WOLVES IN THE THRONE ROOM – THRICE WOVEN

Lorsqu’on parle de black metal, on pense en premier lieu aux pays scandinaves. C’est pourtant des Etats-Unis, à Olympia dans l’état de Washington que nous vient Wolves In The Throne Room, groupe formé en 2002 par les frères  Anthon et Nathan Weaver qui nous livrent leur 6ème album.

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Le groupe nous propose un disque de black metal atmosphérique de 43 minutes en 5 longs morceaux, exception faite du 4ème, qui ne dépasse pas les 3 minutes. Randall Dunn (SunnO))), Earth) ayant participé à la mise en son de la galette, la production est lourde, dynamique et précise et fait honneur aux aspérités qui le composent. Influencés donc par la scène drone, WITTR peut rivaliser avec la scène scandinave dans ce qu’elle a de plus ouverte, on pense notamment Enslaved.

            Le premier morceau est sans surprises pour les fans du genre mais très réussi, avec ses riffs classiques, sa voix éraillée et ses claviers en soutenance, il pose les bases de leur black atmosphérique. Avec son premier break aux saveurs d’Emperor enchaîné avec un passage calme aux voix féminines propices à la mélancolie le morceau va crescendo jusqu’à un final apaisé qui ouvre sur ce qui va être une invitation à la méditation et au rêve.

            Nous entrons alors dans le vif du sujet avec « The Old Ones are With us », qui commence par une incantation et là, le travail sur les claviers et l’ambiance est une franche réussite qui sert à merveille le propos du groupe.

            « Angrboda », second morceau dévoilé sur les réseaux sociaux, enfonce le clou : travail soigné sur les ambiances, production aux petits oignons, dissonances lancinantes, riffs lourds proches du doom et du drone mêlés à des riffs plus rapides typiquement black metal.

            Puis vient un intermède, « Mother Owl, Father Ocean », aux voix cristallines qui renvoie au break du premier morceau.

            « Fire Roars In The Palace of The Moon » clôt l’album avec son riff lourd et lancinant. Son break propose des sonorités proches du Drone, ces aigus métalliques et étirés caractéristiques.

            Ce 6ème album s’inscrit donc dans la droite lignée de ses prédécesseurs (exception faite du précédent opus Celestite qui était un pur album de dark ambient et qui en désarçonna plus d’un) : beaucoup d’ambiances, de progressif mêlés à une violence qui, sans révolutionner le genre, ravira les amateurs de Black metal atmosphérique. Bon disque, alternant les moments calmes et violents, folk et ambiancé. Le groupe nous invite à un voyage méditatif à travers une  ode aux contrées froides et violentes et, tel le vent qui souffle sur les falaises escarpées, nous nous sentons emportés vers des aurores boréales.

Wolves in the Throne Room, Thrice Woven, Artemisia Records, sortie le 19 septembre 2017

Texte : J.C

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