DOOMED GATHERINGS @ LE GLAZ’ART – 18/04/15

Ce week-end, les Gatherings investissaient pleinement le Glaz’art et ceci dans sa version DOOM. C’est-à-dire un week-end pleinement consacré au gros son, au gras, à la musique du Malin, et ceci on le doit au retour des Doomed Gatherings pour une 2ème édition. C’est une collection de bûches qu’on se préparait à recevoir car les grands prêtres du son diabolique savent toujours dénicher de quoi nous étonner.  L’heure de la DOOMination a sonnée !

Mais c’est un peu en retard qu’on arrive, ratant les premiers déversements de gras orchestrés par Bonehunter et c’est donc avec Black Anvil qu’on débute dans la lourdeur et le fureur de cette 2eme édition. Du son aux accents plus black que doom à base de blast et incantations infernales sur fond brumeux. La fog machine à fond, on ne voit rien mais on entend. Les New Yorkais donnent un accent heavy assez intéressant au genre. Les titres accélèrent, ralentissent et malmènent le tempo  tout en donnant une bonne entame à ces Doomed Gatherings. Un 30 minutes de set qui met en jambes.

La salle commence à se remplir et ce qui suit et d’un autre acabit. Tout droit de Pologne, les gars de Sunnata vont balancer un sludge, stoner bien frappé, c’est l’apocalypse polonais aux accents noise. Entre rythmiques hypnotiques, riffs apocalyptiques et changements de rythmes, c’est la claque de la soirée.. Colère froide, chant glacial et énergie brutale et frappes chirurgicales dans une lourdeur qui a déjà mis tout le monde par terre. Le groupe est carré, un blizzard polonais qui t’emporte carrément. Parties lancinantes qui prennent le Glaz’ comme un souffle glacial pour relancer le chaud aussitôt derrière et prendre aux tripes dans ce doom bien pesant avec ces ralentissements de tempo. C’est la bûche du soir et dans toute sa splendeur. Et le groupe nous en a collé une bien bonne, cette dépression atmosphérique venue du nord nous a pris au dépourvu. Le Glaz’art fut malmené, pas d’enchainement de titres juste une unité totale, un tout qui te tiens au bord du précipice, te transportant là et ailleurs. Le set fut massif, d’une traite on se le bouffe et on en redemande, c’est comme la vodka, le sludge du Nord, on le préfère frappé ! La doomination de la soirée en ce qui me concerne.

Tombs s’en suit et la noirceur bien lourde reprendre dessus. La bouche putride de l’enfer s’ouvrant avec remontées acides en prévision. On retourne dans les confluents du Black avec un détour par le Styx mais plus dans un bouillon de cultures qui dérouille et malmène. Un mélange de lourdeur sur les riffs et de low tempo par moments pour partir dans des envolés mélodiques et du blast bien placé. Lourd, intense et malfaisant comme il faut. Un bouillon blackened doomesque sludge qui surprend par son brio. Le groupe marque les esprits de part sa lumière rouge ambiante et ces moments complètement incongrus, ne laissant pas à l’auditoire un seul moment de répit et déversant une fureur poisseuse et malfaisante. Les new yorkais auront déroulé un set qui aura marqué les esprits avant l’arrivée de la sorcière aux effluves psychotropes.

Acid Witch, c’est une rareté dans nos contrées et concluant une affiche à buches comme celle ci, on peut se targuer d’avoir de la qualité sonore d’exception grâce aux Gatherings. C’est ambiance horror spooky qui s’installe avec l’intro, le public est plus massif, la sorcière a une communautés d’adorateurs en ces lieux. Dans un esprit plus décalé et assumé, on change un peu par rapport au reste mais le son est là.  Du bon “horror psycho doom spooky funny”, les effets psyché aux lumières adéquates ( rose de plus bel effet) sur les riffs bien lourds et heavy sonnant avec plaisir dans nos tympans. Moins mon trip, surtout après le vent polonais, mais l’acide fonctionne et les effets secondaires commencent à se faire sentir. Le trip est fun, le sabbat sous psychotropes s’enchaine dans des titres tous autant en référence à l’univers horror movies.

Le clavier, orgue d’église de l’occulte, donne une atmosphère assez particulière au Glaz’art et on est dépaysé, surtout avec un public au taquet, reprenant les paroles en choeur. Les riffs électriques et heavy ou plus doom et pesant accompagnent parfaitement la voix sous effets du “grand” frontman. Le groupe est cool et l’ambiance est fun. Mon gros kiff perso sera sur “Trick Or Treat” et son refrain reprit en choeur dans une ambiance funny occulte.  Dans un esprit complètement kitch et old school Acid Witch conclue parfaitement cette première soirée Doomed Gathering 2015.

Le public a pris son pied, le trip final est parfait et le “bûchage” était au rendez vous.On ressort toujours du Glaz’art avec des découvertes en or et on s’en veut même de ne pouvoir remettre le couvert le lendemain.

Merci à Nico, Sofie et aux Stoned Gatherings.

Texte: Anthony Tucci

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