OLD MAN CANYON-DELIRIUM

Avec ses couleurs pastels et sa petite fille tout droit sorti d’un film de Lynch, Delirium est le genre de rencontre qu’on ne fait que finalement peu. Old Man Canyon est le pseudonyme employé par Jett Pace pour laisser libre cours à son imagination au travers d’une musique rêveuse.

127. Old Man Canyon - Delirium

Après un premier extended play sorti en 2013, Old Man Canyon a pris le temps d’écrire et enregistrer un album complet dévoilé en janvier dernier et répondant au doux nom de Delirium. Quelque part entre la dream-pop et le rock psychédélique, le garçon originaire de Vancouver semble tirer son inspiration du travail de Kevin Parker. Les dix pistes de Delirium font ainsi écho à Tame Impala sans tomber dans le fan service – sauf exceptions isolées avec « Learn To Forget » puis «I Don’t Wanna Go Out » plus tard. Toutefois, pendant moins de trois-quart d’heure, Pace nous enferme dans son univers pastel et nous promène le long de ses pensées en fredonnant des refrains merveilleux, « Tomorrow Man » pour n’en sortir qu’un, sur fond de compositions musicales rêveuses pleines d’émotions et de sincérité, « In My Head » et « Back To The Start ».

Delirium déborde de belles choses et avant tout de mélodies. Pourtant, jamais l’album ne semble vouloir nous perdre dans un récit mollasson puisqu’on trouve sur « Chasing Smoke » ou encore « Hollow Tree » des passages plus tranchants. Non, Pace contrôle tout et nous accompagne main dans la main dans l’interminable chute amorcée par la pression du bouton Play. L’immersion continue de plus belle avec « Always Love » avec l’influence de Thomas Mars sur le chant et se parachève avec « Sugar City ». Véritable bouquet final de Delirium, cette dernière piste oscille parfaitement entre blues-à-paillettes et dream-pop pendant près de sept minutes pour nous emmener vers une ultime montée des plus précieuses.

Que le silence suivant les derniers instants de « Sugar City » est pesant. Ce premier album de Old Man Canyon est une petite pépite inattendue : une ode au rêve et une véritable traversée des mondes rose pastel d’un individu sans prétention. Embarque.

Old Man Canyon, Delirium, sortie 15 janvier 2016

Texte: Alex

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