Rencontre avec Magoa

A l’occasion de la sortie de leur nouvel album, Imperial, le 14 octobre, Anthony est allé à la rencontre de Magoa et a posé toutes ses questions à Cyd.

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Alors on va éviter une présentation de groupe, quand même !

C’est gentil, j’en ai fait dix-huit aujourd’hui ! (Rires)

On va aller dans le vif du sujet, j’ai vu sur la bio que l’histoire d’Imperial, ça n’est pas la grandeur et la décadence d’un empire. Qu’est ce qui t’a donné l’idée d’aborder ce sujet ? Comment tu l’as abordé ?

Ça remonte à l’album d’avant, Topsy est le chapitre juste avant Imperial, il décrit les failles de l’empire qu’on commence à apercevoir, comme on le voit d’ailleurs sur la pochette. La statue commence à s’effriter, est entrain de perdre de sa grandeur et les failles commencent à apparaître. Imperial c’est le chapitre juste après, c’est la deuxième phase où il y a une prise de conscience générale, où tout se casse la gueule. On arrive vraiment à la fin d’un cycle et c’est le moment de la résistance plus active et de la révolution intellectuelle, si tu veux, qui va nous permettre de créer ensemble un nouvel empire. Voilà d’où vient le nom Imperial et c’est aussi le sens où on peut tous ensemble, être chacun de notre côté, la pierre qui va poser les fondations sur un nouvel empire. Il faut juste avoir envie, par contre, de le faire ensemble et de se réunir, donner une chance d’entrevoir un futur plus…ensoleillé. (Rires)

Pour la production de vos albums précédents, vous avez beaucoup collaboré avec Charles Kallaghan. Sur ce coup-là vous avez voulu faire un disque tout seul. Pourquoi le faire vous-même cette fois-ci ?

Pendant trois albums, Charles nous a suivi et on a bossé avec lui. C’était super intéressant d’avoir une personne qui drive comme ça un process créatif : il donnait son avis, il nous faisait partager son expérience et nous tirait tous vers le haut pour avoir le meilleur de chacun. Maintenant, je pense qu’on était arrivé à un point où on avait envie, tout simplement, d’essayer de voir  ce qu’on allait donner tous les quatre, juste tous les quatre et il n’y aucun intervenant extérieur qui a mis son grain de sel, à aucun moment, dans le processus de réalisation de cet album, de l’enregistrement jusqu’au mastering. Ce n’est pas du tout une question d’entente ou pas, on travaille très bien avec Charles, ce n’est pas ça,  juste on voulait le faire de notre côté et avoir un album qui émane à 100% de nous et c’est ce qu’il s’est passé. Du coup, tout est absolument personnel sur ce disque.

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Du coup, au niveau de la création, ce fut facile ou plus dur ? Etant donné qu’il n’y avait pas quelqu’un derrière pour vous pousser ?

Non, la création, c’est le plus fun, c’est le plus cool ! On a toujours un peu procédé pareil avec Magoa : on se bloque plusieurs semaines, un mois, un mois et demi et on se libère tous de nos occupations. Et pendant un mois et demi, on est quasiment 24h/24 ensemble. On faisait ça aussi avant, c’est juste qu’il y avait Charles. Du coup on a fait ça tous les quatre, Vincent et moi on a endossé les casquettes du producteur aussi, du recordeur, du mixeur, etc… C’est vrai que c’était beaucoup de choses en même temps, et heureusement pour le coup on est deux, on peut avoir ce recul, un petit peu, que tu n’as pas forcément quand tu as la tête dedans. On a tous les deux la tête dedans, si tu veux, mais disons qu’on peut se modérer chacun. Après le processus, on a toujours fonctionné comme ça. On n’est pas le genre de groupe à faire tourner un riff en répète, on n’a jamais su faire ça, ce n’est pas notre truc. Nous, on bosse avec les apports de chacun, on écrit un refrain, un bout de riff, on enregistre une voix etc… On arrange ça, on fait étape par étape, couche par couche, comme ça on a quelque chose de posé et d’enregistré et on peut prendre du recul plusieurs journées. Puis après revenir dessus et se dire : « ça, c’était naze, on vire », ou dire « ça, c’était bien, on garde », « ça on développe ou on ne développe pas », donc non c’est fun ! C’est dur parce qu’on est quatre, à partir du moment où t’es plus que un de toute manière… Il y a différentes personnes à gérer, différentes personnalités, les avis de chacun etc… Mais ça marche bien tous les quatre, on arrive bien à gérer la critique entre nous, on s’écoute et quand il y en a un qui a une idée, même si les autres pensent que ce n’est pas une bonne idée, on va quand même essayer d’aller au bout du truc, même si ça prend une heure. On prend cette heure-là et à la fin on essaie d’être objectif tous les quatre et on se dit : « Ouais finalement c’est une idée de merde, on enlève » (Rires)

Alors du coup ça fait quoi d’avoir de nouvelles casquettes ?

En tout cas, le fait de l’avoir fait pour nous, c’est d’autant plus gratifiant quand tu entends des bons retours, par exemple sur la réalisation. C’est un chemin qui s’est imposé de lui-même en fait, ça fait longtemps qu’on bosse avec d’autres artistes, et qu’on travaille dans le son. Ça s’est un peu imposé quand on a eu envie de faire les choses, de faire un album personnel. Donc, ça s’est fait et ce n’est pas évident. Enfin, pendant le process ce n’est pas évident, parce qu’il y a la pression que tu te mets toi pour faire le meilleur album possible,  mais il y a aussi faire mieux que celui d’avant et donc c’est un challenge quoi ! En plus c’est que pour toi et il y a aussi le moment où tu dois savoir t’arrêter.  Sinon on peut toujours aller plus loin et malheureusement il y a plein de gens aussi qui s’embourbent dans ce genre de truc à jamais savoir poser la dernière pierre, « ouais mais on peut faire mieux ! On peut faire mieux ! » Mais au bout d’un moment le mieux il est bien comme on dit mais il faut quand même qu’un album, il reste instantané, faut que ça marque une période et si ça commence à marquer cinquante périodes ce n’est pas possible.

Et puis c’est une question d’étapes aussi.

Et puis c’est une étape, c’est ça ! C’était la première fois qu’on a réussi à faire ça, c’était maintenant. Dans deux ans ce sera plus simple ou ce sera peut-être encore plus dur parce qu’on se sera surpassé, je ne sais pas.

Comment tu pourrais décrire la période, si tu devais la définir en quelques mots par rapport au reste de votre discographie ?

Je pense que c’est le moment où l’histoire du groupe a vraiment commencé. Je pense que tout ce qui a été fait avant c’est l’introduction, les prémices de tout ça. On était encore dans la préface tu vois et là, on rentre vraiment dans le vif du sujet. Je pense que Imperial, j’espère en tous cas, sera reconnu comme le meilleur opus qu’on a jamais sorti. J’en suis persuadé !

En toute franchise, cet Imperial, c’est un peu ce que j’ai pensé aussi. J’ai trouvé que là vous étiez à une nouvelle étape et ça devenait encore plus intéressant, et ça me fait plaisir d’entendre ça !

J’en suis très fier ! C’est exactement ce que je voudrais que tout le monde ressente avec cet album c’est sûr. Pas seulement parce que c’est le dernier mais parce que je pense qu’on a vraiment franchi un cap, on est plus du tout dans la même sphère, dans la même démarche. Il y a quelque chose de vrai en faite. Je ne dis pas qu’avant ce n’était pas quelque chose de vrai mais c’était plus hésitant.

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Parlons un peu de l’artwork. C’est la troisième fois qu’on note la présence d’un lion mais cette fois-ci il ne s’impose plus en avant. La question est: Vous passez la couronne ?

Non, le lion, on a décidé d’en faire notre mascotte. Le lion, c’est la liberté, c’est le roi de la jungle, c’est la force tranquille. Et donc cet artwork, oui le passage de couronne ce n’est pas à nous de le faire en fait, on a tous besoin de passer la couronne et de passer une nouvelle étape, de reprendre nos vies en main. C’est ça le couronnement qui est représenté sur la pochette, l’ancien régime qui couronne le nouveau, avec les mains squelette qui posent la couronne sur la nouvelle impératrice. C’est à ça, je pense, qu’il faut réfléchir, à une résistance plus globale, bien plus simple et pacifiste que ce qu’on pourrait penser. Le pouvoir, c’est la connaissance et la connaissance, c’est juste s’ouvrir un petit peu l’esprit, aller chercher parfois des choses qui sont à portée de main. Avec tout ce à quoi on a accès aujourd’hui, avec internet etc, il n’y a pas forcément besoin d’aller chercher très loin parfois pour comprendre beaucoup de choses. Aujourd’hui ,ça me semble tellement évident qu’il ait besoin de résistance, il a besoin de changer les choses. C’est juste, tout simplement, si on veut que l’humanité survive ! Avec les aberrations qui se passent partout dans le monde, ça me semble évident qu’on doive s’engager sur ces causes-là et y penser. Une fois qu’on aura tous compris on pourra peut-être, nous les humains, se réunir et créer un nouvel empire qui ressemblera à quelque chose, parce que là il y a du boulot !

Exactement ! Tu as quand-même une certaine limite qui se repousse chaque fois c’est aberrant !

Ouais la limite de la débilité, c’est peut-être la seule chose infinie je crois !

On le voit encore actuellement…

Au niveau de la mégalomanie et de la bêtise je crois que c’est…

C’est ça, c’est quelle est infinie !

La seule chose qui est infinie c’est la connerie humaine, ouais, malheureusement ! Mais il y a moyen de mettre un terme à tout ça, c’est possible. Ça va prendre du temps et je pense que c’est le rôle des gens qui créent des choses, comme les écrivains, comme tous les artistes en générale, les créateurs de contenu en tous cas. C’est notre boulot, je pense, de véhiculer des opinions et au moins montrer: “Voilà à quoi ça ressemble”, sans forcément, peut-être, prendre des positions très ancrées mais “voilà a quoi ça ressemble, est-ce que ça te convient ? Non ? Bon bah vas-y, si on trouve une solution “. Et c’est dommage, je trouve, qu’aujourd’hui il n’y ait pas assez, peut-être, d’artistes, de groupes, je parle de notre jeune génération,  qui s’engagent sur ce genre de sujet. Alors qu’on est dans une période qui devrait grouiller d’artistes ultra engagés, qui ont plein de choses à dire et qui crachent sur plein de trucs etc… Au final, j’ai l’impression qu’on a une espèce de haras où on fait tous à peu près la même chose et personne n’ose s’opposer vraiment en portant le flambeau d’un truc et essaie de penser quel courant musical d’avant reprend un autre truc. Mais en faite on s’en fout du courant musical, qu’on soit métal, rock, pop ou ce que tu veux, on s’en fout ! L’important, c’est ce que vous avez à raconter, les gars ! Ce qu’on market aujourd’hui, à la télé, je sais que c’est d’autres sphères et que ce n’est pas la même chose, et qu’il y a évidemment une censure qui est au delà de ce que l’artiste peut contrôler, mais c’est quand même désolant ! Désolant d’en arriver à des niveaux pareil alors que la liberté d’expression doit être totale, en fait !

Peut-être aussi que la scène à de nouveaux objectifs aujourd’hui que véhiculer un message…

Ouais, mais quels autres objectifs après ?

Comme tu disais, le marketing, etc…

Ah ouais! Oui bien sûr mais bon après, ça, je ne vois pas en quoi ils n’existaient pas il y a 15 ans et pourtant il y avait plus d’artistes engagés! Evidemment, on ne peut pas penser qu’un artiste mainstream, qui va passer sur NRJ, qui va être un produit à 99% du temps, créé de toutes pièces, façonné de toutes pièces, écrites par une dizaine de personnes, qui écrivent les même choses pour tout le monde, etc… Evidemment on ne peut pas penser que celui-là va avoir un discours engagé. Mais sur la scène plus alternative, il y en a quand même qui passent à l’alternative, il n’y a pas que les groupes obscures et ceux-là, moi je suis étonné quand même, d’avoir aussi peu de contenu!

Je suis entièrement d’accord, mais peut-être qu’aujourd’hui les jeunes groupes ont plus en tête leur réussite que véhiculer quelque chose. Ce qu’on voit de plus en plus.

Peut-être, mais au bout d’un moment, il y en a qui ont fait du métal, tu vois? Je veux dire, si on avait voulu être mainstream, on faisait de la variété quoi… Si on fait de la musique alternative, c’est pour être dissident, ce n’est pas pour marcher dans les rangs et dire ce que tout le monde dit et regarder la télé et rabâcher les mêmes choses. Moi ça, ça ne m’intéresse pas et je trouve ça dommage que ce soit la seule chose qui soit marketé. Voilà, c’est une phase étrange, en fait, on dit que c’est dans les périodes de grandes crises qui se passent de grandes créations mais j’ai l’impression que ce n’est pas le cas. C’est ça qui est étrange, je ne suis pas en train de cracher sur tout le monde et sur tous les musiciens, c’est pas ce que je veux véhiculer. Je suis juste étonné que ce soit pas une période où il y ait plus de dissidence artistique, il y en a un peu parfois dans certains courants, certains écrits, dans certains bouquins… Beaucoup peut-être plus dans l’écrit d’ailleurs ou intellectuel, qui se penche plus sur la question, etc… Mais et les autres ? Et le reste de l’art ? On a notre mot à dire aussi, je veux dire la musique, tout l’art en général il est forcément, complétement imprégné et dégouline de l’ambiance de la société. On ne fait pas la même musique à Paris que si on était né à Sao Paulo, tu vois ?

C’est sûr, après il y en a !

Des engagés tu veux dire ? Il y en a ouais, mais j’ai l’impression que c’est plus des groupes qui sont là depuis beaucoup plus longtemps. Pour parler de choses qu’on connait de la scène, pour recentrer un peu, j’ai l’impression que c’est plus des groupes qui ont vécu dans une autre période et qui ont réussi à se maintenir jusque-là, et c’est super, d’ailleurs qu’ils continuent leur combat et c’est très bien ! Mais pour nous, les artistes plus jeunes, j’ai l’impression que ce n’est pas si courant que ça.

Pour eux, l’essentiel est peut-être ailleurs aussi. C’est ce que je vois de plus en plus de toute façon.

J’aimerais bien que ça avance, après si tu as des exemples je suis ouvert à les découvrir avec plaisir (rires).

Mais j’en ai pas, c’est ça le truc, à part dernièrement, j’ai vu Architects que j’ai trouvé le seul groupe engagé

Ah voilà ! Merci ! On est d’accord, je n’arrête pas de répéter ça depuis ce matin. Exactement, c’est le seul groupe qui s’engage, écrit des choses sincères et quand tu écoutes les morceaux c’est: “Putain ! Voilà c’est ça bordel !”. C’est exactement ce genre d’artiste qu’il faut, c’est juste un mec qui croit en ce qu’il raconte et il y croit à chaque mot qu’il dit, t’as des frissons parce qu’il y croit. Je suis fasciné par ce groupe, c’est parfait! Qu’on aime ou qu’on aime pas la musique, on s’en branle ! Ça plait forcément, t’es obligé d’aimer en fait parce qu’ils sont sincères.

Et eux sont vraiment engagés, c’est ça.

Et c’est super ! C’est l’un des seuls modèles de ces dernières années, c’est l’exemple à suivre.

Pour en revenir à votre musique, vous travaillez dans le son avec Vince, avec votre studio Ten To One. Je voulais savoir, le fait de travailler avec des artistes assez différents, est-ce que ça a influencé votre musique ?

Oui et même l’inverse fonctionne aussi je pense, parce qu’avoir bosser avec quelqu’un qui jouait ce rôle-là, que maintenant nous on joue avec d’autres artistes pendant des années, on commence à avoir une petite idée de ce que l’artiste a envie d’entendre. Pas ce qu’il a envie d’entendre genre pour lui faire plaisir, mais comment lui dire, en tout cas, pour qu’il comprenne ce qu’il a à faire. L’idée c’est ça, qu’il se pose d’autres questions, qu’il devienne meilleur, je pense que j’ai le droit de le dire. Ça ne veut pas dire que nous on est meilleur que lui, simplement lui donner des pistes depuis l’extérieur, pour que ça puisse germer et devenir quelque chose de plus grand. Donc ouais, je pense que c’est aussi de notre musique et le fait d’avoir fait nos erreurs de notre côté, ensemble et avec les gens, avec qui on a collaborés, qui nourrissent ce truc ouais. Carrément ouais, c’est indissociable.

La vidéo de “Resistance” de votre futur album est votre premier clip réellement scénarisé ?

Oui

Peux-tu raconter, un peu, la genèse ?

Ouais, on fait un peu comme on a fait avec la pochette : on donne l’idée de base et ensuite on laisse le réalisateur mettre ça en image un peu comme il veut. L’idée, c’était évidemment de représenter cette très belle femme, qui représente la majorité, qui représente le peuple et qui vient récupérer son du et destituer l’ancien pouvoir. Après, une des belles manières de le mettre en image et faire, un peu, quelque chose de fort, c’est le cinéma. Donc c’est le régicide, un peu de sang et puis t’as un clip qui véhicule le message qui a été transféré.

Il est assez beau et fort ! Mais la question est: Est-ce que Djej méritait la mort ?

(Rires) Du haut de ses 170 ans, au final il est peut-être temps de passer la couronne, comme tu disais tout à l’heure ! (Rires) Il va m’en vouloir pour ça. Non il a très bien joué le jeu et c’est un très bon acteur Djej.

Aujourd’hui, comment définirais-tu la personnalité de Magoa ?

Magoa traverse la même période que nous, c’est les jeunes adultes…

Les trentenaires…

Ah, on est pas encore trentenaire, détends-toi ! (Rires) On n’en est pas loin, mais bon…

Non mais voilà, fin de vingtaine, presque trente, qui sont encore des grands gosses dans leur tête mais qui commencent à capter pleins de choses : comment le monde adulte fonctionne et qui, à peine, commencent à avoir le courage de poser les couilles sur la table à certains moment et de balancer la vérité à la gueule de ceux qui le méritent. Comme on aurait pas pû écrire ça il y a quatre ans, donc ouais c’est un peu ça. Le stade d’avancement c’est Imperial, l’album commence à avoir le courage de balancer ce qu’il fallait balancer, je pense.

Ce qui vient bien avec ma question d’après. Dans la biographie que j’ai lu, vous dites que Magoa dérange par sa vocation à imposer les codes, donc la question est: Pourquoi ? Parce qu’en même temps  intrinsèquement, le métal c’est de ne pas imposer des codes, donc pourquoi ?

Intrinsèquement le métal c’est briser les codes, exactement, c’est vrai !

C’est une critique qu’on vous a faite ?

Non non pas du tout, c’est parce qu’on est toujours obligé de coller des étiquettes aux groupes. Ça fait chier, parce qu’au final c’est un peu comme quand on se sent obligé de changer les gens, de par leurs origines, leur tronche, leur couleur, leur croyance… Et là, putain j’ai l’impression qu’on fait pareil alors qu’on est dans un milieu qui est censé prôner, justement, la liberté, la dissidence, etc… Pourquoi on se sent obliger de te dire: “Ouais mais de toute façon ça c’est du métalcore, ça c’est du deathcore…” Putain on s’est fait toutes les étiquettes possibles et imaginables ! En fait, j’en sais rien, aujourd’hui on dit par exemple que Slayer c’est du thrash, mais Slayer c’est du thrash parce qu’on a trente ans de recul sur le truc. Je comprends le besoin de savoir ce que c’est, mais allez écouter, c’est juste de la musique alternative! Moi j’aime bien dire qu’on fasse de la musique alternative, on fait du métal au sens large. Bon il y a la grande famille de rock et encore le rock, tout ça, c’est effectivement de la musique qui n’est pas comme les autres, qui est alternative tu vois ?

Les étiquettes j’ai aussi du mal avec ça.

Le métal ça me va !

L’album sort le 14 octobre, c’est peut-être un peu trop tôt mais pour la suite, des dates de prévues ?

Je n’ai pas de dates précises à t’annoncer malheureusement, j’espère qu’on va repartir sur la route le plus vite possible. Ce sera surement pas avant Janvier 2017.

Et la petite question subsidiaire, comme tu as pu lire dans le magazine, on parle aussi de tatouage chez nous. Selon une source sûre, tu aurais quelques tatouages en référence au groupe, pourrais-tu en parler ?

Celui-là je n’ai pas trop besoin d’en parler. Celui-là c’est celui qui est sur la couronne du dernier album.

Fait après ou avant ?

Fait, comme tu peux le voir, avant la sortie mais après la création de la couronne et puis c’est un petit peu lié à ça aussi, c’est l’empereur squelette avec l’histoire de ses péchés et de ses vices et puis voilà Imperial.

On va faire un peu de pub au tatoueur, c’est fait par qui ?

Par Nils, le studio s’appelle La Vanité et c’est dans le Vème arrondissement, rue Geoffroy Saint-Hilaire. Il bosse super bien, un mec qui a notre âge mais qui est super !

Sur ce, je n’aime pas laisser le mot de la fin donc quelle question tu aurais aimé que je te pose ?

Qu’est ce qu’on bouffe ce soir ?

Et qu’est ce qu’on bouffe ?

A priori ici, probablement des nachos (Rires)

En tous cas merci à toi pour l’interview !

Bah attends tu plaisantes ? Merci Anthony c’est cool, super !

Interview réalisé par Anthony

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