RENCONTRE AVEC TANKRUST

A l’occasion de la sortie de The Fast Of Solace, leur tout premier album, les Parisiens de TankrusT ont bien voulu répondre à nos questions, histoire de nous éclairer sur cette première galette. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que la machine n’est pas si rouillée!

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  1. Tout d’abord une petite présentation s’impose, Tankrust en quelques mots ?

TankrusT c’est une famille, c’est cinq membres qui sont avant tout des amis de longue date ayant tous des liens directs ou indirects les uns avec les autres. Le groupe a été fondé en 2006 et son line-up actuel est en place depuis 2013. On a pris du temps parce qu’on a toujours privilégié les liens humains. Ce groupe est un mélange de cinq personnalités aux influences très diverses mais tous baignés dans des racines communes du thrash et du death des années 80/90. On peut dire qu’on est tous parti de ce point commun et que chacun a exploré sa propre voie ensuite. Aujourd’hui on se retrouve tous à un nouveau carrefour du Métal.

 

  1. “Tankrust”, si mon anglais est bon, voudrait dire “réservoir rouillé”. Est-ce un rapport avec le petit côté à l’ancienne (old-school) dans la musique du groupe ?

Tout à fait ! C’est le réservoir de notre âme old-school. Ce réservoir un peu érodé par le temps, dans lequel on mélange ce qui nous a nourris dans notre jeunesse pour le recycler et en sortir une musique qui s’ancre plus dans l’époque actuelle, un old school rajeuni !

 

  1. Qu’est-ce que vous aimez dans le old school ?

On a eu la chance de grandir avec les classiques du genre. On ne va pas faire une liste exhaustive mais on peut citer Motörhead (hommage oblige !), Slayer, Pantera, Judas Priest parmi les plus significatifs, qui ont été les incontournables de notre époque. Ce qu’on a aimé c’est le tournant radical que ces groupes représentaient. Pour nous c’était un tsunami et un certain âge d’or où tout était possible. La batterie de Lombardo, la voix de Lemmy, la guitare de Dime… ces sons-là c’est vraiment une partie de nous aujourd’hui, un héritage pour tout métalleux.

 

  1. Venons-en au sujet du jour, The Fast Of Solace, tout d’abord pourquoi ce titre ?

« Le jeûne du réconfort » c’est le refus de se laisser distraire par les belles paroles ou les shows sans profondeur qui veulent nous empêcher de nous concentrer sur les vrais problèmes de notre société. Qui ne veulent pas qu’on réfléchisse ou qu’on voit que le monde est ce qu’il est. Ce réconfort-là, on préfère ne pas l’avoir.

 

  1. Quelques mots sur l’album : s’il y avait quelque chose à ressortir ce serait l’évolution entre les deux, avec une musique qui s’est trouvée et s’affirme sur The Fast Of Solace. Comment se sont passés la composition et l’enregistrement ?

On a beaucoup appris de notre EP Beyond Thresholds et on s’est servi de cette expérience. Au premier CD on a voulu franchir une première étape, quitte à n’être pas tout à fait prêts. Une façon de se mettre un coup de pied au cul. Pour l’album on a vraiment voulu faire les choses bien. On a pris le temps de peaufiner chaque morceau qu’on allait mettre sur la galette. On a fait une maquette, on a bien choisi le studio avec qui on allait bosser et on a suivi toutes les étapes jusqu’au pressage, quitte à prendre plus de temps pour régler chaque détail.

 

  1. Il y a t’il eu un élément moteur dans cette évolution ?

C’était plus une affaire de timing. Une fois le line-up stabilisé et une fois que nous-même étions stabilisés dans nos vies on s’est aperçu que notre musique avait mûrie et qu’on était prêt pour passer à l’étape suivante. L’évolution s’est faite ensemble de façon invisible. Je crois qu’on en a chacun été un élément.

 

  1. Si on vous demandait de résumer The Fast Of Solace en quelques mots, se serait quoi pour vous ?

C’est d’abord pour nous une partie de notre histoire, un pont entre notre passé et l’avenir. Ce qui construit vraiment notre identité. Dans la forme, c’est une boule d’énergie positive. Du compact, de l’impact qui veut rentrer dans le corps et y rester. En même temps c’est une onde positive, un défouloir, un dialogue ouvert. Si tu prends tout ça et que tu le transposes en live ça te donne une putain de fête !

 

 

  1. Aux vues des nombreuses étiquettes qu’on donne à tellement de groupes, au final comment définiriez-vous le style Tankrust ?

Justement, on a du mal avec les étiquettes et sur nous ça se prête encore moins. On mélange tout ce qu’on aime alors on dit très souvent qu’on fait du Métal. Un terme qui englobe bien !

 

  1. Un ou deux albums références qui ont marqué Tankrust ?

Oulah, question épineuse vu que chaque membre pourrait te citer un album différent ! Je vais certainement dire quelque chose qui mettra pas tout le monde d’accord mais je vais tenter d’en fédérer le plus possible : « Vulgar display of power » de Pantera  et « Dedication » de Raised Fist. Mais si tu lis d’autres interviews on aura sans doute cité des noms différents !

 

  1. Du live et des projets de prévu pour 2016 ?

Oh oui ! On va défendre cet album autant qu’on peut ! Le live c’est ce qui coule dans nos veines donc on va tourner autant que possible. Déjà une dizaine de dates jusqu’à mi-mai, puis au moins une tournée en Espagne à la rentrée, et ça continue de se remplir. On peut suivre tout ça sur notre page Facebook. On est prêt à manger la route et la scène alors avis à ceux qui voudraient nous voir près de chez eux, hésitez pas à nous solliciter ! Et bien évidemment, on compose tranquillement en vue du prochain album !

 

  1. On est en début d’année, si vous deviez retenir un seul concert en 2015 se serait lequel ?

Sans hésiter, la release party du 17 octobre au Glazart ! Une soirée mémorable, une fête avec tous les amis des autres groupes et du public. Ce moment incroyable ou la moitié de la fosse est montée sur scène pour foutre le bordel avec nous, inoubliable !

 

  1. Et en ce qui concerne les albums ?

Arg ! Même question piège que précédemment ! Je dirais Kronos Arisen New Era, la grosse claque de retour de ce groupe qui m’a laissé sur le cul au Motocultor. Et Motörhead  Bad Magic pour l’héritage laissé et le pilier qu’était Lemmy. Pas le meilleur album mais la dernière empreinte de ce symbole de plusieurs générations !

 

  1. Pour finir, la question que vous auriez aimé qu’on vous pose ?

Qu’on nous demande une recette de cuisine !

 

  1. Je vous laisse le mot de la fin

RESTE TRANQUILLE C’EST PAS FINI !

Merci à vous et à bientôt j’espère !!

Merci à The Unchained pour l’intérêt et le soutien ! Rendez-vous sur scène 😉

 

Interview réalisée par mail par Anthony

 

Merci à Replica Promotions.

 

TankrusT, The Fast Of Solace, sorti en octobre 2015

 

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