SIX FEET UNDER – CRYPT OF THE DEVIL

Après une brève –mais fructueuse- collaboration avec Kevin Talley ou encore Rob Arnold sur ses deux précédents albums, Six Feet Under effectue un retour en trombe avec « Crypt of the Devil ». Ce onzième opus du combo de Chris Barnes marque l’apparition du trio de Cannabis Corpse en tant que musiciens studios au sein de l’artillerie américaine. On pensait certainement avoir fait le tour de l’étendu artistique de la formation, mais qu’il n’en déplaise aux haters, Six Feet Under réussit encore à élaborer des compositions brutales, pêchues et plaisantes.


Sans surprises, le death metal est ici de mise, couplée à la voix atypique du goret Chris Barnes et un songwriting qui reste coutumier de la musique proposée depuis maintenant 20 longues années, suivant ou non ce qui se fait actuellement. Toujours du groove, toujours des morceaux taillés spécialement pour le live, mais surtout, toujours autant de violence gratuite. On penser très certainement avoir tout vu et tout entendu avec le chef d’orchestre Chris Barnes, c’est raté puisque le gaillard s’offre l’un de ses meilleurs brulots. « Crypt of the Devil » est une bonne surprise, peut-être pas « The » album, mais encore une leçon aux générations actuelles. Malgré les critiques, Six Feet Under n’en reste pas moins une valeure sûre du genre. Ce groupe ne cesse d’évoluer, même si il aurait pu choisir la facilité et rester sur les traces de ses derniers nés.

Les parodieurs de Cannibal Corpse ne sont pas à négliger, c’est également une attraction de ce disque, le trio délivre un récital tantôt technique, tantôt rock ‘n roll. La “finesse” habituelle ne disparait pas comme sur un « Broken Bottle Rape » explosif ou sur le premier morceau « Gruesome » qui ouvre le bal sans seconde de répit. Six Feet Under est un peu la baguette tradition du metal extrême : On sait toujours à quoi s’attendre et c’est toujours aussi bon. En étant encore une sacrée référence vocale à presque 50 ans, le vieux Chris Barnes s’en sort agréablement bien. Tout est maitrisé, la voix caverneuse -sans oublier les aigues- n’apparait pas comme déranger par le temps.

En contrepartie, on peut jeter la pierre à Six Feet Under et le taxer de ne plus être aussi fun dans ce qu’il laissait dégager auparavant. Mais même en osant un petit clin d’œil sympa en ayant enregistré avec les rigolos de Cannabis Corpse, Six Feet a perdu un petit peu de son aura en étant un peu plus rigoureux sur les compositions, ce qui les rend sans doute un peu moins cliché et amusant antérieurement. Néanmoins, « Crypt of the Devil » est un vrai album de metal, bête, méchant, sans fausses manières. En quelques mots: du bien gras.

Six Feet Under, Crypt Of The Devil, Metal Blade Records, sortie le 5 Mai 2015.

Texte: Choko 1er

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