RANCID – TROUBLEMAKER

Le problème quand on est un groupe qui dure si longtemps c’est qu’on ne peut seulement s’enterrer vivant et recevoir le pire compliment  lorsqu’on a été un des groupes les plus influent de sa génération : “Ouais, c’est devenu un peu ennuyeux….”

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Pour cette chronique je souhaitais faire un rapide retour sur la discographie du groupe pour bien comprendre le pourquoi du comment et ainsi éviter de me faire cracher dessus. Faut se rappeler que Rancid avait mis tout le monde à l’amende en 1995 avec « … And Out Come The Wolves », un album de street punk avec des teintes de reggea et de pop qui te mettait une baffe dans la gueule pour te laisser sur le carreau, “addict”…

La suite fût une longue, très longue, descente qui malgré quelques rayons de soleil ne laissait rien présager de bon…. Que ce soit avec le “jamaïquisant” « Life Won’t Wait » ou l’album éponyme de 2000, le gang de Tim Armstrong a essayé de retrouver cet état de grâce sans jamais y parvenir. Comme si ce n’était pas assez, la chronique people s’invita dans le sillon de Rancid. Brody Dalle, la femme de Armstrong à l’époque le quitta pour un certain Josh Homme.  Brisé, il en fit tout un album  en se lamentant sur son sort sur le très moyen « Indestructible »… Et finalement ils ont continué à avancer vers le milieu de la route avec « Let The Dominos Fall » & « Honor Is All We »…

 

Bon j’vais revenir un peu dans le propos parce qu’en me relisant c’est vrai que je suis un peu (beaucoup)   en train de les descendre… Pour moi (et énormément d’autres) quand j’ai mis « … And Out Come The Wolves » pour la première fois sur ma platine c’était un choc. En un peu moins de 50 minutes je retrouvais tout ce que je cherchais dans le rock n’ roll : Une énergie de dingue, des chansons imparables, une conscience sociale et de la poésie.  En plus à l’époque je venais de commencer la basse et le jeu de Matt Freeman m’avait vraiment mis sur le cul, mais ça c’est une autre histoire…

 

Ce que je veux dire c’est que depuis cet album, Rancid est devenu  inoffensif. Certes sur chacun des disques suivants il y avait quelques très bonnes chansons mais de manière générale le groupe sonne de plus en plus pop (« Not that there’s nothing wrong with it^^ » tout en perdant dans sa superbe punk.  Ils ne sont plus “Roots or Radical”…

Avec « Trouble Maker » ils ont essayé de revenir avec plus de mordant, avec des morceaux comme « Track Fast » ou « Ghost of a chance », les 2 premiers morceaux de l’album, mais très vite ils reviennent à leurs travers avec des chansons plus mainstream. Comme avec les albums précédents il y a quand même quelques pépites qui nous donnent  l’impression d’un retour, comme avec « Where I’m Going » mais il manque quelque chose, la mayonnaise ne prend pas…

En conclusion je dirais que c’est un bon album de pop-punk mais un mauvais album de Rancid…

 

Gimme back my 90’s !!!!

 

Rancid, Troublemaker, Epitaph records, sortie 9 juin 2017

 

Texte : Ru5ty

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