PVRIS @ BACKSTAGE O’SULLIVAN – 29/04/2015

Avril est généralement un mois qu’on attend peu, à mi-chemin entre l’hiver et l’été, avec une météo qui met à mal notre garde-robe. Et pourtant, il peut se passer des choses inattendues, comme passer quelques heures avec un groupe de pop indé alors qu’on bosse pour un webzine spécialisé dans les musiques extrêmes et alternatives. Le mercredi 29 avril, nous avons suivi pour vous le groupe PVRIS en conférence de presse et en concert au Backstage O’Sullivan à Paris, pour la promotion de leur premier album, White Noise. Les jeunes américains nous ont chanté leur présent et parlé de leur futur. DSCF8295  Comment en êtes-vous arrivés à travailler avec Blake Harnage [ndlr : le producteur de leur album, White Noise] ?

Lynn Gunn : J’étais une fan de Versa quand j’étais plus jeune, je suis allée à un concert où il jouait, j’ai pris son adresse mail et lui ai envoyé quelques morceaux. Il m’a dit « Hey ! Faisons un disque ensemble ! », et nous avons accepté tout de suite ! Nous étions très heureux !

Pourquoi avoir choisi ce nom de groupe ?

Lynn : C’était une sorte de rêve que nous avions, venir à Paris un jour.

J’ai entendu une rumeur comme quoi vous alliez faire une tournée avec Bring Me The Horizon. Est-ce vrai ?

Lynn : Nous ne pouvons rien dire pour le moment.

Alex Babinski : Nous ne savons pas.

Quelles sont vos influences ?

Lynn : A peu près tout ! Nous n’avons pas d’influence spécifique, nous nous inspirons des endroits où nous sommes etc.

Brian MacDonald : Une fois j’étais allongé sur une table, j’ai pris une photo, j’ai pris une photo du siège avec une grosse lumière blanche dessus, et ça m’a rappelé, je ne sais pas trop quoi, mais il y avait quelque chose qui m’a inspiré !

Lynn : Oui voilà, des photos, des sons, tout et n’importe quoi en fait.

Qu’est-ce que vous écrivez en premier ? Les paroles ou la musique ?

Lynn : C’est différent à chaque fois. Parfois quelqu’un arrive avec une ligne de musique, parfois j’arrive avec des paroles. Ça change systématiquement.

Quels sont vos groupes favoris ?

Lynn : J’adore Florence + The Machine.

Alex : En ce moment j’écoute beaucoup de Turn Over.

Brian : Et Tyco aussi !

Lynn : En fait nous écoutons de tout, ça dépend des moments !

Quel a été le premier concert auquel vous avez assisté ?

Lynn : Moi c’était Jimmy Eat World

Alex : Moi c’était Iron Maiden ! C’était génial !

Brian : Je ne m’en rappelle plus !   DSCF8284  Allez-vous participer à des festivals européens cet été ?

Lynn : Cet été nous allons faire le tour des Etats-Unis, mais je pense que nous le ferons l’été prochain.

Avez-vous un rituel avant de monter sur scène ?

Lynn : Nous chercher les uns les autres !! (rires)

Brian : Il n’y a pas vraiment de truc particulier que nous faisons …

Lynn : Oui, on se balade toujours un peu, on traîne. « On devrait peut-être y aller là ? »

Comment se passe cette tournée ?

Lynn : C’est génial. Nous ne savions pas à quoi nous attendre, mais nous avons été très agréablement surpris !

Et comment s’est passée la journée de PVRIS à Paris ?

Lynn : (rires) Nous avons été très occupés ! Nous n’avons pas eu le temps de visiter quoi que ce soit. Nous sommes arrivés à notre hôtel à 11h, nous sommes préparés, et sommes allés directement à la salle pour les balances.

Si vous pouviez choisir, quel serait le groupe avec lequel vous aimeriez partir en tournée ?

Brian : Nous adorons 30 Seconds To Mars, ce serait génial !

Quels sont vos projets pour le reste de l’année ?

Lynn : Pas mal de concerts, d’écriture, des nouveaux clips,…

Alex : Beaucoup de temps à être occupés !

Vous allez en Australie avec Circa Survive, n’est-ce pas ? Ce sera votre première fois là-bas ?

Lynn : Oui ce sera notre première fois, et on adore ce groupe ! Il fait partie de nos groupes favoris !

Qu’est-ce que ça fait d’être un groupe de pop indé sur un label de metal comme Rise ?

Lynn : Pas mal de gens nous ont reproché d’être sur un label comme Rise. Mais ça nous importe peu, ils ont les mêmes ressources que n’importe quel autre label, et ils sont géniaux !

C’était comment d’être en tournée aux USA avec Pierce The Veil et Sleeping With Sirens ?

Lynn : C’était très marrant !

Mais comment a été l’accueil du public ? Les gens n’étaient pas là pour vous, avez-vous senti qu’ils accrochaient avec vos morceaux ?

Lynn : C’est marrant de voir la différence entre le début, où les réactions étaient assez timides, et la fin du set, où ils étaient beaucoup plus chaleureux.

Alex : Sur cette tournée nous avons joué dans des salles dans lesquelles nous rêvions de jouer. C’était comme un rêve !

A propos de l’album, quelle a été la première chanson que vous avez composée ?

Lynn : Il me semble que c’était « Smoke », de ce que je me souviens de la démo que nous avions enregistrée il y a quelques années

10703526_709735029106247_3576431679741307955_nComment cela se fait-il que vous utilisez autant l’imagerie du miroir ?

Lynn : Oh, effectivement on fait souvent référence au miroir, que ce soit dans les clips ou sur la pochette. Le titre « White Noise » fait référence à ce que nous traversons, et le miroir est ce qui nous permet de regarder ces choses en face. C’est un symbole hipster en fait ! (rires)

Avez-vous une anecdote, une histoire marrante à propos de l’enregistrement de l’album ?

Lynn : Tout l’enregistrement était marrant ! Nous n’avions pas de grosses journées, donc nous nous sommes bien amusés ! Une nuit nous avons dansé la tecktonik pendant des heures !

Tu as donc écrit toutes les paroles Lynn. Ça doit être un disque très personnel du coup ! Ce n’est pas bizarre de jouer tout ça sur scène ?

Lynn : Non, au contraire c’est assez libérateur, thérapeutique en quelques sortes. Surtout quand on voit tous ces gens rassemblés autour de ces textes, ça fait comprendre qu’on n’est pas seul.

Si vous deviez faire un featuring, ce serait avec qui ?

Lynn : Je pense qu’on appellerait les The Weekend. Ou Jessie J. Ou des rappeurs.

Vous revenez tout juste du Royaume-Uni. Avez-vous vu une différence entre le public américain et le public anglais ?

Lynn : Ah oui, carrément ! Les gens ici sont plus accueillants.

Alex : Ils voyagent beaucoup !

Lynn : Oui, il y a des gens que nous avons pu voir et à Londres, et à Oxford, à plusieurs dates quoi. C’est vraiment chouette de voir qu’ils nous apprécient suffisamment pour nous suivre !

Quelle est la chanson que vous préférez jouer sur scène ?

Brian : En ce moment c’est « My House ». Il y a une sorte de gravité dedans qui est agréable.

Lynn :  « My House » et « Fire ».

Alex : « Fire » pour moi aussi.

Comme vous êtes un groupe assez jeune, est-ce que le milieu de la musique est tel que vous l’imaginiez ?

Lynn : C’est une bonne question. Ce n’est clairement pas ce que nous imaginions, vu que nous étions très jeunes et que nous ne savions pas trop à quoi nous attendre. Mais maintenant nous avons l’impression d’en savoir beaucoup plus et nous nous y habituons. Ce n’est pas du tout ce à quoi nous nous attendions, mais dans le bon sens !

Qui fait les blagues les plus marrantes ? (Lynn et Alex pointent Brian du doigt)

Lynn : Il est le plus drôle d’entre nous.

Donc Brian tu dois nous raconter une blague ce soir !

Brian : Ok ! J’essaierai ! Ça va être dur sous les spotlights !

Texte: Charlotte Sert


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