Arch Enemy + Guests @ Bataclan – 23 janvier 2018

J’avais prévenu.

J’avais prévenu que la prochaine fois où je ne serais pas flanquée d’un photographe (même un mauvais), j’allais m’énerver.

Ben tu vas rire. On a fait la demande Unchained pour aller voir Arch Enemy. J’avais DEUX (bons) photographes dans les starting-blocks… Et finalement, j’ai été la seule accréditée.

C’est un complot. UN COMPLOT MA BONNE DAME !

Ah ben là, les Reptiliens et les fans de la Terre Plate, ils font moins les malins.

 

Bref.

 

Chose promise, chose due. Je vais ENCORE tout illustrer moi-même avec les moyens du bord. Pour ce, on va essayer d’économiser du texte.

La soirée a commencé avec Jinjer, et sans moi, puisque ce premier groupe (ukrainien) avait fini de jouer au moment où je suis arrivée au Bataclan. A 18h27. Oui, c’est précis.

L’avis de mon pote Fly qui en a vu un morceau et demi : “C’était vachement bien, ils ont une chanteuse qui envoie du lourd, façon Angela”. Je suis bien obligée de lui faire confiance…

Forcément, il est encore tôt quand Tribulation monte sur scène.

Il s’agit (d’après Wikipedia) d’un groupe suédois. Ils jouent un genre de goth/blackened heavy (je suis aussi nulle en marques qu’en photographie, t’as vu ?), et jouent à mort sur les ambiances. Concrètement, ça se traduit par une scène plongée dans l’obscurité verdoyante, des musiciens en costumes d’Halloween et une sortie de scène du groupe entier entre CHAQUE chanson. Pas nécessaire, mais on peut leur pardonner : ils jouent bien, semblent s’éclater, et leur musique se révèle plutôt efficace. Somme toute une très bonne façon de débuter la soirée (quand on a loupé Jinjer)

Tribulation 1
Les guitaristes de Tribulation ; 40 kilos en cumul, grattes incluses – Capture Youtube*

La première fois que j’ai vu Wintersun (en l’an de grâce 2006), ils ouvraient pour Amon Amarth, et je ne pense pas les avoir revus depuis. Plus de 10 ans plus tard, ils restent relégués en première partie de groupes plus bourrins qu’eux. Ça ne peut pas être bon signe, et c’est un peu triste de voir un groupe tourner un DVD sans être tête d’affiche. Ceci dit, y’a quand même moyen de passer un bon moment ; c’est kitsch à souhait, ça astique joyeusement le manche des guitares, et le chanteur n’a pas la voix de falsetto qu’on trouve habituellement associée au power metal. Alors oui, y’a un côté Rhapsody en moins rapide (sauf les solos) et plus bourrin (la voix), mais on visualise sans peine une armée de petits lutins combattant des elfes à dos de licorne dans une forêt enchantée. Franchement, avec de la bière, ça passe crème.

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Wintersun – Sauras-tu retrouver le techos qui filme ? C’est subtil

Et avant de passer au clou de la soirée, laisse moi pousser un coup de gueule.

Il faudrait proposer un moratoire aux ingénieurs lumière des concerts contre les deux pires inventions jamais utilisées en concert ; l’effet stroboscope et les spots à hauteur des yeux du public. C’est curieux parce que j’ai remarqué une recrudescence de leur utilisation en concert récemment et c’est INSUPPORTABLE. Au point de devoir parfois aller jusqu’à la console et demander au gars d’épargner la découverte de l’épilepsie à une bonne moitié de la salle. Alors pour Wintersun, c’était chiant mais sporadique, donc ça passait encore. N’écoutant que mon courage et ma soif de vérité, je t’en fais profiter :

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Wintersun : c’est EXACTEMENT ce qu’on voyait quand les spots nous massacraient les yeux

Ben là, sur scène avec Arch Enemy, y’avait QUATORZE spots installés au même niveau que la batterie et dont le mouvement balayait la foule. Comme je travaille sur mon égoïsme, j’ai même demandé autour, et on était une belle bande à devoir baisser les yeux pendant parfois des pans ENTIERS de chansons.

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Allez, sois sympa, ami light-tech ! Je te ferai un câlin. Ou une tarte salée.

Sérieux les gars, je vous en SUPPLIE. Le fait que ça rende les pogos plus surprenants façon “Tu me vois… TU ME VOIS PLUS ! *VLAN*”, encore, on peut gérer. Mais repartir d’un concert avec la nausée, la migraine et la frustration de ne pas avoir vu le groupe pendant un bon tiers du show n’est PAS acceptable.

Merci de votre attention.

Mais revenons plutôt à nos moutons Suédo-Canadiens d’Arch Enemy. Ou de ce que je pense en avoir vu, puisqu’entre deux spasmes épileptiques, j’ai eu le loisir de constater que dis donc, ils sont grands les gens cette année. Pourtant je suis loin d’être petite, mais voilà :

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Réalisé sans trucage

 

Pour couronner le tout, le son laissait à désirer sur certains morceaux ainsi que sur l’intégralité des prises de parole d’une Alissa White-Gluz malade mais déterminée à communiquer en français. Le problème, c’est qu’on ne comprenait pas grand chose à ses interventions (hormis les “CHANTEEEEEZ !” qui me mettent en joie depuis 3 ans).

Même malade, elle assure comme elle peut, quitte à disparaître pendant My Apocalypse pour mieux revenir sauter partout à grands renforts de headbang. On notera d’ailleurs que les cheveux d’Alissa mériteraient un blog beauté à eux seuls, au vu du nombre de tignasses couleur “Rockabilly Blue®” dans le public. Y’a de quoi détrôner EnjoyPhoenix.

Côté groupe, les musiciens déroulent leur set comme un serpentin à Mardi-Gras. C’est carré, fluide et efficace bien qu’encore en rodage. Le menu fait la part belle aux derniers albums, soit War Eternal et le petit nouveau Will to Power (normal), saupoudré de morceaux plus anciens (et bourrins) type Nemesis ou Bloodstain Cross. On notera que “No Gods No Master” a disparu des incontournables, et que c’est très dommage. Mais bon, ils jouent ce qu’ils veulent, même “The Eagle Flies Alone” (bien parti pour devenir le signal “pause WC/Bar” dans le futur.)

En conclusion, ce fut un concert sympathique bien qu’un peu frustrant. On ira quand même les revoir en festival cet été histoire de confirmer que les quelques déceptions de la soirée sont dues aux circonstances qu’à l’évolution d’Arch Enemy.

Quand à moi je vais appeler un ophtalmo et réfléchir à créer une section “Tutos” sur The Unchained pour t’apprendre à faire la couleur d’Alissa ou le t-shirt “Elvira chauve-souris DIY” du guitariste de Tribulation. Stay Tuned.

*Cette capture d’écran vient d’un joli clip amateur-devenu-officiel réalisé pour Dark Tranquillity que je t’invite à aller voir si le cœur t’en dit

Texte et photos éblouissantes : Sarah. Dont tu peux admirer le selfie post-concert ci dessous :

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