ALL HAIL THE YETI – EPONYME

 

Beaucoup de gens partent du principe que la première partie d’un concert sera nulle et ne prennent pas la peine de venir y jeter une oreille. C’est ce qui s’est passé en mars dernier, lorsque les californiens de All Hail The Yeti ont ouvert pour 36 Crazyfists. Les gens ne savent pas la claque qu’ils ont manquée. Parce que les quatre petits gars ont du talent à revendre ainsi qu’un bon paquet de charisme. C’est pourquoi j’ai choisi de me pencher sur leur album sorti en 2012, premier de la formation et sobrement intitulé “All Hail The Yeti”.

AHTY_Visuel

Posons le décors : All Hail The Yeti, ce sont des compositions bien fats, bien comme on les aime ( « Suicide Woods »), saupoudrées de riffs de guitares et de chants plus clairs ( « When the Sky Falls » ). Les trois premiers morceaux sont là pour nous mettre l’eau à la bouche, sans pour autant trop en montrer. Bien que loin d’être mauvais, ce ne sont, à mon avis, pas ceux-là qui marqueront les esprits. Sans doute trop « déjà-vu », ils ne montrent pas l’étendue du talent de nos Californiens.

La véritable entrée en matière se fait avec « After the Great Fire ». Plus heavy que le reste de l’album, avec un tempo qui pourrait tirer sur une ballade, All Hail The Yeti mélange douceur des chœurs d’enfants et puissance. Arrive ensuite « Bloodguilt », titre qui fait dialoguer chant clair et chant saturé sur fond de riffs de guitares. Changement de décors avec « The Art of the Mourning » et son harmonica qui lui donne des airs de chant sudiste et les guitares heavy de « Axe Murder Hollow ». Je passe rapidement sur « Rudy Ridge (Every Knee Shall Bow) » qui ne m’accrochent pas avec ses rythmes lents et poussifs pour passer à « Judas Cradle ». La présence du clavier et des chœurs rajoutent une nouvelle dimension à ce titre vraiment réussi qui restera je crois mon coup de cœur de cet opus. Une manière parfaite de fermer ce premier essai.

Au travers de ce premier album, les gars d’All Hail The Yeti ont su nous montrer ce qu’ils avaient dans le ventre. Et il y en a, des choses. Les californiens ont tout pour réussir. Un premier essai à classer donc dans les réussites. Si la formation tient le cap, ils ont encore un bon bout de route à faire.

Texte : Camille Loissau

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