ULVER + STIAN WESTERHUS @ La Machine du Moulin Rouge (19/11/2017)

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Ayant vaguement écouté les albums d’Ulver des années 90, je ne savais pas à quel point le groupe avait changé de style, évoluant du black metal à un mélange de rock prog et d’ambient. Certes, je savais que les norvégiens avaient évolué mais je ne me doutais pas que le changement avait été si radical ! N’ayant pas suivi de près la carrière du groupe, ma surprise fut grande en découvrant le groupe sur la scène de la Machine du Moulin Rouge ce dimanche soir pour la première fois ! Apparemment, Ulver n’était pas repassé par Paris depuis 2011. Par conséquent, la salle était remplie. Dans la salle, on ne compte pas uniquement des métalleux mais aussi des personnes venant d’autres horizons musicaux si j’en juge par leur look.

La soirée commence un peu avant 20 heures par un artiste norvégien assez éloigné de l’univers metal : Stian Westerhus. Il a notamment joué avec le groupe d’électro-jazz Jaga Jazzist. Il connait bien les membres du groupe Ulver et a par conséquent été invité sur quelques-uns de leurs albums, notamment leur dernière galette (« The assassination of Julius Caesar ». Ce musicien vient du jazz mais ce soir-là, il propose plutôt une performance de musique expérimentale, entre ambient et drone. Jonglant avec diverses pédales d’effets, il joue de la guitare à l’aide d’un archet, ce qui est peu commun et donne une touche très avant-garde à sa musique. Sa voix est parfois très aiguë et puissante. Cependant, l’ennui commence à pointer, sa musique étant un peu trop plate et pas assez « punchy » à mon goût.

Après une demi-heure de concert, les membres d’Ulver le rejoignent sur scène et ensemble, ils entament leur dernier album sans pause. Ce soir-là, ils joueront la totalité de leur nouveau disque, « The assassination of Julius Caesar », qui est sorti sur le label « House of Mythology » le 7 avril dernier. Il s’agit du onzième album studio du groupe. C’est, semble-t-il, un concept album qui s’empare de divers événements historiques et prend pour base la mort de Lady Di sous le pont de l’Alma il y a tout juste 20 ans, en 1997. Même si elle manque un peu de force à mon goût, leur musique n’est pas dénuée d’intérêt, quelque part entre Depeche Mode pour les claviers et le côté eighties et Pink Floyd pour le côté planant voire carrément psychédélique.  Le groupe offre un spectacle de sons et lumières digne de Jean Michel Jarre avec force jeux de lasers et des projections avec une esthétique de jeux vidéo. On aperçoit notamment un pentagramme en  mouvement circulaire évoquant les jeux sur console Atari de nos jeunes années. Le groupe, mené par le chanteur Garm, enchaîne dans l’ordre les morceaux de l’album avant de disparaître. Quelques minutes plus tard, ils font un rappel à l’occasion d’une reprise d’un hit planétaire du groupe culte des années 80, Frankie goes to Hollywood. Je veux parler du morceau « The power of love », un de leurs meilleurs au passage !

Merci à Garmonbozia pour cette soirée.

Setlist :

  • Nemoralia
  • Southern Gothic
  • 1969
  • So falls the world
  • Rolling Stone
  • Echo Chamber (Room of tears)
  • Transverberation
  • Angelus Novus
  • Bring out your dead
  • Coming home

Encore :

  • The Power of Love (Frankie Goes to Hollywood cover)

 

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