NASHVILLE PUSSY @ GLAZART – 21/05/15

Le jeudi 21 mai, les Stoned Gatherings nous avaient donné rendez-vous au Glazart pour une soirée bien rock’n’roll. Au programme : Wizzö, Admiral Sir Cloudesley Shovell et Nashvill Pussy. Une jolie qui affiche qui promettait de donner un côté sudiste à la scène parisienne !

 

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A 19h30 tout pile, les Wizzö montent sur scène pour leur troisième fois en tant que support de Nashville Pussy, après leur date au Forum de Vauréal en janvier 2014 et celle au Covent Garden d’Eragny-sur-Oise en octobre 2014. Autant dire que pour les fans des headliners, les compositions des jeunes Franciliens ne sont pas une découverte. Dès les premières notes de « Dr Destroyer », l’influence de groupes comme AC/DC ou Airbourne se fait clairement ressentir. Il est toujours dommage de voir de jeunes groupes si peu sortir des sentiers tracés par leurs idoles, mais qu’importe, les spectateurs présents dans la salle, bien que peu nombreux, sont ravis. Les Parisiens s’accaparent la scène comme s’ils étaient chez eux, et le charisme de Jim, leur frontman, entraîne le public à enchaîner les « wohoho » sur « I Do What I Want ». Si tout au long du set les spectateurs semblent un peu timides, cela ne les empêchent pas d’applaudir chaleureusement à la fin de chaque chanson. Au total, les Wizzö interprètent six compositions, toutes issues de leur album Real Hot Stuff, avant de finir leurs trente minutes de set en quittant la scène sur le générique de Lucky Luke,  « Lonesome Cowboy ».

 

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A 20h20, c’est au tour du trio Admiral Sir Cloudesley Shovell de grimper sur l’étroite scène du Glazart. Manifestement, ils viennent d’Hastings, en Angleterre, mais ils donnent plutôt l’impression d’avoir été tout juste extraits d’une faille temporelle reliant notre monde à celui des années 1970. La preuve : un autocollant « I’m A Status Quo Fan » sur une basse, ça ne s’invente pas. Tant au niveau du look que de leur musique, tout chez les ASCS (un nom si compliqué, vous ne croyiez quand-même pas que j’allais m’amuser à l’écrire 40 fois ?) arrive à nous rendre nostalgique d’une période que nous n’avons pas connue. Les Anglais nous délivrent pendant quarante minutes une espèce de rock/stoner psychédélique qui nous captive, comme le témoigne cette fosse du plus en plus remplie de gens stoïques mais complètement attentifs,  avec quelques compositions plus garage comme « The Thicker The Better » qui réussissent à nous faire danser. A la fin de ce set de cinquante minutes, les applaudissements sont plus que généreux ! Le moins que l’on puisse dire, c’est que ces trois extraterrestre ont marqué la soirée !

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Après une presque interminable attente, les Nashville Pussy montent sur scène à 21h40. Ce n’est plus la peine de les présenter, tant leurs passages en France sont fréquents ! Cette fois-ci, ils sont tournent dans l’Hexagone pour faire la promotion de leur Best-Of, 10 Years Of Pussy, sorti le 11 mai dernier. Dès les premières notes de « Come On Come On », les 370 afficionados présents dans la salle démarrent au quart de tour ! Une intro un peu trop en puissance pour un public qui va se calmer sur « Rub It To Death », se contentant de s’agglutiner contre la scène, au grand damne du premier rang qui doit avoir du mal à respirer.  Tout le monde repart de plus belle sur « I’m So High », et se met à sauter en rythme pendant « Strutting Cock ». Vous l’avez compris, l’ambiance est électrique ce soir au Glazart, et il règne dans l’air une… succulente… odeur de sueur ! Pendant une bonne heure et demie, les rockeurs vont enchaîner les tubes, sans aucune fausse note, devant un public de tous âges qui ne demande qu’à se prendre des bons coups de santiag. « Wrong Side Of A Gun », « Philbilly », « She’s Got The Drugs », « Up The Doseage », « High As Hell »,… bref, autant d’éloges au rock’n’roll qu’au south ! A la fin de « Why ? Why ? Why ? », la foule en transe n’est semble-t-il pas rassasiée et hurle au rappel. Après une minuscule pause bien méritée, le quintet repart de plus belle avec « Keep On Fucking » que l’ensemble de la salle reprend en chœur, comme si c’était l’hymne de la soirée ! Après « Milk The Cow » et « Purse », c’est avec « Going Down » que la soirée se clôture. A 23h08, il est temps de quitter définitivement la moiteur du sud des USA pour la grisaille parisienne.

Merci à toute l’équipe des Stoned Gatherings et du Glazart pour cette soirée endiablée !

 

Texte et Photos : Charlotte Sert

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