DROPKICK MURPHYS – 11 SHORT STORIES OF PAIN & GLORY

On les attendait de pied ferme depuis Signed And Sailed In Blood qui, il y a déjà quatre ans , confirmait une tendance plus folk que punk avec des titres qui mettaient un peu d’au dans le vin ( ou la bière). Du coup qu’est ce que les gars de Boston allaient nous offrir cette fois-ci ?

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Et une fois n’est pas coutume c’est au Texas, loin de leur bonne vieille ville de Boston que les Dropkick Murphys ont enregistrés ce neuvième album. 11 Short Story Of Pain & Glory, de bonnes histoires à nous raconter avec de la bonne musique pour s’enquiller pintes sur pintes ? Les premiers extraits nous ont emmenés là où on s’était arrêtés sur le même chemin du dernier en date avec un “Blood” rappelant largement la tendance du dernier en date. Mais quoi qu’il arrive l’attente était toujours là.

Normal car ça part pas mal du tout, Dropkick Murphys sait toujours autant faire une bonne intro en combo d’entrée et ce « Lonesome Boatman » composé uniquement de chœurs te fait gonfler la poitrine, le cœur vaillant et le frisson, d’attaque ! Tel est le mot quand déboule « Rebel With A Cause » qui déroule et nous rappelle à tous ce que c’est Dropkick Murphys ! Une rythmique punck rock, un refrain efficace avec des chœurs et la sagacité à l’irlandaise. “Blood”, le premier extrait dévoilé et tout en facilité donne dans l’envolée fraternelle, l’Irish spirit encore plus vivace et le punk rock plus mesuré mais les gars de Boston ont pris de l’âge et aussi une certaine maturité. IIs gardent cette même énergie et ce feu sacré en composant de titres un tantinet plus folk et moins punk mais toujours aussi puissant en live. C’est l’impression qu’on a dès la premier écoute et quand déroule la première moitié de l’album. Les chœurs, la voix de Ken plus porteuse d’émotions et plus présente mais le bon vieux Al et sa voix rauque sont toujours là quand il faut balancer du lourd. Ne vous inquiétez pas. « First Class Looser », fera sourire mais restera elle aussi en tête par sa mélodie efficace, tu chantes ça avec les amis, une Guinness à la main.

Vient un peu le tournant, après « Rose Tattoo » sur Signed and Sailed In Blood, « Pay In My Way » est aussi rassembleur lui aussi, sa force mélancolique et sa facilité pour faire s’élever les voix en chœur sur la tournée avec cette partie d’harmonica dans la pure tradition, le succès assuré. Et c’est ce qui nous rassure, les Dropkick Murphys ont toujours cette flamme pour composer de titres forts et fédérateurs mais dans un autre sens aujourd’hui.

« I Had A Hat » et « Kicked To The Curb » iront bien pour les instants pogos et reviennent à ce qu’ils savent faire pour faire plaisir Ce bon vieux punk irlandais à l’ancienne mais Dropkick est encore plus fédérateur maintenant, comme le rappellent les fondations dans lesquels ils sont engagés et qu’ils ont aussi crées pour la communauté de Boston. Quelque chose de plus touchant et vibrant se retrouve dans ce nouvel album, la reprise du fameux « You’ll Never Walk Alone » écossais en sera pour quelque chose surement. Quelque chose qui colle clairement à la philosophie du groupe avec ce titre intemporel et fraternel qu’ils seront reprendre avec leur patte avec une telle puissance, juste hâte de voir l’effet en concert.

La grande séquence émotion viendra avec “4-15-13”, le titre en rapport aux attentats du marathon de Boston qui avait énormément “touché” et marqué le groupe.  Une mélodie douce sur un fond mélancolique dans la voix mais qui se remplit de lumière pour finir sur un espoir de jours meilleurs pour le futur ( ce n’est pas gagné) mais l’entraide est là et on vibre tous ensemble.

L’album aurait pu se finir parfaitement sur ce titre qui aurait donné une note grave mais pleine d’espoir avant un “Until The Next Time” plus anecdotique mais parfait titre de clôture tout en légèreté car ce n’est qu’un au revoir avant la prochaine ! See you soon !

Mais au deal de toute chose c’est surtout un album qui s’exprime au mieux en live que sur disque, je leur fais confiance pour ça. Les fans du punk irlandais festif de la première heure se diront, comme d’habitude, “c’était mieux avant” avec la facilité du punk festif des débuts, mais les autres les suivront dans ce chemin plus diversifié.

Ce 11 Short Stories Of Pain & Glory, comme son nom l’indique, navigue entre la douleur et ces envolées électrisantes, cet album nous porte tout au long et se trouve intelligemment orchestré (pas de shuffle, écoutez-le d’une traite). Les gars de Boston remplacent le prêche du Pasteur et pas besoin de prêcher bien longtemps pour leur paroisse car ils nous prouvent que malgré les drames qui les ont touchés, la musique rassemble encore et toujours et le temps de ces 11 titres c’est un bon moment qu’on passe, oubliant tout le reste.

Dropkick Murphys, 11 Short Stories Of Pain & Glory, Born & Bred / Pias, sortie 6 janvier 2017

Le groupe sera en concert le 28 janvier au Zénith de Paris, 29 janvier à l’Aéronef de Lille, 4 février au Zénith de Strasbourg.

Texte : Anthony

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