COMBICHRIST + GUESTS @ L’EMPREINTE, SAVIGNY LE TEMPLE, FR – 08/06/2016

Il fallait en vouloir ce mercredi 8 juin pour assister au show de Combichrist, Filter et Lord of the Lost organisé par L’Empreinte. Nous avions, ainsi qu’une horde d’irréductibles enthousiastes, courageusement bravé la chaleur et les grèves pour atteindre la lointaine Savigny Le Temple juste à temps pour le début du concert.

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Lord of the Lost ouvre le bal et se met au défi de secouer l’Empreinte, tout de lambeaux glitter vêtus, avec leur curieux métal gothique. Somme toute assez inégal, le show alterne les phases énergiques très inspirées teintées d’accents death (« We all created evil ») et des balades grinçantes dont la théâtralisation poussée à l’extrême en live vire rapidement au kitsch et prend le risque d’endormir l’audience. Cependant on retiendra le morceau final « La Bomba », étrange assemblage clownesque et dansant très rafraichissant qui clôture une prestation à ne pas prendre totalement au sérieux.

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C’est au tour de Filter d’entrer en scène et de distiller son rock langoureux et décadent. Venu présenter leur nouvel album Crazy Eyes, le choix de la setlist reste néanmoins très nineties : Richard Patrick enchaîne aux côtés d’un line-up complètement renouvelé de grands classiques tel que « Can’t you trip like I do » puis « Take a picture » et parvient sans peine à nous faire onduler des hanches.

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Quoiqu’un peu bavard (les longs intermèdes parlés rendus quasi incompréhensibles par le débit et un fort accent alternent entre anecdotes badines et remarques politiques) le leader ne cesse d’interagir avec son public, téléphone à la main, enchaînant selfies et videos. N’ayant pas mis les pieds en France depuis plusieurs années, Filter était attendu par des fans extatiques qui n’ont cessé de sautiller pendant tout le show et se sont littéralement déchaînés aux premières notes de l’incontournable « Hey man nice shot ».

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La sensualité poisseuse de Filter laisse finalement place à la force brute de Combichrist. Habitués quant à eux aux scènes françaises, ils débarquent avec la ferme intention de défendre leur nouvel opus This is where death begins . À en croire certains émois féminins, le charisme d’Andy Laplegua et sa formidable présence scénique pourraient avoir quelque lien avec le fait qu’il ne s’encombre guère de tee-shirt…

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Mais peu importe, d’une efficacité implacable, Combichrist assène son métal industriel devenu culte en puisant dans toutes les époques de sa prolifique carrière. Il y a là de quoi contenter tout le monde, des nostalgiques des soirées d’ado avec « Blut Royale » et « Get your body beat », à ceux conquis par le tournant métal entamé avec Making Monster et des titres plus récents comme « Throat full of glass » ou « No Redemption ».

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La salle est pleine à craquer et la fosse danse frénétiquement, quand elle n’est pas entraînée dans un joyeux circle pit par un guitariste bien téméraire. Mobiles et surexcités, les musiciens interpellent constamment leur public (mention spéciale au batteur déchaîné hissé sur l’avant de sa batterie et gesticulant comme un dément). Le choix de la double batterie fonctionne à la perfection, le roulement des percussions apportant de la profondeur aux sonorités électroniques caractéristiques de la formation norvégienne.

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Les tempos maladifs et synthétiques appuyés de textes haineux scandés par un frontman grimaçant nous offrent un show véritablement explosif. « Maggots at the party » jouée en rappel, nous abandonne fourbus mais souriants, avec la furieuse envie de continuer la fête.

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Je craignais une ambiance de soirée gothique réchauffée, ce n’est nullement le cas tant Combichrist arrive à faire coïncider de manière surprenante electro-indus et performance live. Chaque titre, qu’ils puisent dans des registres plus rock and roll, techno et même parfois ambiant, révèle pleinement son potentiel de « hit » au service d’un show défoulant et punchy qui n’a donc à mon sens rien à envier à un concert purement métal.

Combichrist live donc, c’est brutal et fun, et ça te colle la banane jusqu’au lendemain matin…

Texte : Laurine

Photos : Leslie / Cherry Pixs

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