THE TEXAS CHAINSAW DUST LOVERS + DUCKTAPE @ LA MECANIQUE ONDULATOIRE-06/05/16

C’est vendredi soir, début du week end pour certains mais c’est surtout concert à la Mécanique Ondulatoire pour nous car on a rendez vous avec le diable. Les The Texas Chainsaw Dust Lovers fêtent la sortie de leur excellent nouvel album Me And The Devil et ils ont choisis la Mécanique pour s’onduler sur ces rythmes endiablés avec Mephistopheles himself. Cet album, je le connais déjà par cœur et il tourne en boucle dans la platine. La release arrivait donc à point nommé pour voir la véritable valeur de ces titres en live avec ces mariachis du désert.

Du coup on s’éloigne de Paris  et c’est Aix En Provence qui va chauffer la cave Ondulatoire par le biais du duo infernal Ducktape. Les sudistes aiment le bon son à ce que je vois ( remarque de con de parisien) et c’est en mode guitare / batterie que le son saturé est envoyé. Ça riff sévère et ça tape bien dur sur la batterie pour du groove sale et  méchant et du rythme enlevé pour des riffs qui fuzz par moments et suintent la plupart du temps. On sent le heavy crade à forts relents de grunge pour le plaisir des oreilles. Le chant, on a du mal à suivre mais c’est la Mécanique Ondulatoire et non la Salle Pleyel, du coup on s’en fout, au delà de ça balance et tape comme il faut. Le groupe est bon et dans le Sud tout compte fait on s’y connait. En tout cas ça scotch bien et le public est bien parti pour la suite…

La suite vous la connaissez, ce sont les mariachis parisiens adorateurs de poussière, The Texas Chainsaw Lovers, et les desperados avaient du monde dans le public car la Meca se retrouvera rapidement complète pour chalouper un peu avec le diable ce soir.  Il fait chaud, la transpiration coule avec la petite goutte sur le front, il est donc temps, lance la projo Roger ! “That Town Under The Sun” c’est Paris ce soir, l’intro cinématographique est lancée et les gringos sont dans la place avec “Leaving Town” titre qui clôture avec brio l’album. Et oui on ne fait pas comme tout le monde, on commence par la fin. Ça sature ça fuzz et ça disto, on accroche directement à ce nouveaux titres pour s’en prendre un max dans les oreilles. Du bon riff électrique mais pas que. les mélodies vont chercher un peu partout, on est pas dans le stoner de base mais on a de l’idée chez Les Texas Chainsaw.

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Il ne restait plus que le diable qui tout compte fait fera rapidement son apparition avec le titre éponyme “Me And The Devil” et le slow diaboliquement langoureux auquel tu t’attendais s’emballe de façon électrique.

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Un peu de “Dark Stuff” et on se laisse facilement entraîner reprenant les chœurs avec le reste du groupe sur les “Dark Stuff !! “. L’énergie et la sueur continuent d’emplir la salle et la reprise après le pont envoie la dose. Ce Me and The Devil passe avec brio le live qui ce soir et change complètement la donne depuis la dernière fois où on les avait vu au Glazart en 2015. On oublie le public et on se focalise sur le groupe et les gringos de Clément lâchent le lest pour envoyer la dose de poussière qu’on demande.  On oubliera pas les précédents titres et “Car Crash” sera naturellement joué tout comme leur excellente reprise du côté des Frères Cohen avec un “A Constant Of Sorrow” bien électrique et fuzzy.

Ce soir, on fait du vieux, de l’actu mais aussi de l’inédit chez Texas Chainsaw. Alors qu’on fête la sortie de l’album, le groupe jouera aussi un titre du prochain. On ne fait pas comme tout le monde et puis c’est tout ! En tout cas, le set est bien agencé et les titres fonctionnent bien dans la jauge du riff. Ce  “My Lover Of The Moon” bien intense donne encore une autre envergure au groupe.  Et on finira avec le coup de cœur de cet album ( en ce qui me concerne) c’est l’excellent “Summer Spleen”. Titre complètement barré à l’image de son clip et qui s’en retrouve tout aussi fou sur scène avec ces riffs partant dans tous les sens.

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Rappel “non prévu ” suite à la forte demande du public et puis de toute façon on ne pouvait pas faire sans. Eh bien c’est “Born Bad” titre des débuts qui rebalancera une bonne dose de disto avant de terminer en beauté sur un cover bien placé dans le final et qui fera honneur à Jimi  avec “Foxey Lady” pour terminer sous la bénédiction totale du saint Riff et du divin Fuzz.

Ce soir il y avait ce quelque chose qui te dit que ce n’est pas fini et il y a moyen d’encore plus ! Ce Me And The Devil est diaboliquement addictif et réussi et cette soirée  confirme le talent et tout le bien qu’on pense de The Texas Chainsaw Dust Lovers.

Le diable est avec moi maintenant..

Texte: Anthony

Photos: Aurelia / La Petite Photographe

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