Evergrey + Need @ La Boule Noire – 01/10/2017

Oui, cela fait une éternité que je n’ai pas pris le clavier pour vous écrire quelques mots. Mais quoi de mieux que de le faire à nouveau pour vous parler d’Evergrey ? J’en ai fait des kilomètres pour ce groupe, j’en ai vu du (des ?) pays en à peine trois ans. Mais c’est toujours avec la même émotion et le même plaisir que je me pointe encore à chaque fois que l’occasion se présente devant ces grands gaillards. Quoi de plus naturel dans ce cas que d’avoir réservé depuis des lustres la date du 01 octobre dans mon agenda ?

1907

Ce soir, c’est à La Boule Noire que ça se passe. Nous arrivons bien tôt, histoire de partager la traditionnelle petite bière d’avant concert avec les copains et de se remémorer  les dernières anecdotes en date. Puis vient l’ouverture des portes et le passage obligé par les merchs, où nous accueille avec beaucoup de gentillesse Steven, le merch boy, en écoutant d’une oreille distraite la première partie en train de jouer. On découvrira avec plaisir Need, un groupe tout droit venu de Grèce qui, malgré une fumée bien compacte, nous offre un show plutôt agréable à regarder et surtout à écouter. Il faudrait peut-être d’ailleurs se pencher un peu sur leur cas en dehors de la scène !

1908

Changement de plateau. Les gens profitent des lumières allumées pour aller refaire le plein de bières (ou pour évacuer la précédente) et on en profite, nous,  pour se placer bien correctement sur le devant de la scène. Et on attend. Impatiemment.

Le public français a répondu présent ce soir pour les Suédois et ça ne doit pas être ridicule à voir depuis la scène. Les premières notes de l’intro résonnent et ça y est, Evergrey monte sur scène. On découvre alors une formation qui donne l’impression d’être heureuse d’être là, pleine de vie, avec un frontman qui a toujours un mot, une bêtise à adresser à ses fans. On déplorera aussi un instant les machines à fumées qui, à mille lieux de poser une atmosphère, ne font que rendre la scène opaque quand les lights tapent dedans. On la dit (on le dit à chaque fois), on ne revient pas dessus et on profite du concert.

1914

Le set s’ouvre sur « Solitude Within », tirée de Solitude, Dominance, Tragedy, deuxième opus de la formation et on entre tout de suite dans le vif du sujet. Le public sait tout de suite montrer qu’il est là et reprend en chœur les refrains. Pour ma part, le show débutera vraiment sur « The Fire », de Hymns for the Broken, deux titres plus loin. Et je ne redescendrai pas jusqu’à la fin.

1911

Le set mélange à merveille les différents albums, passant d’un succès à un autre, faisant tout de même la part belle à Hymns for the Broken, dont on appréciera tout particulièrement « A New Dawn » et « Black Undertow ». Puis les lumières s’éteignent, le projecteur se fige sur Rikard au clavier. Débute alors la sublime « Words Mean Nothing », de Solitude, Dominance & Tragedy. On se laissera porter, bercer jusqu’au titre suivant, “I’m Sorry”. Tom, le frontman en profite pour interpeller la foule « Vous connaissez les paroles ? Chantez ! Vous ne les connaissez pas ? Faites semblant! » Et il sera surpris de voir que, oui, le public connait les paroles et surtout, surtout, ne se fait pas prier pour chanter seul le refrain. Et c’est beau, une foule qui chante !

1921

Arrive le moment du break : les lumières s’éteignent, le groupe retourne dans les loges (ça sent la fin, non ?). Evergrey se paie le luxe de se faire réclamer sur scène et c’est sous les acclamations que remontent tout d’abord Rikard, clavier, puis Jonas, batterie.  Ils nous offrent un beau dialogue clavier / batterie, alimenté par le sample de voix de « When the Walls Go Down », tiré de Inner Circle, qui fait peser une atmosphère lourde. Le reste de la formation remontent sur les planches et nous voilà reparti pour quelques instants supplémentaires. Arrive ensuite la tant attendue « Recreation Day » sur laquelle je m’époumone avec les autres, suivi de « A Touch of Blessing » et enfin, the last but not the least, « King of Errors ». Les dernières notes résonnent encore dans la salle, les cinq garçons viennent saluer, avec beaucoup d’humilité sur le devant de la scène, remercient le public encore une fois d’avoir fait le déplacement (promis, la prochaine fois, on sera le double !). Après la traditionnelle photo souvenir, un dernier au revoir, le groupe s’éclipse pour de bon (cette fois) dans les loges. Les lumières se rallument, il faut revenir à la réalité. Comme à chaque fois, la formation se montre disponible pour chacun (après être allé rapidement se changer) et se prête bien volontiers au jeu des photos et des autographes. Juste histoire de prolonger encore un petit peu la magie !

1913

Une chose est bien sûre : ce dimanche n’était pas le dernier (dit-elle attablée dans un café à Lyon, ville dans laquelle ils jouent le soir même).

1916

Merci à Roger de Base Productions de nous avoir permis d’être là ce soir !

Texte : Camille

Photos : Erwan

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