Rencontre avec SHVPES

Quelques heures avant leur passage sur la scène du Cabaret Sauvage en première partie de Trivium, nous avons fait la rencontre de Griffin Dickinson, frontman du jeune, mais prometteur, groupe SHVPES, pour une entrevue à la fois introspective… et nonchalante.

SHVPES

Salut ! Comment allez vous quelques heures avant le show ?

Griffin : Comment je vais ? Ça va assez bien ! Un peu occupé car nous avons un genre de concours de combat jujitsu brésilien dans quelques jours donc j’essaie de faire un deuxième teaser. J’essaie de finir le tournage de la vidéo pour qu’on puisse la poster dans quelques jours, donc nous sommes un peu dans le rush… Mais c’est amusant !

Et comment vous est venue cette idée ?

G : Pour tout te dire, Matt a son entraîneur de Jujitsu brésilien avec lui sur la route, à la tête de la sécurité, et nous nous sommes été bourrés beaucoup trop de fois dans le bus, ou juste en étant ensemble, puis j’ai eu l’idée de voir ce que c’était de se battre contre des pros, et je me suis retrouvé avec le bras retourné genre “aaaaah”, lorsque nous étions à Göteborg ! Donc je me suis dit qu’il fallait que je m’entraîne, et pourquoi pas que son entraîneur m’apprenne des mouvements. Donc voilà comment l’histoire a commencé ! C’est juste une idée de bourré qui est allée trop loin.

La dernière fois que vous êtes venus à Paris était aussi la première fois que vous montiez sur scène. A l’époque, vous étiez venus en tant que Cytota, en première partie de Crossfaith et coldrain. Lorsque vous regardez tout le chemin que vous avez parcouru depuis, qu’en pensez vous ?

G : … Oui, c’est important de souligner que ce concert à Paris était en effet mon premier vrai concert de tous les temps. Puis oui, c’était avec coldrain et Crossfaith, et que c’était sold out et tout… Je veux dire, quand je repense à tout ça, je me dis que c’est vraiment dingue d’avoir fait tout ça en deux ans. Tous les shows que nous avons donnés, tous les groupes avec lesquels nous avons joué. Rien que le fait d’être dans un tour bus maintenant, c’est incroyable.

Vous avez fait beaucoup de concerts en tant que tour support, comme avec Bring Me The Horizon, Asking Alexandria et beaucoup de festivals comme le Download, le Slam Dunk, et bientôt le Hellfest, parmi d’autres. Vous attendiez vous à un tel succès ?

G : Je ne voudrais pas dire que je m’y attendais, mais c’est en tous cas ce que je voulais, c’était ce que je visais. Je fais enfin tout ce que j’ai toujours voulu. Ça fait partie de ces choses pour lesquelles tu bosses aussi dur que possible, et quand les choses arrivent tu es genre “Putain ! OUI !”, mais ce n’est pas quelque chose à quoi tu t’attends vraiment. Tu fais juste en sorte que ça puisse arriver en te dépassant. Et à la fin, tu te dis que tu es reconnaissant que ça arrive, et fier, car tu as bossé pour ça. Et ça fait du bien !

Avez vous des regrets ou choses dont vous n’êtes pas fiers ?

G : Non, pour être honnête, je vois des shows qu’on a fait il y a moins d’un an et je me dis « putain, on est tellement meilleurs maintenant ! ». Mais je pense que c’est partout comme ça, peu importe ce que tu fais. Par exemple, si tu fais du football, tu regardes ce que tu étais capable de faire il y a 5 ans et tu te dis « oh merde, je suis tellement meilleur actuellement ». Même pour le travail, dès que tu changes ou évolues, tu te dis toujours que ton nouveau travail est le meilleur que tu ais eu, sinon tu ne serais plus en train de le faire. Donc non, aucun regret.

Avec tous les concerts que vous faites, on a l’impression que vous vivez quasiment sur la route. Quand avez-vous réalisé que vous vouliez faire de la scène votre vie, que vous souhaitiez y consacrer votre quotidien ? Quand avez-vous décidé de devenir pros ?

G : Ce n’est pas vraiment quelque chose que j’ai décidé de faire, en réalité. Je dirais qu’on n’est même pas encore pros, en fait. Je nous considérerai pros le jour où nous tournerons en tête d’affiche, sur des tours comme ça. Mais tant que des gens réserverons des places pour nos shows, je continuerai de le faire tous les jours. Je suis heureux de le faire, et surtout c’est ce que je veux faire. On va dire que ça dépend plutôt de si et quand les gens vont nous booker en tournée et tout ça. Au final, si personne ne nous booke, alors je suppose que nous ne sommes pas pros ! (rires)

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Si vous aviez justement la chance de tourner en tant que tête d’affiche, quels artistes voudriez vous comme supports ?

G : Oh merde ! C’est une question difficile, tu vois, parce que ça dépend de si nous devenons un énorme groupe ou pas. Si nous avons cette chance, ça dépendrait avant tout de si nous devenions plus gros que certains autres groupes et lesquels. Parce que tous les groupes avec lesquels je voudrais tourner sont des groupes que je veux supporter maintenant en tant que plus petit groupe, donc il faudrait que nous soyons assez gros pour nous le permettre. Je ne connais pas beaucoup de petits groupes, en fait, je le réalise maintenant… C’est terrible ! Je dirais peut-être Greyhaven ! C’est un bon groupe d’amis, donc sûrement eux, oui.

N’est-ce pas trop difficile d’être un musicien de nos jours ?

G : Est-ce que c’est dur ? Je pense que, techniquement, pour être musicien, la seule chose à faire est d’écrire de la musique. Donc je crois qu’à ce niveau-là, c’est beaucoup plus facile, parce que vous avez tous les outils à portée de main. Il n’y a même plus besoin d’un instrument, il suffit de le télécharger à la demande. Je pense que pour le faire professionnellement, c’est plus difficile… Enfin non, c’est difficile maintenant, tout comme c’était difficile avant, mais pas de la même façon. 40-50 ans en arrière, si vous commenciez à faire de la musique et jouer dans des garages, les gens venaient à quelques concerts, on se faisait un tout petit peu d’argent avec, et on était capable de le faire d’une certaine façon, mais c’était souvent plus difficile de se faire reconnaître et de devenir énorme avec tout ça. La presse, la télé, les magazines qu’il y avait contrôlaient si vous pouviez ou non le faire. S’ils ne vous aimaient pas, vous ne seriez pas sur les stations radio. Alors que maintenant, vous savez, vous n’avez qu’à poster votre propre musique sur Internet, vous n’avez pas besoin de la radio, pas besoin de la presse, ni de rien. Mais en disant ça, il y a une telle flopée de groupe qu’il faut faire la différence autrement… Je pense que ça a toujours été difficile, et ça le sera toujours.

Et que pensez vous de l’industrie musicale actuelle ?

G : Je pense que c’est rempli de voleurs, d’ordures, et qu’il y a beaucoup de mauvais côtés. J’essaie d’y penser de façon double : la musique que j’aime, et la musique dont je me contrefous avec des gens qui ne sont pas directement en face de moi. A un certain moment, c’est à nous de faire des choix : je vais être en tournée, et tout le monde va être absolument adorable, on s’entend tous très bien, et ce que je vois de l’industrie musicale, de la scène, tout roule si bien, tout est merveilleux, les gens sont adorables. Il y a des trous du cul partout, mais je choisis juste de ne pas m’y associe. Je pense que c’est la meilleure façon de faire, et tout va bien ! (rires)

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Mais malgré tout, est-ce que le fait d’avoir signé avec label vous a aidé dans votre carrière ?

G : Oui absolument ! Sans ça, nous ne serions pas sur ce tour. Nous n’aurions pas fait autant de tournées si nous n’avions pas eu le soutien de ce label. Nous n’aurions même pas été capables d’enregistrer cet album, d’avoir des chansons comme celles-ci… Oui, ça a complètement changé la donne pour nous de rejoindre ce label.

Vous êtes encore un jeune groupe, mais avec une solide fanbase, vous avez même des fans qui se sont tatoués votre pochette d’album…

G : … Ouais ! C’est complètement fou !

Comment expliquez vous ça ? En quoi votre groupe est différent des autres groupes ?

G : Je pense que c’est assez difficile, rien qu’en tant que personne, de dire pourquoi quelqu’un vous apprécie. Je ne sais pas, je suis juste moi même, et si tu m’apprécies, tu m’apprécies, si tu ne m’apprécie pas, tu ne m’apprécies pas. Ce n’est pas plus compliqué que ça. Mais quand je regarde ça, de façon introspective, je pense que c’est parce que ce que nous faisons est très authentique. Beaucoup de groupes se disent « J’ai besoin d’une guitare à sept cordes, d’avoir le visage, cou, bras, mains, pénis, pieds, dents pleins de tatouages. J’ai besoin aussi d’une coupe de cheveux en bataille, d’un chien, d’une petite amie, d’être vegan… », et quand je vois tout ça, je me demande « quelle était la musique, au juste ? Où est-elle dans tout ça? ». J’ai l’impression que tout ce qu’il en reste, ce sont de gros beatdowns, et les gens ne sont pas créatifs avec ce qu’ils font. Nous, parfois, il est vrai, pouvons avoir l’air un peu fous, mais je crois qu’au moins, nous faisons l’effort d’être authentiques. Nous ne suivons le chemin de personne. Si quelqu’un joue heavy, on ne va pas se dire que c’est absolument le genre à suivre. Nous ne voulons pas nous inscrire dans un genre. Ce que nous faisons n’est pas tout à fait du metalcore, pas tout à fait du hip hop, il y a beaucoup de différentes choses, et vous pouvez les appeler comme vous voulez, mais c’est tout ce qui nous constitue : c’est nous, c’est SHVPES.

Votre premier album, « Pain. Joy. Ecstasy. Despair » est sorti à la fin de l’année dernière. Et ma première question va être à propos du lien entre le titre et l’artwork : nous pouvons y voir des bouteilles d’alcool ou de poison, nous ne savons pas vraiment, les deux étant des choses qui peuvent provoquer éventuellement une addiction, l’illusion d’aller bien avant de vous détruire, et conduire à la mort. Et sur ces bouteilles sont inscrits les mots du titres, la joie en faisant partie. Comment considérez vous la joie comme faisant partie de ces illusions ?

G : Quel est le lien entre ces noms et ces bouteilles ? Et comment la joie se retrouve dedans ? Tous sont effectivement connectés d’une certaine façon, oui. Pour commencer, ce que veut dire le titre, c’est en réalité le cercle émotionnel de la vie. L’idée qu’à une minute tu peux être le plus heureux du monde, et la minute d’après, tu peux avoir la sensation que l’univers entier s’effondre, avant que quelque chose de merveilleux se produise l’instant d’après. On ne sait jamais ce qu’il peut arriver. Je crois qu’il faut juste apprendre à s’apprécier dans le moment présent. Et l’idée des bouteilles est en réalité une sorte d’ironie, un peu comme si l’on vous demandait « Qu’est-ce que tu veux boire ? Pain ? Qu’est-ce que tu veux boire ? Despair ? ». Nous essayons de l’expliquer dans la vidéo avec les personnes qui ont les yeux bandés et boivent des bouteilles sans vraiment savoir ce qu’il y a dedans, ni ce qui arrivera après. La chose qui m’a amenée à cette idée est en fait toutes ces choses que l’on voit en ligne. Vous savez, les modèles Instagram qui ont l’air si heureuses avec des vies parfaites et vous donnent des conseils du genre « oh vous savez, soyez juste heureux, mangez sainement, faites du sport, et tout ira bien ! ». Sauf que ce n’est pas comme ça, il y a plein de merdes qui arrivent tous les jours dans nos vies, et ça m’ennuie vraiment que des gens parlent de cette façon, comme si le bonheur était la solution éternelle, que vous avez juste à prendre une pilule et « Oh mon Dieu, tout est si merveilleux ! ». Ça ne fonctionne pas comme ça. Et je pense que vous avez parfois besoin de mauvais moments pour apprécier davantage les bons. Chaque chanson dans cette album a été écrite à partir d’un de ces sentiments. C’est en réalité un album assez négatif, au final. Ça m’a pris de la frustration, des relations, et oui… Il y a surtout eu beaucoup de frustration dedans. Mais sans tous ces mauvais moments, je ne serai pas dans ce groupe, je n’aurais pas écrit cet album… Le bien et le mal sont le ying et le yang, tout fonctionne ensemble, et cela résume simplement tout ce que nous sommes. Voici l’idée derrière cet album.

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Est-ce une sorte de critique de la société ?

G : Oui. Je veux dire, je n’aurais pas appelé ça vraiment une critique. Enfin, le contenu des paroles le sont, oui ! Mais l’artwork et le message derrière sont plutôt un constat d’acceptation de notre condition, de ma vue sur le monde. Des merdes arrivent, mais il y a du bon juste au coin de la rue, il faut juste aller jusqu’à ce coin de rue, et il y a aussi du mal au coin de la rue, car tout dans la vie est toujours au coin de la rue ! (rires)

Au final, pensez-vous qu’être triste ou en colère favorise l’écriture de la (bonne) musique ? Pour être plus authentique ?

G : Je pense en effet que c’est beaucoup plus facile, en tous cas pour mon cas. Je crois que certaines chansons sur cet album, comme par exemple “Skin & Bones”, je l’ai écrit à partir d’un sentiment dont je me souvenais de façon vraiment très forte, un sentiment très prenant, d’il y a 10 ans. C’est en réalité le fait de penser au sentiment de comment je me sentais il y a 10 ans qui m’a aidé à écrire ces paroles. Des chansons comme “Breaking The Silence”, je l’ai écrit sur le moment, parce que je me sentais comme ça sur l’instant, sont j’ai écrit ça super vite, c’est beaucoup plus facile d’écrire sur ce que vous traversez, c’est en vous, vous n’avez qu’à l’écrire. Je suis certain que si j’étais heureux, j’écrirais des chansons heureuses. Mais tout dépend de comment je me sens, de ce que je vis, ce à quoi je pense. En fait, écrire des paroles, c’est un peu comme écrire son journal intime, ouvrir son cœur, donc forcément, cela se retranscrit…

Dans la vidéo de “Skin & Bones” justement. Il y a de la danse, très lente, qui contraste avec la musique, qui semble être une métaphore du fait d’être en décalage avec le monde. Pouvez-vous nous en parler ?

G : L’idée de cette vidéo est directement liée aux paroles. Cela vient de quand j’étais à l’école, je n’étais pas comme les autres enfants, j’étais à part et m’occupais de mes propres trucs. Ça m’a valu beaucoup de merdes avec les personnes avec qui j’étais à l’école. Peut-être que je n’étais pas brillant, peut-être que je n’étais pas le plus silencieux, je ne sais pas… Mais j’ai pensé pendant très longtemps que je devais supprimer la personne que j’étais affectivement. Donc l’idée derrière cette vidéo est quelqu’un qui a le costume de peau et d’os, qui se sent comme pris dans un monde alien, et essaie juste d’être lui-même alors que tout le monde le regarde en se demandant « mais qu’est-ce qu’il est en train de faire ? », et on le voit doucement se cacher à mesure qu’il est blessé à Picadilly Circus, jusqu’à ce qu’il finisse par rencontrer une deuxième personne, comme lui, et bien qu’ils soient entourés d’une masse de gens qui se demande ce qu’ils sont en train de faire, ils continuent de faire ce qui leur est propre, s’exprimer, danser. La vidéo souhaite donc mettre en scène des gens en train de s’exprimer eux-mêmes et s’en foutent du monde qui les juge.

Pensez-vous donc que la musique puisse être une sorte de catharsis ?

G : Totalement. C’est quelque chose de vraiment thérapeutique. C’est un moyen d’exprimer ce qu’on a en soi, et les choses qu’on ne peut pas vraiment dire. Par exemple, tu as envie de te plaindre de l’environnement, tu peux sortir et le crier, personne ne va vraiment t’écouter. C’est comme ça qu’est la vie normale. Mais trouver ta façon parfaite d’exprimer ce que tu as à dire, ta propre façon, dans une chanson, et ajouter ta mélodie derrière… Je pense que c’est la façon la plus puissante de dire quelque chose. C’est très thérapeutique. Si j’ai une idée ou un sentiment qui me brûle vraiment dans la poitrine, j’écris ça quelque part, j’en fais une bonne chanson, et je me dis « au diable le problème, regarde cette chanson ! C’est génial ! ». Je veux dire, j’oublie la signification de la chanson la plupart du temps quand je la chante, je ne pense plus vraiment aux paroles, je les chante juste. C’est comme si je balayais tout ça par la musique, et ça rend la vie beaucoup plus simple.

Est-ce qu’il y a une chanson qui t’a sauvé la vie ?

G : Je ne dirais pas « sauver ma vie », car je n’aurais jamais commis de suicide, ce n’est pas quelque chose qui me ressemblerait, mais il y a plusieurs albums qui m’ont aidé dans la vie, à passer des moments pénibles, comme le deuxième album de Letlive. par exemple, qui a été très important pour moi. Mais je pense que le fait d’écrire ta propre musique aussi est beaucoup plus thérapeutique qu’écouter la musique de quelqu’un d’autre.

Vous avez dit à plusieurs reprises avoir écrit vingt chansons pour cet album. Puisque vous en avez écrit autant, mais sélectionné que certaines pour cette sorties, pensez-vous que nous aurons un jour la chance de les entendre un jour sur un autre disque ?

G : Absolument pas ! Peut-être quelques unes. Mais comme tu peux le constater, je suis un peu dispersé, j’aime être sur tous les fronts… Ou plutôt, je dirais que je suis quelqu’un d’éclectique. Il y a beaucoup d’influences dans ce que je fais. On a changé le nom, le son, et ce n’était pas vraiment clair pour moi quel son nous allions faire, car nous ne voulions suivre personne, et faire notre propre son. Donc dans notre recherche de son, nous avons écrit des morceaux qui ressemblaient à du Mastodon, d’autres à du Don Broco, d’autres qui ressemblaient plutôt à du Fall Out Boy, et beaucoup beaucoup de chansons bizarres. Certaines avaient beau être bonnes, elles n’allaient pas, d’aucune manière, et n’auraient pas donné ce que nous avons maintenant.

En parlant d’influences, pouvons nous avoir une idée de ce que vous écoutez ces derniers temps ?

G : Récemment, j’ai écouté beaucoup de hip hop, comme ce gars qui s’appelle Lil Coner qui vient d’Angleterre, qui est très bon. Il a ce genre de voix qui est agressive, un peu le même genre qu’Eminem, où tu en prends plein la tête, et tu te demandes ce qu’il se passe. J’écoute aussi beaucoup de Kendrick Lamar ! C’est très chill, et je pense qu’il va influencer le prochain album, parce que celui-ci est très intense, et j’aimerais un truc plus chill pour le prochain. Il y a aussi un groupe qui s’appelle Wage War qui commencent à devenir important, que j’écoute beaucoup. J’ai leur album depuis deux ou trois mois maintenant, et que j’écoute chaque fois que je vais courir. Je ne sais pas vraiment, ces derniers temps je n’ai pas vraiment écouté de musique, la plupart du temps je suis juste bourré dans le bus, et c’est comme ça depuis six semaines ! (rires) le nouveau Lower Than Atlantis est très bon, sinon il y a le nouveau While She Sleeps, Incubus aussi… Voilà ce que j’ai écouté ces derniers temps.

Avec quel groupe rêvez vous de jouer ?

G : J’adorerais jouer avec Limp Bizkit ! Ce serait vraiment très cool ! J’aimerais aussi que Rage Against The Machine revienne, et jouer avec eux. J’adorerais jouer avec Issues aussi, Letlive., etc… Et la liste pourrait continuer indéfiniment !

Mais vous allez jouer avec Issues !

G : Oui, mais je crois qu’ils jouent le jour avant nous… Dans tous les cas, les festivals ne comptent pas pour moi ! Je veux dire, on a joué avec Architects et While She Sleeps, etc mais je ne compte pas vraiment ça, parce qu’on n’a pas le même rapport que lorsque l’on tourne ensemble.

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Et qu’est-ce que ça ajoute pour vous de jouer vos chansons en live ? Et est-ce que ça ajoute au message que vous souhaitez faire passer ?

G : Je pense que jouer une chanson en concert permet de la comprendre bien mieux que vous n’étiez capable de le faire avant. Toutes les chansons sur cet album que nous n’avons jamais jouées avant, à part “State of Mine”… Ou plutôt, à part trois d’entre elles, nous ne les avons jamais jouées en concert, et quand on les joue, on se rend compte qu’elles ont évoluées, qu’elles ont changées un peu par rapport à ce qu’elles avaient l’air sur l’enregistrement. Le live, c’est là où les chansons prennent vie. Je pense d’ailleurs qu’on devrait tester quelques musiques du prochain album comme ça avant de les enregistrer, pour êtres sûrs qu’elles soient aussi bonnes que possible ! (rires)

Quel est votre meilleur souvenir de toute votre carrière ?

G : Je pense que le fait de découvrir que nous allions jouer avec Bring Me The Horizon était fou. Nous étions tous dans un van, tout étriqué, nous faisant face, et Harry a été le premier à lire la nouvelle. Le bus s’est presque retourné tant nous avons avons sauté de joie. Apprendre que nous allions jouer avec Asking Alexandria aussi. J’adore apprendre le fait que nous allons jouer certains shows. Mais le show avec Bring Me The Horizon était particulièrement malade parce que nous étions le seul groupe de première partie, et nous n’avions jamais eu une réaction telle que nous avons reçue en arrivant sur scène. Je veux dire, la seconde où nous sommes entrés sur scène, le sol entier a décollé. Nous étions là à nous demander ce qu’il se passait. C’était fou. Donc probablement ce show, oui !

Et votre souvenir le plus drôle de tournée ?

G : Plus drôle ? Malheureusement je n’étais pas là, mais c’est quelque chose de récent en plus. Ce n’est même pas très drôle, mais plutôt sombre ! (rires) C’était à l’étage du bus, et Ryan, notre guitariste courre tout le long du couloir, tombe, et chute dans les escaliers la tête la première en vomissant au dessus de lui. Je n’étais pas réveillé malheureusement, mais ça avait l’air drôle… Même si ça ne l’était probablement pas. Qu’avons nous d’autre ? Harry, notre batteur a littéralement bu de l’antigel une fois. Notre tour manager s’est jeté sur le sol en criant « noooooooooooooooooon ! », il l’a attrapé au niveau de la bouche en criant « crache moi ça, crache moi ça ! », c’était assez drôle.

En entendant toutes ces histoires, je comprends un peu mieux pourquoi les modèles Instagram qui conseillent d’avoir une vie saine vous fatiguent…

G : (rires) Ah oui ! Mais j’essaie de rester un peu sain quand même ! (en montrant sa bouteille d’eau) Regarde, je bois de l’eau !

Quels sont les projets pour SHVPES, désormais ?

G : Dès qu’on termine ce tour, on a un autre festival, à Derby en Angleterre je crois. Ensuite, nous allons louer une maison au milieu de nulle part, sans internet, avec juste quelques instruments et un kit de batterie, s’asseoir et écrire pour des semaines et perdre nos esprits. Puis nous revenons et faisons un nouveau tour, de nouveaux festivals avec While She Sleeps et Northlane, puis des dates à travers l’Europe. Voilà le plan !

C’est un beau programme ! Bon courage alors, et merci beaucoup.

G : Merci à toi !

Propos recueillis par Aurélie

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