THE BLACK DAHLIA MURDER + DEEP IN HATE @ LE PETIT BAIN – 20/0715

C’est pour s’en prendre plein la gueule qu’on a choisi Le Petit Bain pour ce lundi 20 Juillet. Au même moment, les Stoned Gatherings nous offraient une soirée fuzz de toute beauté avec Elder, Mos Generator et Nick Oliveri au Glaz’art, mais du côté des quais on accueillait les américains de THE BLACK DAHLIA MURDER  pour une grosse dose de Death brutal et mélodique, et ça faisait longtemps qu’on voulait s’en reprendre une….

Il fait beau, à la cool, au bord de l’eau, c’est presque les vacances et on est tous là pour s’en prendre clairement plein la gueule. Pour une tournée européenne estivale entre les festivals et les clubs, les Américains se chauffaient pour la sortie de leur prochain opus, Abysmal, prévu en septembre. Notre dernière confrontation remontait à Ritual et leur passage au Nouveau Casino, depuis de l’eau a coulé sous les ponts de Paris et en manque de blast et mélodies c’est avec plaisir qu’on les retrouvait ce soir. Et ce sont les Parisiens deathcoreux de Deep In Hate qui les accompagnaient sur leurs quelques dates françaises dont ce soir.

DEEP IN HATE, c’est technique, lourdeur et scream bien gras, et quand on a Nicolas Bastos derrière les futs et bien on peut se le permettre. Les Parisiens qui défendent encore leur dernier album sur scène ( Chronicles Of Oblivion, mars 2014) sont rodés avec la scène, ça se voit. Un deathcore brutal d’entrée de jeu c’est la recette du groupe. Grattes techniques limite djent, on est entre riffs bien saccadés et plus lourds façon HxC, une batterie aux lourds beatdown et à la technicité ravageuse, changement de rythmes spontanés. Deep In Hate propose un mélange qui marche carrément bien.  Ma première en live avec un groupe dont j’avais entendu parler  par maintes fois  et je ne suis pas déçu.

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 Malgré cela, le public n’en sera pas plus réactif. Des lights qui rajoutent du cachet au set, une frappe propre et chirurgicale avec des grateux façon crabes, ça qui manque peut être d’une certaine folie pour certains, qui sait… Au-delà de tout cela, le groupe propose des titres musclés et efficaces naviguant plus dans le prog djent bien lourd pour certains mais quoi qu’il rive on s’y retrouve niveau gymnastique du pit avec mosh parts, double pédale en mode automatique. Un petit solo de Bastos ponctuera ces 45 minutes allouées aux parisiens qui s’en tireront plus qu’avec les honneurs. Deep In Hate balance du très lourd et confirme son statut de poids lourd du genre en France et sans faire de complexes sur le reste. Une petite demi heure, histoire de, et c’est au tour des principaux protagoniste de la soirée.

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Avec THE BLACK DAHLIA MURDER  tu sais toujours que tu vas prendre cher et tu reviens à chaque fois. Après un Nouveau Casino qui reste dans nos souvenirs, on pouvait s’attendre de même de la part des Américains… Et c’est bien le cas ce soir.   Comme une explosion qui avait du mal à se contenir depuis tout à l’heure, c’est à peine le premier titre qui retentit que le public explose dans la “joie et l’allégresse” pour déverser toute l’énergie emmagasinée depuis. Ou dans d’autres termes, ça envoie violent dans la fosse. A peine “In Hell Where She Waits For Me” et on balance les coups, le tout dans la bonne humeur et un esprit de “franche camaraderie”.. Une fosse pas trop tassée mais qui fait du bruit tout comme. Le groupe s’accapare l’énergie qui flotte dans la salle et on la retrouve sur scène. Pas de geules de merde, on s’éclate. Un son mieux qu’à l’accoutumée et les zicos peuvent balancer les riffs techniques et mélodiques qui font la recette du Death du groupe et ceci sans que se soit de la soupe.

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Trevor, en forme, le growl qui gère et une voix qui change les intonations efficacement alors qu’il ne cesse de remuer et en grand “master of pupes” manie d’une main de maître cette foule bouillonnante et qui fait plaisir à voir. Ce soir on est tous venus pour se défouler et prendre un max de bon et gros son.  On headbangue autant sur scène que dans la fosse (Headbangue barbe pour moi, faute de cheveux) et les solos précis et rapides montrent que le groupe ne fait pas figure de patron pour rien. Un Abysmal en septembre mais il y a déjà de quoi faire comme nous le montre la set list ; mais en guise de cadeau, on aura droit tout de même “Vlad, Son Of The Dragon”, extrait du prochain album et future jouissance auditive. On se prendra “Moonlight Equilibrium” et l’impitoyable “On Stirring Seas Of Salted Blood” le massacreur de nuques de l’album Ritual, on retrouvera des extraits de l’ancien Nocturnal et le dernier en date, Everblack. On prend cher et les cervicales ont du mal, mais ce n’est pas pour ça que le grue baissera sa garde et l’intensité ne bougera pas d’un once, au max donc. C’est sans prétentions, on est tous là pour le Death. Circle Pit sur demande et slam et pogos en veux-tu en voilà, ça friquotte bien dans la fosse ! Mais comme d’habitude on ramasse les hommes à terre.

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On n’en a pas fini, les gifles s’enchainent avec “Phantom Limb Masturbation”, lourdeur et saleté comme si la putridité infernale remontait sur scène. Pour repartir ensuite dans du mélodique et ses solos qui vous câlinent les oreilles. La formule brutalité et douceur marche comme à son habitude et c’est enchainement coup de tête balayette avec, entre autres, du “Necropolis” et “I Will Return” de Deflorate mais aussi l’excellent “Miasma” qui détruit ce qui nous reste de cervicales et fait péter la tachycardie.

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Au final, The Black Dahlia Murder aura le dernier mot, revenant pour un rappel avec Funeral Thirst et Deathmask Divine, finissant les derniers courageux encore debout qui en sortiront tout aussi cramés. Coups au plexus, souffle coupé et corps  en meccano, bilan de la soirée et c’est ce qui reste à la fin du set.

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The Black Dahlia Murder a encore frappé avec plus d’une heure de cassage de nuque dans les règles de l’art. Pas grand habitué de Death mais à chaque fois ce groupe me met à l’envers et ce soir ne déroge pas à la règle, bien au contraire. Avec Deep In Hate, les américains ont brutalisés comme il se doit le Petit Bain et ont apportés tout ce que cette soirée avait besoin. Du soleil, des potes, le Petit Bain et un concert bien fat sans marathon de groupes, je vous l’avais dit, pas besoin de partir loin, un parfum de vacances et de liberté régnait ce soir du côté des quais de Seine de la BNF.  La semaine peut ainsi commencer comme il se doit et on peut sortir la minerve pour demain !

Merci au Petit Bain pour la soirée.

texte: Anthony Tucci

Photos, Leslie Bravo / Cherry Pixs

SET-LIST:

In Hell Is Where She Waits For Me

Moonlight Equilibrium

On Stirring Seas Of Salted Blood

Vlad, Sons Of Dragon

Statutory Ape

Raped In Hatred By Vines Of Thorn

Phantom Limb Masturbation

Everything Went Black

Malenchantments Of The Necrosphere

Necropolis

Den Of The Picquerist

Their Beloved Absentee

Miasma

What A Horrible Night To Have A Curse

I Will Return

Rappel

Funeral Thirst

Deathmask Divine

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