M FEST – JOUR 1

Depuis 5 ans la ville de Rouzier de Touraine (37) accueille le festival Mfest, un petit événement qui réuni de plus en plus de gens chaque année. Cette année, l’affiche comptait de belles têtes d’affiches comme ANAAL NATHRAKH, FLESHGOD APOCALYPSE, BELPHEGOR et ORPHANED LAND !

Nous partons donc de Troyes à 10h du matin avec ma compagne, parés pour enfin aller en festival d’été ! Nous parcourons plus de 300km et nous arrivons au site du festival, au milieu d’un champ totalement vide. Exténués, nous sommes heureux de pouvoir enfin monter la tente et aller nous poser en attendant l’ouverture de la salle. On se rend bien vite compte que j’ai oublié la tente à la maison … ce sera donc dans la voiture.

 

Les portes ouvrent enfin, on entre donc dans la salle «  Les Quatres Vents » pour démarrer immédiatement les concerts avec AO ! Un groupe de death metal moderne pas très original mais auquel le public accroche immédiatement. Les membres , manifestement contents d’ouvrir le festival, nous offrent un set tout de même varié et plutôt surprenant pour ce genre de formations récentes. On notera l’excellent jeu du batteur, qui m’a beaucoup surpris ! Le concert se termine assez rapidement, les sets de début de soirée ont duré environ 30 minutes, les groupes sont donc passés assez vite et les set-lists étaient relativement courtes !

 

On retourne dans la salle pour aller écouter le crossover de VERBAL RAZOR, groupe local. Un bon gros concert bien punk et énervé, le public commence seulement à se dégourdir et à bien bouger. Devant une musique comme ça, on est, de toutes façons, obligés. De même, un concert de 30 minutes, c’est frustrant ! Le groupe était très chaud et à fond tout le concert. On a eu droit à un chanteur totalement déjanté qui sautait partout , se tapait le micro sur le crâne … Il a simplement retourné la scène tout seul. Le concert se termine dans un bordel monstre, toute la foule en redemandait, mais malheureusement ils devaient laisser la place au groupe suivant.

 

Enfin ! On accélère le tempo ! Place au Grindcore de NESSERIA ! Groupe d’Orléans, NESSERIA nous offre un magnifique mélange entre ce qu’on appelle du « Chaos Hardcore » et du Grindcore ! Je les avais déjà vus près de chez moi avec leur ancien chanteur, qui est manifestement passé guitariste depuis. Le nouveau nous pourrit donc les oreilles avec ses cris suraigus. Un groupe que j’affectionne particulièrement ( j’achèterai même leur dernière cassette, Fractures) car ils chantent en Français ! Je trouve par ailleurs que, pour ce genre de son, hardcore très sombre, mélancolique etc., ça sonne bien plus sincère et le Français donne une identité plus forte à ce genre de formations en France. Le concert prend fin au bout de 40 minutes de hardcore intense ! Les remplaçants de RISE OF THE NORTHSTAR se préparent alors, c’est là, que toute la salle va se lâcher.

 

Les thrashers de CRISIX installent le matos et on est parti pour une heure de tuka tuka tuka. La fosse ne se fait pas attendre, dès le premier morceau le chaos règne, des pieds et des points volent dans tous les sens. Le groupe nous crache ses gros riffs gras, mélangeant METALLICA et EXODUS, ou plus récemment Havok. On prend des baffes pendant presque 30 minutes quand le chanteur annonce un « Football Of Death », on se demande tous ce que cela peut bien être … Le frontman descend alors de scène, un ballon à la main, il le pose au milieu de la foule, qui s’est déjà coupée en deux partie. Tout le monde se prépare, le ballon est là, au milieu, avec le chanteur. La musique débute de façon brutale et j’ai juste le temps de voir un mec plonger sur ballon avant que le désordre s’installe, c’est alors la guerre dans le pit, la guerre qui fait du bien, celle qui défoule. Juli Bazooka (le chanteur) remonte tant bien que mal sur scène, le sourire au lèvres et continue son concert, toujours autant énergique et hargneux ! J’ai rarement vu un chanteur aussi motivé sur scène, mais venant d’un groupe de thrash comme ça, ça ne m’étonne même pas. Vers la fin du concert, tous les membres ont échangés leurs places,le chanteur devenant batteur, le batteur guitariste etc … pour nous reprendre magnifiquement bien du METALLICA et du PANTERA (je n’ai plus les morceaux en tête, vous m’excuserez). Déjà, le concert se termine, après une heure de bon gros thrash comme on l’aime, plein de sueur, fatigués, attendant la suite avec MELECHESH, qui, même s’ils ne font pas dans la dentelle va tout de même reposer la foule. Pour l’heure, la bière nous attend !
Après quelques Goudale (sponsor officiel du cuité en festival Metal), on va voir avec impatience MELECHESH, groupe de black metal « oriental » venu d’Israel. J’ai découvert le groupe le jour-même, dans la voiture, ma copine ayant acheté leur dernier méfait la veille du départ. Cagoulés et cloutés, les membres se placent sur scène, c’est déjà puissant, la mise en scène est parfaitement travaillé. Pour ce soir, ce sera Simon Skrlec qui gérera la batterie, Kevin Paradis (BENIGHTED, SVART CROWN) ayant annulé la veille à cause d’un bras cassé, (BENIGHTED sera d’ailleurs annulé le lendemain au Gohelle Fest). Après une longue introduction, le groupe lance le premier morceau « Tempest Temper Enlil Enraged » avec son riff destructeur. Malgré le gros côté thrash du groupe, c’est le genre de musique qu’on l’on se doit d’apprécier sans bouger, en regardant, secouant doucement la tête, parce qu’il faut l’avouer, on peut pas s’en empêcher. Commence alors un voyage dans l’Orient. Le groupe mélange du black et du thrash avec des sonorités et des gammes orientales, le produit final est une violence voyageuse, une violence qui t’attrape par la main et qui t’emmène dans les plus beaux paysages d’Orient, avec un énorme fond de magie. L’atmosphère est donc au rendez-vous et prenante. Le live se finira tranquillement sur de belles notes exotiques avant que le chanteur, dans une béatitude totale, n’aille boire sa bouteille de jack au bar, entre mec bourrés.

 

Le froid s’installe ( doucement dans la nuit?), mais on ne se désespère pas, un aller-retour à la voiture et on part en Italie avec le Death Metal Symphonique de FLESHGOD APOCALYPSE ! Une mise en scène encore plus travaillée que MELECHESH, on se prépare pour le déluge de blast beat. En tant que fans de musique symphonique on ne pouvait qu’être admiratif devant ce groupe qui mélange Metal extrême et musique savante, nous rappelant les belles années du romantisme musical, avec comme premier nom en tête Giuseppe Verdi, qui est pour moi très lié avec le groupe puisque, au-delà de leurs origines communes, ce sont de grands adeptes de musique grandiose ( Le “Dies Irae” de son requiem, pour ne citer que lui, qui clôturera le concert). Le dernier album m’avait déçu, loin des musiques à 280 non-stop couplées à du piano et des violons. Il est toujours dans le même esprit mais dans une façon de faire totalement différente qui m’a déplu. Mais je m’attend tout de même à un concert excellent. Comme prévu, ils jouent le dernier, qui est clairement taillé pour le live. Ce soir là, j’ai adoré “The Labyrinth”, il est … grandiose, ultime en concert ! La foule ne bougeait peu, le pit était plutôt calme, mais toute la salle secouait la tête en même temps, dans le rythme ! Première en France ahah. C’est donc un torrent de grosse caisse, un son presque parfait (le piano était bien trop en retrait). Tout ce que j’aime : du blast, du blast et encore du blast. Seul bémol, gros bémol quand même : le bassiste chantait totalement faux, ses parties de chant d’opéra étaient toutes à côtés, heureusement une chanteuse lyrique les accompagne, les voix s’accordent tout même et c’est vite oublié. Le concert dure une bonne heure, une pluie de confetti tombe sur la salle, on comprend que c’est le dernier morceau, que ça va être puissant. Leur réputation est bien là, le morceau final est une grosse tuerie death metal avec un outro au piano, magnifique. Le groupe vient saluer la foule sur le Dies Irae de Verdi. Un concert magnifique pour terminer cette première journée au Mfest. On retiendra la mise en scène, la lecture de passages religieux et la dégustation de vin pour annoncer The Violation.

 

On part finir la soirée avec les voisins rencontrés quelques heures plus tôt, on doit se préparer pour le lendemain. Merci à toute l’équipe du Mfest pour cette première très bonne journée.

 

Texte : Kant’

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