BUKOWSKI – ON THE ROCKS

On The Rocks, c’est une façon d’aimer son whisky mais aussi le titre du nouvel album des Bukowski. Après un Hazardous Creatures (Verycords) sortit en 2013 qui prenait un max de chevaux dans son moteur avec le sieur Duquesne derrière la prod et en 2eme gratte, ce 4 eme opus continue sur la lancée et la famille Buko voit aussi l’arrivée d’un “nouveau” membre derrière les futs avec Timon officiant déjà au sein du gang Full Throttle Baby. Avec tout ça, elle a des allures de bête de compétition la machine Bukowski.

La bête surprend et ne se laisse pas facilement amadouer, mais quand tu as compris le truc, elle laisse   parler la puissance car c’est de ça qu’il s’agit. Avec la présence de Fred à la composition et une nouvelle façon de bosser pour cet album, les données ont changés et le résultat est là. La production Duquesne est plus qu’une marque de fabrique et le groupe a trouvé un son qui lui sied au mieux mais la présence de Lindberg au mastering se fait elle aussi sentir. Le son est encore plus gros et toujours aussi bon. Démarrant la bête délicatement pour faire ronronner le moteur sur The Smooky Room dans la lignée d’Hazardous Creatures, le Buko’ est présent, la disto se fait sentir, le riff couillu et le chant de Matt toujours aussi imparable et mélodieux. On retrouve le groupe là ou on les avait laissé mais c’est pour mieux nous surprendre.

Car le puissant Hearing Voices (ma claque perso) fait parler la poudre et la puissance; électrisé, on passe à autre chose. C’est le titre burné par excellence et qui marie parfaitement toute les forces. La tessiture vocale bien rock US et mélodieuse mais il y a un autre “gueulard” dans la famille. Julien , beugleur en chef du gang Full Throttle Baby, toujours derrière sa basse, déchaine maintenant la violence et apporte une tonalité plus rock n’roll badass sur ses parties vocales et sur chaque titre ça fonctionne carrément bien! Fred apport sa pierre à l’édifice et la composition s’en ressent, le mix entre les compositeurs s’opère sans se perdre et donne un condensé qui permet de ne laisser aucun titre de côté. La patte gros métal US se fait ressentir avec l’influence de l’un tout en s’imprégnant sur les riffs abrasifs bien catchy et rock de Mathieu.

Le groove en intro et les hurlements de Julien sur Vampires ( un gros SUCK SUCK SUCK bien hurlé !!) qui se démarque du costaud et entêtant (la mélodie sur le refrain..) Winter’s Masters et ces souvenirs de Russie qui explosent sur le final. Mais le tout reste tout autant efficace et fonctionne. Ça temporise, distribue les claques ou ça explose, les compositions ont toutes leurs touches et on ne “s’emmerde” pas le moins du monde comme avec White Line et le groove de Timon derrière les futs. Ce qui fait de cet album un enchainement parfait, nous donnant aucune envie d’éclipser l’un ou l’autre. On The Rocks, on prend tout !

Même One More Shade Of Grey qui pourrait donner une impression de trop grande facilité, façon radio friendly, en étant la moins intéressante du lot, et bien elle se dégage avec une mélodie  catchy qui te reste après… Condor change la donne et prolonge cette ouverture sur le metal et le rouleau compresseur à la prod léchée à grands renforts d’effets, elle fait son effet. Bukowski fait plaisir à tout le monde, fans de la première heure, amateurs de gros son bien efficace ou juste toi qui veut te défouler un peu. Il y en a pour tout le monde  mais on reste dans une certaine unité celle d’ On The Rocks, un condensé de ce qu’on aime et toutes les influences des Buko, entre Metal, Post Grunge et Rock US. C’est ce genre d’albums qui marcherait carrément sur le marché américain et ce sont des français qui font ça !

On s’éloigne de ce son southern nourris à l’huile de vidange et au jack bien tassé mais on y baigne toujours un peu quand même car l’esprit Bukowski est bel et bien présent tout en faisant dans une  créativité plus audacieuse. Une nouvelle façon de composer, une volonté d’avancer et d’explorer avec 11 titres qui claquent, qui étonnent et qui restent et même la “ballade” Metal Rock qui commence à devenir un rituel chez Bukowski. Après le fraternel Brother Forever d’Hazardous Creatures, Birth apporte sa séquence émotion et on allume les briquets. Mais quand d’autres pourraient virer dans le pathos et le surfait et bien là ça le fait. Une composition efficace et des idées fun exprimées sans être bridées comme le diabolique et parfait Scarecrow avec Julien au chant et le joyeusement apocalyptique The Beginning Of The End concluant parfaitement le disque ou dans un festival avec la foule en délire car c’est tout ce qu’on leur souhaite (à quand un retour au Hellfest ?).

En tout cas pour Bukowski ce n’est pas le début de la fin, bien au contraire car ils nous balancent la un album “rudement” bien réussi et qui offre sur sa totalité ce que d’autres peinent avec quelques titres, une sacré bonne claque qui nous met bien ! Il a du corps, bien tourbé et efficace avec ce petit gout qui reste pendant un moment, l’effet escompté est bien présent ! Celui d’un cocktail détonnant qui boost et qui dynamite comme ce n’est pas permis. Messieurs, bravo !

Allez arrête de tirer la gueule, un verre d’ On The Rocks pour tout le monde !!!  C’est ma tournée et j’en reprends un aussi !!

BUKOWSKI, On The Rocks ( Verycords,) Sortie depuis le 31/03/15

Live Report de la Release Party d’On The Rocks au Point Ephémère, ici

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