MADBALL + GUESTS @ LE GLAZ’ART – 6/04/15.

Ce week-end de Pâques réveille les quelques centaines de coreux avides de retrouver les légendaires Madball dans une salle parisienne. Accompagné pour l’occasion de Parisian Walls et The Brains, Madball investit la scène du Glazart dans une soirée teintée de sueurs et de bonnes humeurs. De plus, pour ce moment intense, l’endroit situé à Porte de la Villette, non-loin du Zénith et du Trabendo, affiche complet. Difficile donc de se frayer un chemin quand on arrive dans les derniers, il faut donc jouer des bras et des coudes pour se faufiler dans l’antre.


Parisian Walls ayant terminé son show vu notre arrivée tardive, c’est donc aux énigmatiques pour les fans de hardcore- The Brains– de débouler sur les planches. Qu’est-ce que cette contrebasse et ce trio au look rockabilly fait donc sur l’affiche? C’est d’abord la première question que plusieurs personnes se posent avec légitimité. Les Canadiens apportent de l’éclectisme à cette soirée, et c’est sans se tromper qu’on en vient vite au fait que The Brains est ici pour faire bouger la masse, quelque peu suspicieuse, avant l’arrivée de Freddy Cricien et des siens. Les trois musiciens jouent de leur psychobilly, un peu ska sur les bords, sans complexes et réussissent aussi à faire remuer et à se mettre le public dans leurs poches. Assez difficile dans un premier temps, surtout quand on s’attend à de la violence, la musique de The Brains est un déluge d’énergie et de “joyeuseté”, le tout dans un esprit purement rock ‘n roll. On note assez rapidement la dextérité et la puissance avec laquelle le contrebassiste manie son instrument, le gaillard se montre charismatique et sans complexe. Malgré les soucis techniques dont souffrent le frontman pendant presque tout son set, il n’en reste pas moins sympathique et amène beaucoup de fraicheur et de convivialité aux gens. Aussi certainement grâce à son accent de Montreal et à une assurance certaine. En somme, The Brains est la belle surprise de la soirée, même si, soyons honnête, leur musique ne tournera probablement pas sur toutes les platines des personnes présentes ce soir.

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Juste le temps d’aller prendre l’air, l’occasion de voir qu’en effet, Madball rameute toujours autant de monde, et se rafraichir avant la débauche qui se prépare dans quelques instants. Tous les « anciens » sont présents, mais les plus jeunes sont là pour participer une fois encore à un concert d’anthologie. Lors de leur dernière apparition au Trabendo avec Biohazard et Downset, les New Yorkais ont prouvé qu’ils en ont encore beaucoup sous le pied. D’autant plus que les circonstances rendent l’évènement encore plus épique : du monde, une petite salle et du bon vieux hardcore des familles. Dès les lumières baissées après un petit coup de DMX, la populace s’entasse et s’unit comme un seul homme pour fêter la musique de Madball.

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On assiste littéralement à une pluie de bonhommes pendant la prestation des quarantenaires qui n’ont visiblement pas envie de ralentir la cadence, plutôt même le contraire, en déboulant sur le ravageur « The Beast ». D’autant que le quatuor nous gratifie d’une sorte d’énorme best of à chacune de ses prestations, avec bien sûr le classique « Set It Off », joué dans les premiers instants du show, mais aussi « All Or Nothing » , « NYHC » ou encore « DNA » , l’hymne «Doc Marten Stomp » est parmi les derniers nés. Freddy Cricien est toujours aussi entreprenant avec la foule, il communique beaucoup entre les morceaux, même s’il faut avouer qu’il n’y a pas beaucoup de temps morts. Il invite même un de ses ingénieurs sons à venir interpréter un morceau, avant que ce dernier ne reparte faire son travail en slammant sur la foule. Le spectacle se passe également de ce côté, où les plus faibles et moins énergiques sont vite relayés sur les bords, et comme une habitude à ce style, ce genre de concert déferle d’un bel esprit et de scènes hilarantes.

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La soirée se finit sur une question du fanfaron Hoya Roc, le bassiste, qui demande subtilement un « You want one or two more? » rapidement répliqué par un « two » évident avant de lancer « Heavenhell », et de suivre avec « Pride » et « Hardcore Still Lives ».

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Pâques s’est terminé en beauté, avec un show à la hauteur de la réputation de Madball. Bien sûr, on n’oublie pas l’apparition remarquée et remarquable de The Brains, sans mettre à la trappe Parisian Walls qui d’après les dires ont été sans concession, mais c’est assez difficile d’éclipser Madball de la sorte. Ce ne sera pas la première et la dernière fois que le public parisien remue son cul à un concert de Madball. Du solide et efficace, sans nul doute la plus belle patate dans la gueule pour débuter la semaine.

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Un grand merci à Tangui et Cartel Concerts pour cette soirée

Texte: Choko 1er

Photos: Leslie Bravo aka Cherry Pixs

Setlist Madball :
The Beast
Hardcore Lives
Smell The Bacon
Set It Off
Can’t Stop, Won’t Stop
We The People
Get Out
Lockdown
DNA
Never Had It
All Or Nothing
CTYC
Done
Across Your Face
Born Strong
Face To Face
Infiltrate The System
Look My Way
100%
Doc Marten Stomp
It’s My Life
Heavenhell
Pride
Hardcore Still Lives

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