Katatonia + Agent Fresco + Vola @ Le Trabendo -18/10/2016

C’est la pluie qui nous a accueilli pour débuter cette nuit placée sous le signe du progressif. Quoi de mieux pour se laisser emporter dans des pays lointains et des paysages fantasmagoriques.

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C’est Vola qui nous ouvre la porte vers des univers merveilleux dignes d’un pays lovcraftien. Ce groupe danois nous emmène au plus profond de nous-même, nous fait voyager au-delà de Kadath. Nous volons à travers leur premier album, Inmazes, dans l’espace jusqu’à la rencontre des Grands Anciens. A l’instar des dérives psychologiques des héros de l’auteur, Vola nous conte les tourments de l’âme, les contradictions qui nous animent et nous perturbent (Starburn).

La voix claire de Asger Mygind nous sert de guide spirituel durant tout le set. Les parties au clavier sont assez bien maîtrisées par Martin Werner, ce qui ajoute une profondeur qui n’est pas pour déplaire à la complexité de leur musique. Dès les premiers morceaux, le groupe séduit la salle qui se laisse aller progressivement. Le groupe ne cesse d’exprimer sa joie de jouer à Paris devant nous et cet entrain démultiplie l’enthousiasme du publique. Et c’est bien vite que le set se termine. Nous revenons à nous après cette introspection qui nous laisse planant et satisfait.

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Pour ceux d’entre nous qui ont profité de la terrasse et de l’humidité de la pluie dans l’attente d’Agent Fresco, l’odorama était en place pour être téléporté face aux étendues froides d’Islande. Nous allons à la rencontre de sa population chaleureuse à travers les différents morceaux. Et c’est véritablement cette impression que donne les membres du groupe sur scène. Ils sont heureux d’être avec nous et nous entraîne dans leurs sons atmosphériques profonds.

Cyrille Hervet - 2016.10.15 - Misery - 3.jpg

Arnór Dan Arnarson nous transporte de sa voix claire et maîtrisée, agrémentée de quatre screams qui ponctueront certains moments plus complexes des chansons. Cependant Þórarinn Guðnason n’a pas encore la totale maîtrise d’un clavier qui s’emballe parfois et nous sort de la magie des chansons. C’est surtout Hrafnkell Örn Gubjónsso (batteur) qui porte sa musique sur son visage et nous fait rêver avec ses expressions faciales. Le groupe nous quitte sur deux morceaux à l’image de leur pays. Le premier nous parle du cancer pour nous faire aimer l’instant présent et nous réjouir des cadeaux de la vie. Le dernier nous entraîne dans cette même direction en nous offrant un son joyeux, qui nous fait quitter l’île avec une seule envie ; repartir à peine revenu sur le continent.

Enfin, les voilà, ceux qui ont assemblé la foule au Trabendo, Katatonia. Ils ont bien l’intention de faire tomber les coeurs de toute la salle sous leur charme ; et ce n’est pas ma voisine de gauche qui me contredira, mais j’y reviendrai dans quelques lignes. Dès le premier morceau, le public s’enflamme. Malgré le style progressif qui caractérise le groupe, deux fans déchaînés pogoteront pendant tout le set. Avec une carrière de 25 ans le quintet avait de quoi nous offrir une variété de morceaux très vaste ; et ils ne se sont pas privés pour le faire. De Discourage Ones (1998) jusqu’à son dernier album, The Fall of Hearts (2016), le groupe a sélectionné pour notre plus grand plaisir une succession de morceaux qui nous fait traverser le temps. Pendant tout le set Jonas Renkse (voix) garde son visage masqué derrière ses cheveux et avec Anders Nyström (guitare) ils interagissent régulièrement avec le public, mais toujours de manière retenue pour garder cet esprit mystique qui émane du groupe. Le nouveau line up, avec Roger Öjersson (guitare) et Daniel “Mojjo” Moilanen (batterie), participe à garder cette ambiance propre à Katatonia. Le groupe savoure sur scène du vin français pendant qu’il nous abreuve de la puissance de leur prestation.

Quant au public, en plus de nos deux “pogoteurs”, ma voisine de gauche m’est tombée dessus à cause de son headbang endiablé (deux fois) et mon voisin de droite connaissaient les paroles de toutes les chansons par coeur et aurait très bien pu être sur scène pour assurer le chant. Il faudra moins d’une minute aux membres du groupe pour revenir sur scène pour leur encore tant ils sont acclamés par la foule. C’est avec deux titres tirés de The Great Cold Distance que Katatonia tire sa révérence et conclut cette soirée triomphante.

Texte : Cyrille

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