AC / DC @ STADE DE FRANCE – 26/05/15

A travers ce nom, même la personne la moins réceptive au Rock n’ Roll comprend toute son essence. Les légendes du Hard Rock que sont AC DC passaient  pour deux concerts à Paris pour l’étape française de la grande messe du Rock n’ Roll qu’est le Rock Or Bust World Tour et ce soir nous avions droit au deuxième prêche des grands prêtres australiens. La procession en impose et le stade de France complet en quelques instants se remplit de ses pèlerins venus des quatres coins de la France ( et même de l’étranger).

Et ce soir par la plus grande des chances et surtout grâce à une rencontre, on est pour la première fois présent à la grande messe. Et c’est sur les coups de 18h30 avec un Stade encore clairsemé que No One Is innocent rentre sur scène avec la tache ingrate d’ouvrir la soirée.  Avec un album prêt à sortir dans quelques jours, le rock fusion de No One fait difficilement l’unanimité, en même temps difficile de bouger des fans comme ceux d’AC DC. Le temps d’une demi heure, ils présenteront des nouveaux titres ” SIlencio” et essaieront de bouger cette scène un peu trop grande pour eux. On attend de voir cet automne à la Cigale.

Ce qui s’en suit vient tout spécialement de Los Angeles et accompagne AC/DC sur sa tournée, LA découverte  de la soirée. C’est Vintage Trouble. Un blues rock qui swing comme dans les 50’s avec un charismatique leader sorti tout droit de cette période. Une belle  voix  soul  qui n’est pas sans rappeler les débuts de James Brown comme influence majeure pour Ty Taylor. Costume trois pièces et autres accessoires vintage, ça distille du riff blues et une batterie qui swing méchamment derrière. Les déhanchés de Ty sur Pelvis Pusher sont diablement entrainants et le groupe réussit le pari de faire bouger ce Stade de fidèles. Avec un nouvel album qui ne serait tardé en France, Vintage Trouble a trouvé ce soir des nouveaux adeptes.

Après le train qui explose la façade c’est au tour de l’armaggeddon d’AC DC de tout détruire sur son passage. Après une scène surmontée de ces casquettes à cornes, cette année, c’est au tour de la scène de s’orner de ses propres cornes, encadrée par deux écrans géants et un en fond de scène dans un décor de métal. c’est sur une intro explosive en images et en sons avec le périple dans la légende du groupe que le concert débute avec un public hurlant à s’en péter les tympans qui accueille le groupe.  Angus dans son traditionnel costume en velours d’écolier et Brian Johnson jamais sans sa casquette et toujours avec ce style qui lui va bien. Ce sont les notes de  Rock Or Bust qui retentissent sur ce premier coup de griffe avec une foule déjà en délire car la messe vient de commencer. Des doutes pouvaient être émis avec le remplacement de Malcom par le neveu Stevie, mais la famille Young fait du rock et Stevie le confirme et pendant que Paul Rudd prouve son innocence en Nouvelle Zelande c’est le vétéran Chris Slade qui a repris les fûts pour les australiens. Qu’a ne cela ne tienne, le rock est un état d’esprit chez AC DC et ça balance quoi qu’il arrive.

Pour une grande première personnelle on en est même bluffé par l’énergie du groupe. Malgré un son de stade et des pauses à rallonge, et bien c’est la claque. On prend ce qu’on est venu chercher, du Blues, du Hard et du Rock. Les fidèles sont de tout les âges et de tout les horizons, reprenant ou hurlant chaque paroles, en choeur…. ou non. C’est la grande fête et sur chaque coup de griffes du sieur Angus on en a les oreilles qui pleurent de joie. Rock Or Bust s’illustre par trois titres avec entre autres Play Ball et l’inaperçu Baptism By Fire mais à part ça c’est un répertoire qui bouge très peu que nous balance le groupe. Avec un condensé de classiques au compteur car c’est difficile de faire l’impasse su certains mais le groupe n’hésitera pas à ressortir quelqu’uns plus rares en live comme Have A Drink On Me. Sinon c’est claques sur claques que même ta mère est obligée de connaitre.

Une leçon de rock n’ roll ? C’est clairement le cas et elle est donnée ce soir mettant tout le monde d’accord. Quand on te shoot à base de Shoot To Thrill, on se balance sur du Back In Black ou on s’électrifie sur Thundrstrucks avec le detricotage frissonnant d’Angus. On est déjà au paradis. Et avec une nuit tombant progressivement ce sont les lights qui donnent encore plus d’ampleur à ce que nous avons en face de nous. Un concert d’AC DC ça ne fait pas les choses à moitié.

Surtout quand tu retrouve la fameuse cloche d’Hells Bells, le frisson se fait encore plus intense avec les Hells Bells hurlé par Brian et tout le public. Tu vis quelque chose qui se fait rare aujourd’hui car les grands du rock, encore sur pieds, sont de moins en moins nombreux à pouvoir nous faire vibrer ainsi. Rock N’ Roll Train passe par là et se retrouve intronisé au répertoire des incontournables. Le public quand à lui, on l’a perdu, sautant et dansant avec les cornes allumées donnant un plus bel effet à ce stade qui est vivant et libéré par ces paroles et ces notes. On peut continuer comme ça la nuit entière s’ils veulent, You Shook me All Night Long ce sont les potes trinquant ensemble et les couples avec la copine sur les épaules ou dans les bras.

Angus ne lâche pas un instant et se défend comme un bougre, toujours aussi speed, traversant de long en large la scène avec le légendaire catwalk intronisé par le Chuck et rendu célèbre par l’Angus. Les riffs s’ensuivent et au fil des titres nous confirme sa place au panthéon sacré des dieux du rock. On ne saurait passer un côté d’un T.N.T explosif mais aussi au retour de la grosse Rosie sur Whole Lotta Rosie et trônant sur scène. Mais un concert d’AC DC ne serait pas entièrement réussi sans un solo d’Angus, c’est traditionnellement sur le bluesy Let There Be Rock que l’écolier,  qui a tombé veste et  cravate, nous offrira son solo surplombant le public sur la plateforme de l’avancé de scène et finissant par terre sous une pluie de confettis pour le retrouver ensuite sur le mur d’ampli.

C’est après un court répis qu’il reprend et les flammes annoncent ce qu’on attendait tous l’enflammé et fédérateur Highway To Hell qui fera sauter et chanter tout le stade au complet. Un hymnes pareil qui traverse les ans et fédère toute les générations, que dire, c’est ça le rock n’ roll !  Les flammes jaillissent, et les riffs électrisent pour le grand final qui ne serait pas le même sans les derniers coups de canon sur For Those About The Rock et nous aussi on vous remercie et on vous salue avant que vous nous quittiez. Un grand merci pour ce grand moment.

Quand certains ne sont pas loin de l’hospice, AC DC prouve que le Rock ça conserve vraiment bien.  N’attendez pas pour revenir et apporter de la joie à des milliers de pèlerins du Rock car ce soir tous ont oubliés, pendant plusieurs heures, d’ou ils venaient et se sont retrouvés comme à l’époque de leur première écoute d’un titre d’AC / DC. Ce soir, grâce à ces légendes c’était de l’émotion pure, tel un enfant découvrant pour la toute première fois quelque chose qui l’accompagnera toute sa vie: Le ROCK.

Un grand merci à Odee

Texte: Anthony Tucci

SET-LIST 

Rock or Bust

Shoot To Thrill

Hell Ain’t A Place To Be

Back In Black

Play Ball

Dirty Deeds Done Dirt Cheap

Thunderstrucks

High Voltage

Rock N’ Roll Train

Hells Bells

Baptism By Fire

You Shook Me All Night Long

Sin City

Shot Down In Flames

Have A Drink on Me

T.N.T

Whole Lotta Rosie

Let There Be Rock (solo)

Rappel

Highway To Hell

For Those About To Rock (We Salute You)

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