KLONE – HERE COMES THE SUN

Comme l’attente fut longue et interminable. Pourtant, pendant les trois années qui séparent  The Dreamer’s Hideaway  et  Here Comes The Sun , Klone est loin d’avoir chômé. Mieux encore, la formation poitevine a grandi, dans tous les sens du terme, en tant que groupe et, sans doute le plus important, artistiquement. Les Français ont parcouru l’Europe entière en suivant sur les routes Orphaned Land, puis Gojira. Une expérience enrichissante, oui, mais désormais, les exécutants doivent prouver une fois encore qu’ils font partis des groupes références de notre contrée. Here Comes The Sun  se présente telle une éternelle remise en question musicale, avec une continuité logique dans le travail de composition des Poitevins.


Cette septième réalisation studio se révèle plus épurée que ses prédécesseurs, on pouvait déjà s’en apercevoir avec son ainé. Désormais, il est évident que Klone cherche à être plus efficace et moins expérimental, même si paradoxalement, le résultat affiché semble tout aussi profond et recherché. Clairement, « Immersion » proclame l’orientation dans laquelle se dirige le sextuor : plus simple, plus intense et pénétrant, et surtout plus rock. Parallèlement, même si cela était déjà un point notable dans la musique soumise jusque là, Yann Ligner appose toute sa grâce et ses facultés de chanteur. Le vocaliste s’impose et s’accapare la musique via son phrasé délicat et suave, il assume également son omniprésence dans la mélodie sans pour autant trop en faire.

Néanmoins, ses homologues, eux non plus, ne sont pas en restes, le rendement mélodique de morceaux, comme le magnifique « Nebulous » ou la nébuleuse instrumentale « Gleaming », sonne harmonieusement et définit également la voie dans laquelle Klone s’est dirigé. Le guitariste, Guillaume Bernard, continue d’étonner avec l’utilisation de son instrument, le musicien accroit la sensibilité des compositions en incorporant des éléments aériens, parfois astraux comme sur « The Last Experience » qui scelle cette œuvre atmosphérique et cosmique.

De plus, soulignons le travail de Francis Castes, le producteur apporte également une dimension supplémentaire à l’univers de Klone. Même si de par son titre ce nouvel album s’annonce comme plus lumineux, éloignant les quelques trais obscurs de l’œuvre des Français, il n’en demeure pas moins que le sextuor a su préserver tout de même une part de tourment et de mélancolie dans ses compositions. Le combo se démarque définitivement grâce à ce disque, « Here Comes The Sun » montre une fois de plus la liberté artistique dont dispose et que s’offre Klone. Le groupe français s’honore de pondre son meilleur album jusqu’à présent, là où on ne les attendait pas pour l’instant.

« Here Comes The Sun » est de ces albums qui s’écoute dans son intégralité afin d’y saisir toutes ses subtilités, ses couleurs, ses variations et ses nuances. Alors oui, les compositions peuvent paraitre plus « simples » que par le passé, mais le contenu exige plus de rigueur à l’auditeur tant le mystère survole autours de cette fabuleuse création. Klone vient de dévoiler son masterpiece.

Klone, Here Comes The Sun (Klonosphere / Verycords) Sortie le 7 Avril 2015

Texte: Choko 1er

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