Thrill Seeker Metal Fest #1 -Espace René Fallet – 12/11/2016

Il y a deux semaines se tenait la première édition du Thrill Seeker Metal Fest à l’espace René Fallet de Crosne. Et tenez-vous bien : on y était !

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On arrive trop tôt sur place en ce samedi pluvieux. On récupère les pass et l’un des membres du staff nous conseille un très bon japonais qui nous met dans de bonnes conditions pour débuter le festival.

Le festival débute avec Child Of Waste, un groupe parisien de métal extrême. Il débute son set avec une guitare en moins dû à un problème d’ampli. Le chanteur (Omer Leray) occupe le public pendant l’interruption du set. Le groupe repart enfin et les guitaristes (Charlotte Riemann et Jolan Normand) et le bassiste (Thibault Tadjer) se démènent pour nous faire oublier l’incident. Le premier circle pit de la journée est lancé. Le groupe a du mal à s’imposer sur scène. Il fait une photo de fin de set sans en parler au public qui est déjà parti en direction du bar. Un mauvais point est accordé à l’ingénieur lumière qui a déclenché plusieurs crises d’épilepsie.

C’est au tour de Dathura de monter sur scène. Le public, bien qu’encore parsemé, semble prêt à se lâcher. Dès le deuxième morceau ça headbangue dans toute la foule. Le premier pogo démarre au troisième morceau. Le public se lâche, ça se tient par les épaules et headbangue à n’en plus finir. Le chanteur (Eddy) communique avec le public bien à coup de : “Vous êtes toujours là ?!”, “Crosne, avec nous !”. Ça chute dans les pogos. Un des spectateurs grawle si bien que le bassiste (Seb) le complimente. La fin du set arrive et l’ingénieur lumière se réveille en nous assommant de nouveaux d’effets épileptiques. Le groupe annonce la photo de fin de concert et le public s’amasse.

Pay To Die monte sur scène. Dès le début, ça bouge de partout, ça se tient par les épaules, ça tombe. Le chanteur (Maxime Tabaka) et le bassiste (Clément Mostefai) font monter la température à coups de : “Foutez-vous sur la gueule”, “Je veux que ça se tape”. Le groupe remercie chaleureusement le staff et l’organisation entre deux morceaux. Le public réclame les circle pits et les walls of death. Le chanteur met donc en place le wall of death. On aperçoit dans la foule une chapeau énorme de Stitch qui participe à la mêlée. Pour le morceau suivant c’est le circle pit qui est annoncé. Sur une note de fin du morceau, un joueur de air guitare se laisse glisser sur les genoux dans le public. Le set se termine avec le poing en l’air pour le chanteur et le public.

C’est Sound of Memories qui prend le relais et c’est la première déception de la journée. Malgré des morceaux rares en live, “Amenaa” de To Delivrance, ça ne décolle pas. C’est sur ce troisième morceau que ça commence timidement à headbanger et pogoter. Le groupe bouge beaucoup sur scène, le chanteur (Flo) essaye d’intéragir un maximum avec la foule. Musicalement c’est maîtrisé, mais ça reste scolaire. Mais c’est au niveau de la cohésion du groupe qu’il semble y avoir le plus de soucis. Malgré la taille de la scène, Flo a manqué plusieurs fois de se prendre la bass dans la tête. Le set se termine avec un public refroidit.

Atlantis Chronicles est le premier groupe qui a installé une scénographie aujourd’hui. Il a mis deux kakemonos sur les bords de la scène et une bannière géante. On y voit les fonds océaniques remplit des vestiges de l’Atlantide avec des vaisseaux marins. Le groupe monte sur scène et c’est une voix off qui introduit le set : “The sea is everything”. La cohésion du groupe est indéniable. Au quatrième morceau les slams s’enchaînent. En milieu de set le chanteur (Antoine Bibent) fait une pause pour remercier l’orga, le staff et le public. Les pogos à ce stade ne sont plus de gentils coups d’épaule, on cherche à se faire tomber. Si l’Atlantide est bien dévastée, on est sûr de trouver Atlantis Chronicles sur la place centrale de la cité à jouer au milieu des débris.

Après un tel déchaînement, on a de grosses attentes pour la suite. Arcania ouvre leur set avec un morceau orienté speed metal. Le public commence à s’amasser. Le bassiste (Guillaume Rossard) fait des grimaces aux photographes, le chanteur (Cyril Peglion) communique avec le public. Tout semble en place pour un bon set mais rien n’y fait. C’est dans la musique que le groupe pêche. Les premiers morceaux sont trop proche d’un Gojira sans le côté trash. On voit à un moment un Metallica sans puissance jouer. On part ensuite sur des sonorités rappelant Sidilarsen. À la fin du set le chanteur lance un rapide merci et le groupe s’empresse de quitter la scène.

À partir de ce moment, un partie du public quitte le festival. Otargos est le second groupe avec une scénographie aujourd’hui. H.R. Giger, le père du Xénomorphe d’Alien, serait fier de voir son héritage perdurer. Le micro du chanteur (Ulrich “Dagoth” Wegrich) est envahi par des crânes et des câbles sombres et le pied rappelle une colonne vertébrale. Deux kakemonos remplis de crânes se trouvent de chaque côté de la scène. Le public est réveillé, le chanteur interagit efficacement avec lui. On assiste à un vrai show d’une violence percutante. La tension monte tout le long du set qui se termine par de chaleureux remerciements du groupe.

On arrive au dernier groupe de la journée, Gorod. Après la performance d’Otargos, le public est chaud. Il se lâche pendant le set sans qu’on le lui demande. Ca pogote joyeusement. Le chanteur (Julien “Nutz” Deyrez) se présente. Il communique bien avec le public qui répond de bon coeur. La foule scande le nom du groupe. Il y a un vrai flux d’énergie qui se transmet entre le groupe et le public. Le troisième morceau est tiré du dernier album A Maze of Recycled Creeds. Gorod va puiser dans toute sa discographie, jonglant avec leur côté death et leur côté plus doux. Le set se termine sous les applaudissements du public et clôt de manière heureuse ce festival.

Au final, c’est une première édition d’un Thrill Seeker Metalfest qui s’est bien passée. On aurait aimé voir un peu plus de monde faire le déplacement. Mais l’énergie était au rendez-vous, la brutalité aussi. C’est plein de bons sons dans la tête et de nouveaux tee-shirts dans le sac que l’on quitte Crosne.

Texte : Cyrille

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