COMITY @ LE GIBUS – 20/05/17

Ce Samedi soir, le Gibus propose une soirée entière dédiée au post-rock / shoegaze et au Noise. Au vu du programme de ce concert, nul doute qu’il y aura des sons dissonants et des rythmiques chaotiques à profusion jusqu’à la tombée de la nuit ! En fait, il s’agit de la release party de Comity, un combo parisien de noise-core qui a commencé ses activités en 1996 et qui vient de sortir un nouvel album.

Etant arrivé un peu tard pour des raisons professionnelles, j’ai donc raté le concert de The Birds end, à mon plus grand regret. D’après ce que j’ai lu sur eux, il s’agit d’un groupe de post-rock atmosphérique créé en 2010 avec moult envolées lyriques et riffs de guitare torturés. Un bref coup d’œil sur youtube permet de voir que leurs prestations sont empreintes d’originalité, des toiles étant exposées sur scène afin qu’une jeune femme y dessine des croquis à la peinture noire pendant le show.
A mon arrivée, j’assiste donc au concert des parisiens de Remote, un groupe de noise-core qui existe depuis 2010. Leur musique est aussi noire qu’envoûtante avec un petit côté sludge par moment. Le tout est aussi chaotique mais ce n’est pas pour me déplaire. Leurs riffs torturés donnent un aspect très sombre et oppressant à leurs compositions. Le groupe a d’ailleurs deux LP et un split album à son actif.
Dans la foulée, le groupe Warsawwarsaw monte sur scène et commence à asséner leurs riffs meurtriers. Je ne sais pas si le nom du groupe fait référence à Warsaw (première mouture de Joy Division) mais pour le coup, leur musique se révèle très éloignée de la new wave mélancolique des mancuniens ! Leur son ferait passer n’importe quelle formation de metal traditionnel pour de la musique de chambre mais au final, j’ai beaucoup de mal à adhérer à leur noise-rock hardcore au tempo ultra-rapide et aux rythmiques agressives à la limite du grindcore. En effet, le magma sonore proposé par le groupe s’avère assez vite indigeste et je laisse échapper un soupir de soulagement une fois leur prestation terminée.

C’est donc enfin au tour de Comity d’investir la scène du Gibus. Ce quatuor parisien propose donc au public de découvrir en avant-première son nouvel album, A long eternal fall, qui est sorti le 26 mai chez Throatruiner Records. Le groupe propose un post rock / noise chaotique et noir dans la lignée d’Unsane, ce qui n’est pas pour me déplaire. Les rythmiques agressives alterne avec des passages plus atmosphériques qui permet à l’auditeur de relâcher la pression. Ne connaissant pas le groupe à l’avance, j’ai été séduit par leurs sons dissonantes et leur noise déstructuré. A la différence du groupe précédent, il y a des changements de tempo qui donnent à leur musique une autre dimension et la rende plus riche. Cependant, le côté malsain est chaotique et malsain est bien là et fait office de marque de fabrique du groupe. On a même parfois l’impression d’écouter du post-black metal dans la lignée de Wolves in the throne room, Deafheaven ou des lithuaniens d’Au Dessus. Comme quoi, quand il s’agit d’extrémisme musical, les frontières ont progressivement tendance à tomber ! D’ailleurs, il n’y a pas lieu de s’en plaindre, les mélanges et autre crossovers entre différents styles étant plutôt salutaires puisqu’ils ont le pouvoir de régénérer la musique.

 

Texte: Mathieu

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