Rise #7, When Reasons Collapse @ Bus Palladium (15/12/2016)

C’est avec un peu de retard que la soirée Rise débute au Bus Palladium, devant une salle qui ne s’est pas remplie autant que souhaité. C’est donc en petit comité et entre copains que tout va se jouer.

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Ldsc_0041e premier groupe à relever le défi de chauffer le public est Show Me Your Universe, groupe de post hardcore venu de Tours (les seuls à ne pas venir de Paris, ce soir). Leur son est propre et efficace, mais le groupe reste tout de même assez timide, ce qui est plutôt dommage car, au final, cela ne joue pas tellement à leur avantage, et le set nous reste finalement assez extérieur, n’est pas vraiment immersif.
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L’absence de public y contribue bien entendu, mais, peut-être n’est-ce qu’une impression, mais l’on ne sent pas la formation très à l’aise, pour ne pas dire déçue. Malgré tout, musicalement, ils sont vraiment bons, et sont une très agréable surprise, notamment sur la voix du frontman qui se révèle sur scène, et rend encore mieux qu’en studio. En tous cas, leurs morceaux leurs tiennent à coeur, et cela se ressent dans leur manière de les interpréter de façon très entière, ce qui est plutôt touchant. Un set réussi donc, seulement un peu lésé par le manque d’ambiance. Nous ne manqueront pas de les attraper sur une autre date, pour faire la comparaison.

dsc_0189Child Of Waste arrivent ensuite, et l’on sent l’engouement du public décupler, la plupart ayant l’air d’être des proches, ce qui sera confirmé par le “ah bah je vois qu’il y a du monde qui connaît, ça fait plaisir” du frontman en plein set. Cela fait partie du jeu, lorsque l’on joue dans sa propre ville. Mais il est vrai aussi que, musicalement, en jouant du death, ils sont plus “proches” du style de la tête d’affiche que ne l’était Show Me Your Universe, donc, bien que ce ne soit pas vraiment pareil et ne veuille en soit rien dire, le public y est peut être plus sensible.
dsc_0089Quoi qu’il en soit, les parisiens ne tardent pas à instaurer les règles du jeu : un son lourd, plein de breaks, mais surtout de la danse (à laquelle Cristina de WRC se joindra). Mais bien que l’ambiance davantage présente, que leurs morceaux soient bien rodés pour le live, et que musicalement leur travail soit très bon, nous avons trouvé, à titre personnel, que les versions studio leur rendaient plus hommage, puisqu’ils permettent de mieux saisir l’ampleur des morceaux et leur technicité qui, en live (ce soir, en tous cas), donnent parfois l’impression d’une surcharge d’informations. Peut-être était-ce la salle, ou bien la date, mais cela a été une légère frustration pour nous.

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Si vous n’avez jamais vu When Reasons Collapse en concert, vous ratez quelque chose. Ce groupe est véritablement possédé sur scène. Ils dégagent une énergie folle et sans pareille. Avec eux, aucun risque de s’ennuyer.

wrc-thierrySi musicalement, la formation s’inscrit dans un courant melo deathcore, on pourrait visuellement se méprendre avec du punk, surtout Thierry, qui investi la scène de façon verticale, avec des sauts toujours plus hauts. Cristina est d’une grace débordante dans tous ses gestes, même les plus violents. Et l’on ne sait pas vraiment si, sous ses airs de sorcière, elle essaie de nous envoûter ou de nous maudire. Leurs morceaux, très techniques, nous en foutent plein la gueule (pour rester poli), et c’est à ce moment là que l’on comprend leur nom : la raison n’a plus sa place, il faut seulement savourer sans se poser trop de questions. wrc-grr

L’agressivité des morceaux suffit à nous décrasser des problèmes du quotidien, nous libérer de ce que l’on enferme au plus profond de nous, ce “Dark Passenger” qui est en trop dans nos esprits et nous trotte en tête. Il y a un côté assez libérateur, dans leur puissance, dans les cris de la frontgirl qui nous attrapent et nous secouent dans tous les sens. Il est temps de se réveiller, de se secouer, et de tout reprendre en main : c’est comme cela qu’il serait possible d’interpréter ce mélange habile de deathcore (qui nous secoue), et de mélo (qui est la structure qui nous garde sur pieds). Bien que l’ambiance ne soit pas non plus folle, leur set est largement assez efficace pour que se développe une flamme dans plusieurs poitrines, une vitalité qui se retranscrit à travers quelques légers pogos (dans lesquels Guillaume se jètera notamment), ou encore des headbangs, mais surtout par des yeux fermés accompagnés d’un pied ou main qui tape et prouve qu’il y a quelque chose qui se passe. La chaleur de la salle est palpable, tout le monde semble heureux, et il semblerait que, somme toute, ils aient été plutôt bien accueillis.

Quoi qu’il en soit, pour les avoir vus à plusieurs reprises, dans des salles de tailles différentes, nous pouvons dire une chose avec certitude : peu importe le public, le lieu, le jour de la semaine, qu’il y ait 1, 5, 10, 200, 500 ou 1000 personnes, WRC est un groupe qui donne toujours le meilleur de lui même, et prend clairement toujours du plaisir (communicatif) à être sur les planches.

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Merci aux groupes, ainsi qu’au Bus Palladium pour cette soirée intime, mais revigorante.

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