait pas du tout à quoi s’attendre et on n’en revient pas que vous soyez aussi nombreux !”

Et BAM, c’est parti pour une grosse heure et demi de débauche d’énergie sur scène. Certes, l’estrade des Etoiles n’est pas immense, mais le trio occupe tout l’espace disponible, horizontal comme vertical. Et vas-y qu’on saute partout, qu’on monte sur la batterie, qu’on se défoule sur les pieds de micro qui prennent cher, et surtout, qu’on joue du rock.

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Ouais. C’est cool, le rock. J’aime bien le rock.

Ça fait deux ans que je me demande exactement ce qui rend RavenEye tellement efficace. Parce qu’ils sont “que” trois, ils jouent sans samples, donc on a une musique brute, mais très loin d’être simple. Sous l’apparence du chaos, des micros qui se débranchent, des instruments qui se balancent, les compos sont bien construites, équilibrées et superbement interprétées. Pas besoin de réinventer la poudre quand on peut bien exécuter de beaux morceaux bien pensés, et c’est exactement ce qu’ils font.

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Avec l’avantage certain d’être des musiciens hors pair, le groupe dispose d’un atout incontestable : Oli Brown chante. Il chante bien, avec une voix totalement envoûtante. Le genre de voix qui te prend aux tripes naturellement, qui sonne en live comme sur album, et qui couvre toute une palettes d’effets, du romantique au fâché.

Accessoirement, ces trois petits Anglais ont de super bouilles, ce qui ne gâche rien, soyons honnêtes, en particulier quand on voit la brochette de spectatrices au premier rang à la limite de la transe.

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Alors malheureusement, on a ENCORE eu un problème avec la lumière. Après les effets splendides pendant Birdstone (l’avantage de jouer dans une salle qui fait boîte de nuit, c’est qu’il y a des boules à facettes et des spots prévus pour s’éclater dessus), l’ingé en charge du concert de RavenEye privilégie les effets épileptiques et un éclairage sommaire voire inexistant sur scène pendant les 4 premiers morceaux. Du coup, on ne voit pas le groupe. Eux-mêmes voient à peine ce qu’ils font.

Sérieux, les enfants, je suis consciente de sonner comme un disque rayé, mais c’est relou.

RE-LOU !

Mais bon, au bout d’un moment, ça s’arrange. J’imagine que je ne suis pas la seule à avoir alerté ledit ingé que l’expression “voir un groupe en concert” comporte le mot “voir”. Et à partir de là, le concert est parfait. Jusqu’au final, joué par les trois musiciens chacun muni d’une guitare sur le devant de la scène. Une jolie réponse à celui de Birstone, qui confirme que décidément, ces groupes étaient faits pour partager l’affiche.

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Un concert tout à fait réjouissant, donc, idéal pour se défouler gentiment et se casser la voix. Encore une fois, c’était un peu triste de voir la salle, et le public présent reste un peu mou malgré tout. Mais peu importe, ce n’est qu’un début pour RavenEye, et le trio semblait ravi de sa soirée. Ils reviendront plus fort, probablement à la fin de l’année, puisqu’ils partent en studio au printemps pour enregistrer un successeur à leur premier album Nova. Que je te conseille fortement d’écouter, mais ça, tu l’avais compris. En tous cas, d’ici à ce qu’ils repassent, le temps va me sembler bien long.

Belles photos – Lesly

Texte (objectif au possible) – Sarah.

Merci à Live Nation

 

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